14 février 2010

LA SCIENCE MODERNE, A BOUT DE SOUFFLE?

La Revue Médicale Suisse, dans son numéro du 10 février nous propose un article de Jean-Yves Nau: « Il fut des temps où la science ne manquait pas d'air. »


 « La science à bout de souffle » est le titre d'un ouvrage de Jean Ségalat.

Pour pouvoir s'exprimer de façon aussi percutante, l'auteur vit dans le monde de la Science et l'expérimente de l'intérieur en tant que généticien et directeur de recherches au CNRS.

« Le dramatique « publie ou péris! » associé à la course aux financements est devenu un système suicidaire. 

« Actifs toxiques: Quelques chiffres suffisent à comprendre, 1,5 millions d'articles sont publiés chaque année dans environ 16000 journaux. 25 à 45% ne sont jamais cités....A l'autre bout du spectre, parce que publier dans quelques revues prestigieuses a acquis une incidence démesurée dans la carrière des chercheurs, on se bouscule, écrit l'auteur. Les six revues majeures de chaque grande discipline scientifique, tout en entretenant un arificiel goulet d'étranglement, accumulent 70 à 80% des citations de leur domaine. Mais ces citations sont largement biaisées puisque 20% seulement des articles cités sont lus. Parallèlement, à mesure que se creuse la hiérarchie, la fraude augmente avec le prix du bien convoité. Ainsi, en biologie, les quatre revues les plus connues totalisent à elles seules 20% des articles retirés. Mais surtout, le nombre des papiers retirés a quadruplé en 20 ans. (pour plus d'infos, le site "eurekalert.org")

« Un tel système peut-il perdurer?

« Pour les journaux, la perte est nulle mais pour les chercheurs, où mène la course? Où va la science? »

Si nous considérons les différents types de recherches, la science est devenue trop souvent source de curiosité simple, non accompagnée d'un sens de la responsabilité humaine et du respect de la vie.

Il est naturel alors que les jeunes générations se détournent de la profession médicale car ils ont soif d'une autre dimension.

Commentaires

je pensais acheter l'ouvrage de Monsieur Segalat dont je ne suis pas loin de partager les prèoccupations en matière de productivisme scientifique "Publish or perish" sauf erreur de personne ce brave généticien est retenu à l'insu de son plein gré dans une geôle du canton de Vaud qui n'a rien à voir avec la bulle *génomique" de l'île Rousseau à Genève ,un accident de parcours sans doute dans la voie évolutive.

Écrit par : briand | 14 février 2010

Bonjour,

je suis étudiante infirmière à Tours, serait il possible d'accèder à vos publications sur la maladie d'Alzheimer ? si vous en avez ?

D'avance merci.. Marie-Liesse Bodin

Écrit par : bodin | 21 février 2010

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