20 avril 2010

Homme et rat, parents?

Le Temps du 13 avril – rubrique Science et Environnement – nous propose « la molécule qui prévient la dépression », expérience sur des rats à l'EPFL. Les chercheurs espèrent ainsi l'utiliser pour de nouveaux médicaments.


 La biologie des mammifères présente sans doute des similitudes avec celle de l'être humain.

Toutefois, la dépression d'une rate est certainement distincte de celle d'une femme.

L'escamotage des mécanismes de la dépression en une unique molécule fait peur.

Par ce biais, on veut réduire des mécanismes subtils de l'humain en une action moléculaire.

Ainsi la biologie veut-elle se substituer à l'art de soigner

et la pharmacologie à l'art d'écouter un individu souffrant.

Si la médecine devient si coûteuse, c'est bien qu'elle gaspille beaucoup.

Toutefois, ce gaspillage n'est pas qu'une affaire d'organisation pratique mais surtout d'une façon trop limitée d'aborder les maladies et surtout, les malades.

L'art de soigner tient compte de l'ensemble des facteurs qui contribuent à l'établissement des phénomènes pathologiques. Tant que nous prenons pas en compte le plus large faisceau possible de ces facteurs et que nous ne nous occupons que des symptômes visibles, il est évident que la maladie chronique ne peut que se poursuivre, à bas bruit puisque les symptômes d'alerte sont tus, et se fixer dans le corps. Le temps y contribue mais, dans une large mesure, non pour cause de vieillesse mais pour cause de non respect à la longue des mécanismes du corps.

Apprendre à écouter les signaux du corps devrait être enseigné à tout âge afin d'en percevoir les causes plutôt que de donner des ANTI-fiève, ANTI-douleur, ANTI-inflammatoires, ANTI-sécrétoires et ainsi de suite. Ecouter les messages du corps est un bon chemin pour aller à la rencontre de soi et du vieil adage « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers »

Les commentaires sont fermés.