18 avril 2010

La phytothérapie…une alternative thérapeutique crédible?

A l'heure où nous devons trouver des alternatives à la médecine conventionnelle toujours plus coûteuse et spécialisée, voici un extrait du site de l'Hôpital Traditionnel de Keur Massar, très percutant et basé sur une vaste expérience.

 


 La phytothérapie exerce, de nos jours, une très forte attraction. Sans doute les abus liés à l'application tous azimuts des systèmes productivistes y ont contribué très fortement. Tout comme, d'ailleurs, les effets pénibles des médicaments dits modernes, l'irruption de nouvelles maladies et l'élargissement continu de la gamme de celles présumées incurables parce que d'origine génétique ou psychologique.

Toujours est il que les médicaments à base de plantes sont, de nos jours, très estimés au même titre que les produits dits biologiques..

L’erreur, cependant, consisterait à analyser l’engouement que la phytothérapie suscite de nos jours comme un effet de mode ; en vérité, la survivance de cette pratique à travers les âges et les époques ne peut être due qu’à la fidélité remarquable que l’opinion lui a toujours témoignée et au constat qu’en dépit de nombreuses solutions proposées par les laboratoires pharmaceutiques, le traitement des infections ne cesse de poser de nouveaux problèmes du fait de l’augmentation du nombre de souches résistantes à la plupart des antibiotiques dont l’activité, a contrario, ne cesse de se limiter.

Les contempteurs de la phytothérapie sont nombreux et de diverses catégories. Abstraction faite de ceux qui se permettent de discuter de ce qu’ils n’ont même pas pris la peine d’étudier, la plupart lui reproche son imprécision. Ceci est à la fois une insulte au génie de nos ancêtres mais aussi ou surtout une preuve de légèreté inqualifiable : par exemple, au début de sa carrière en 1940, il suffisait de 200 000 unités de pénicilline pour empêcher l’amputation ou sauver la vie de nombre de blessés de guerre ; aujourd’hui, on en donne facilement entre un et dix millions d’unités sans pour autant être certain du résultat !

C’est que la médecine dite moderne, fille de la médecine traditionnelle au demeurant, a, dès le départ, choisi d’isoler les principes actifs ignorant leur inter-activité naturelle mais aussi leur solidarité dans le combat pour la mobilisation des forces de guérison internes. Elle détruisit, par la même occasion, l’harmonie du " totuum végétal " qu’est la plante. Or, comme pour tout être ou toute chose isolé de son milieu naturel, le principe actif a perdu une partie de sa capacité de réaction et l’on présume qu’il l’a compensée par de l’agressivité. Il en a découlé une série d’effets secondaires qui sont la cause des maladies iatrogènes graves et mortelles identifiées comme la première cause de mortalité en France (elles occasionnent près de 20 000 décès sur 1 300 000 hospitalisations ).

La nouvelle propension de la médecine dite moderne à créer des antibiotiques sur la base de molécules de synthèse a empiré le phénomène de résistances si bien que les maladies ne se présentent plus tout à fait de la même façon et des maladies réputées éradiquées naguère refont surface.

En même temps, de nouvelles maladies font irruption (" Pneumopathie Atypique " ?) : des germes qui ont toujours été inoffensifs sont devenus pathogènes du fait de la sélection ou d’une migration insolite et sont à l’origine des maladies nosocomiales, vrai fléau des hôpitaux, y compris les plus modernes. Et l'on oublie point le cas du virus du Sida !

Le résultat est que, de plus en plus, la médecine naturelle s’impose, de plus en plus, des chercheurs et des établissements hospitaliers la pratiquent ouvertement (les anthroposophes en Allemagne). Au point qu’un éminent chercheur avait coutume de lancer à ses élèves cet avertissement :

" l’attrait qu’exercent les sciences physico-chimiques avec leurs séduisantes théories modernes et l’espoir qu’elles permettent d’accroître le prestige, l’autorité et les revenus par la bonne marche d’un laboratoire d’analyses diverses, ne doit pas détourner des sciences naturelles qui restent malgré tout les premières des sciences concrètes, mères de toutes les autres . "

En tout état de cause, ces problèmes sont loin d'être exhaustifs. Il nous semble, en effet, qu'après le moment de faiblesse - somme toute très légitime - induit par la progression éblouissante de la médecine dite moderne, sous tendue par un cumul de succès retentissants, les esprits se sont repris.

C'est que cette nouvelle médecine qui a valu de jeter le bébé avec l'eau du bain a, en fin de compte, fini de prouver qu'elle n'était point un panacée.

Quoique la perfection ne soit pas de notre monde, le juge sans appel qu'est le temps y a pourvu de façon déterminante. Et les recettes de "bona fama", dont l'origine se confond avec les premiers pas de l'homme sur terre, de redresser fièrement la tête !

De sorte qu'il est communément admis, à présent et partout, que les deux médecines sont appelées à collaborer nécessairement pour le bien être des populations.

Cette collaboration est d'autant plus à l'ordre du jour que dans les pays sous développés, l'écrasante majorité des populations n'a pas accès - géographiquement ou financièrement - aux soins de santé primaires à plus forte raison aux médicaments essentiels. Et dès lors pour celles - ci, le recours aux tradipraticiens ou à la phytothérapie reste la seule alternative.

Quand bien même le sentier qui mène vers la reconnaissance officielle de la médecine traditionnelle est jonché de crevasses de préjugés tenaces, gageons que nécessité faisant loi, le bon sens triomphera de nouveau !

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Commentaires

je dis oui, car ce que la médecine officielle nous a apporté je cite : les bistouris et ses laboratoires d'examens qui sont les seules éléments peu fiable .
En ce qui concerne les traitements , la meilleure piste est la phyto, qui reste sans danger lorque la recolte, la préparation et la prescription sont bien faites pour traiter la maladie.
lire : www.ongola.com/aalucosi.htm

Écrit par : eteme patrick serge versace | 25 avril 2010

Ce qui est impressionnant, c'est que Novartis met tout en oeuvre actuellement pour pouvoir se développer dans les pays dits émergeants, sans aucune conscience de ce que ceux-ci ont à nous apporter, sans respect aucun pour les valeurs avec lesquelles il vaudrait mieux coopérer plutôt que les évincer.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25 avril 2010

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