16 avril 2010

LA CHIRURGIE EN DERNIER RECOURS

 

Dans la TdG du 15 avril, nous lisons « la chirurgie au secours de l'obésité »

La chirurgie surgit donc là en dernier recours mais que s'est-il passé pour en arriver là?

Combien de démarches thérapeutiques ont-elles failli pour avoir besoin de mutiler un organe très bien conçu en soi?


 « Le court-circuit gastrique (« by-pass ») est de plus en plus pratiqué ». Il est évident que la technique est de mieux en mieux mise au point et permet de moins en moins de complications opératoires. Tout de même, on touche à l'intégrité d'un corps et un tel acte a des répercussions sur l'entièreté de la personne.

D'autre part, si cette « mutilation » est de plus en plus pratiquée, c'est que la médecine est de plus en plus réduite à des gestes locaux et passe à côté d'outils thérapeutiques efficaces. Pourquoi n'utilise-t-on pas davantage toutes les démarches à disposition? Pourquoi les étudiants en médecine ne sont-ils pas informés et partiellement formés à d'autres stratégies thérapeutiques?

Dans le même article, nous pouvons lire la déclaration du Dr Philippe Morel : « si un médicament existait, la chirurgie ne serait pas nécessaire ». Ainsi donc, la médecine voudrait tout résoudre avec des médicaments??? On ne tient ainsi pas compte que l'individu a d'énormes capacités de se transformer et de modifier le cours de sa santé, encore faudrait-il une société qui prenne davantage conscience de la valeur d'un être humain et non pas seulement de sa valeur efficiente sur le marché du travail. On dirait que dans notre société, tout est basé sur notre « fonctionnabilité » et que tant qu'on peut assumer ses tâches courantes, cela est déjà très bien. Depuis tout jeune, nous sommes formatés pour cela. Ainsi, entendons-nous trop souvent des parents d'étudiants déclarer: "pourvu que mon fils réussisse bien en classe, on ne lui demande rien d'autre".

Or, si nous étions un peu plus actifs dans notre relation à nous-mêmes, nous ne laisserions pas se développer autant d'obésités morbides. En effet, pour arriver à plus de 100 kilos, il en faut des erreurs de vie depuis le bébé de 3,5, voire 5 kilos pour en arriver là!

Si nous étions plus conscients de tous nos moyens et si nous visions davantage la joie de bien nous porter, maints problèmes de santé serait évités.

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