20 juin 2010

Réseaux de soin

Dans son édition du 17 juin, TdG nous présente dans sa rubrique « Enjeux » la décision du Conseil Naitonal d'encourager les assurés à rejoindre des centres prenant en charge la totalité de leur traitement.


Comme nous pouvons le lire, on ne parle plus de malades mais d'assurés!

Ce qui détermine vos soins, ce n'est plus le genre de malades que vous êtes mais le type d'assurés que vous représentez aux yeux de la société.

Il s'agit donc de gérer les coûts de la médecine décidée par la LAMAL et non pas de remettre en cause le fait que la médecine conventionnelle - qui répond à maintes conventions actuellement - est devenue en soi une médecine de spécialistes qui dépend de la science et qui s'est amputée en grande partie de sa dimension d'art médical, avec toutes les subtilités vécues par le malade et proposées par des modes thérapeutiques adéquats.

Comme le disait très justement une lectrice du Courrier des Lecteurs, elle a su créer son propre réseau de soins, efficace et économique. Que faisons-nous pour encourager et instruire les gens à être suffisamment en contact avec leur santé, leur mode de la sauvegarder et leurs instruments personnels pour la gérer? Un réseau créé par soi-même est bien plus convaincant et quand une personne est malade, elle est bien plus active pour se soigner.

En outre, un malade est plus ouvert à toutes les thérapies et ne se limite pas à la médecine conventionnelle. Ainsi, il saura avoir recours à des thérapies alternatives qui peuvent être plus efficaces et moins onéreuses. Il aura aussi les moyens de réagir aux premiers symptômes,  n'attendant pas qu'une maladie se fixe dans le corps pour réagir, état alors beaucoup plus lourd à soigner donc plus coûteux.

De la sorte, si nous voulons faire des économies sur les soins, il faut revenir à une médecine précoce avec une large panoplie de thérapies bien adaptées à chaque situation du malade dans sa maladie.

Une étude très intéressante, le PEK, programme d'étude des médecines complémentaires,  avait été initiée par le Fonds National de la Recherche Scientifique et malheureusement décapitée par P. Couchepin. Il est temps de la reprendre car les résultats allaient nettement dans le sens d'un efficacité des médecines complémentaires et, par conséquent, d'une économicité.

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