05 juillet 2010

Six semaines de vacances?

« Le débat » de TdG de ce we reprend le thème déjà exposé le 18 juin

Une intiative propose d'ancrer dans la Constitution un allongement de temps de vacances, en passant de quatre à six semaines.

 


 Il ne faut pas se leurrer : même si l'initiative passe, il restera encore 46 semaines de travail!

Qu'est-ce à dire? C'est qu'en 46 semaines, l'ouvrier ou l'employé auront le temps d'accumuler des facteurs de stress, des fatigues de toutes sortes et des frustrations affectives ou sociales.

Ce ne sont pas deux semaines de vacances - le terme signifie vide de.... - qui rétabliront une pleine santé à tous ceux qui souffrent et cumulent les facteurs précités.

La vraie santé se construit minute après minute, selon des lois tant biologiques que psychologiques.

Prenons le rythme d'une journée : nous sommes tellement adaptés au rythme horaire que peu de personnes sont concientes du rythme propre à leur organisme. Certains connaissent le bienfait immense d'une sieste ou d'un petit jeûne. D'autres sauront travailler différemment selon le temps qu'il fait. A l'inverse, beaucoup de personnes sont soumises à l'ambiance de bâtiments fermés où l'air est calculé pour eux et où le simple geste d'ouvrir une fenêtre est interdit.

L'horaire des heures de travail, même s'il est un peu flexible dans certaines entreprises, montrent une rigidité exemplaire. Son côté arbitraire est bien visible puisque les heures d'ouverture varient d'un canton à un autre. Cet horaire que l'on cherche à déterminer selon les besoins de l'économie et non selon les besoins des êtres humains.

Parlons aussi du rythme mensuels des femmes : chez certaines ethnies, les femmes se reposent dans une « tente de lune » les jours de menstruations. Sans tomber dans un absolu, il serait bon qu'une femme puisse moduler son activité en suivant le rythme de ses hormones qui, tantôt, la poussent dans l'action, tantôt dans la contemplation.

Beaucoup d'études et de modifications ont déjà été proposées ou mises en action dans différentes entreprises mais il reste bien à faire et à affiner.

Je suis convaincue qu'il vaudrait la peine de mettre de la vacance dans les temps de travail plutôt que de fixer arbitrairement une ou deux semaines de plus dans l'année.

Les commentaires sont fermés.