18 mai 2010

ONDES ELECTROMAGNETIQUES (suite)


J'ai reçu un commentaire aimable et nuancé – comme on les apprécie - et qui ouvre un vrai débat sur une de mes précédentes notes. Je désire y répondre de mon mieux.



Plusieurs éléments sont soulevés par Boisneau. Ils faut imaginer qu'ils sont tous entremêlés et qu'il ne m'est donc pas possible de les aligner sur une ligne droite.
La médecine actuelle, avec les sciences exactes, s'est terriblement distancée de l'art médical. Elle est trop souvent réduite actuellement aux données de la biologie et de la statistique.
Elle se focalise sur un diagnostic le plus précis possible, sur un mécanisme le mieux défini possible, sur la molécule chimique la plus adéquate possible.
L'art médical commence par l'observation de personnes entières et pas d'une cellule voire d'une molécule, puis des déductions qui se confirment ou non par la suite.
L'examen minutieux du malade effectué par un être humain de même nature que le patient et non par des machines sophistiquées qui n'auront jamais la sensibilité globale d'un individu, conduit à comprendre comment les symptômes ou une maladie se sont installés. Une telle recherche permet de ne pas seulement se limiter à gommer la maladie mais de corriger le maximum de paramètres qui ont contribué aux déficiences du terrain sur lequel la maladie s'est greffée. Ainsi, une immunité renforcée empêchera des rechutes et évitera d'autres pathologies.
Par conséquent, les ondes électromagnétiques ne porteront pas une responsabilité absolue de l'état d'une personne, lequel état est déterminé par plusieurs paramètres, mais elles y contribueront. De même qu'un virus grippal contribue à faire basculer dans la maladie certaines personnes et pas toutes celles qui sont entrées en contact avec lui.
Le phénomène électromagnétique est un phénomène bien physique et concret. Il est naturel que l'être humain qui est un microcosme soit reliè à tout ce qui vit ou se manifeste autour de lui. Son organisme, semblable à un ordinateur plus que sophistiqué contient aussi des circuits électromagnétiques. Il est donc facile à comprendre que ces circuits entrent en relation avec ceux de l'extérieur.
Le corps humain a d'énormes moyens de s'harmoniser et de s'équilibrer. Toutefois un apport excessif de quoi que ce soit va le faire basculer dans des troubles d'abord, puis des symptômes installés qui se fixeront en maladies avérées. Tout cela étant très progressif, millle causes peuvent en être évoquées et nous devons tenir compte d'un maximum de probabilités et les confirmer avec le patient lui-même. En parallèle, nous devons aussi tenir compte de la conscience et de la sensibilité des personnes. Ainsi, certaines personnes très conscientes sentiront plus vite que d'autres les effets des émissions des antennes sur elles. D'autres recevront aussi ces ondes mais sans en prendre conscience et pourront en être affectées à leur insu.
Dire que les gens ont été sensibilisés par le rapport bioinitiative est trop vite dit. En effet, le rapport n'est pas parti de rien, de même qu'il n'a pas fait écho sur des gens non concernés. Il a permis de mettre des lettres et des chiffres sur un phénomène toujours plus aigu.
Actuellement, la santé n'est pas prioritaire pour les politiciens. C'est l'économie qui prime.
Il en découle que les études faites vont chercher à minimiser les effets des ondes. De plus, en incluant beaucoup de personnes, les paramètres pris en compte ne vont pas être affinés, ni les moyens de mesure.
C'est dans un tel contexte qu'on retrouve l'énorme différence entre les médecins de terrain et ceux qui travaillent dans des bureaux avec un ordinateur qui extrapole beaucoup les données. Ainsi nous trouvons-nous face à l'énorme dichotomie entre les médecins - qui rencontrent et connaissent chaque patient, pouvant établir du mieux possible la part sur l'organisme de chaque agresseur - et les médecins qui établissent des conclusions à partir de leurs bureaux.
Nous en avons eu un exemple patent avec la Grippe A. Les Mexicains souffraient d'un ensemble de facteurs dans lequel le virus s'est vautré. Ne pas en tenir compte a conduit l'OMS suivis par les pays occidentaux à faire des extaprolations gigantesques en faisant payer aux populations le prix fort de leurs déductions offertes par leurs ordinateurs plutôt que par des médecins de terrain.
L'objectivité des sciences exactes limitée à certains éléments s'éloignent du monde vivant et, par là, très mobile et soumis aux conditions environnementales elles-mêmes très variables.
Toutes les personnes qui ont témoignés de leurs électrosensibilité sont peut-être des personnes qui vivent très consciemment leurs sensibilité en général. Ces personnes ultrasensibles peuvent aussi avoir une fragilité de certains organes qui seront révélées par les ondes EM qui les feront basculer dans la pathologie. Il est grave de ne pas reconnaître leurs vécus; il y a trop de témoignages accumulés actuellement pour que l'on considère ces personnes comme farfelues.
Quant aux personnes qui ont réagi alors que les antennes ne sont pas branchées, on peut dire qu'elles utilisent le même système psychoaffectif que les gens qui répondent à une étude pharmaceutique alors qu'elles ont reçu un placebo. Si on veut dénigrer l'effet des ondes EM sous prétexte que certaines personnes réagissent en leurs absences, on pourrait aussi dénigrer toutes les expériences pharmacologiques où des malades ont répondu positivement sous placebo.

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