16 janvier 2010

LA MESURE EN TOUT

Cet aphorisme grec, est-il encore d'actualité?


 Dans Le Temps du 5 janvier 2010, nous lisons que Novartis va verser plus de 28 milliards dans les caisses de Nestlé, le trésor né de la vente d'Alcon.

Il s'agit de l'une des plus grosses acquisitions de l'histoire financière suisse.

Je n'ai pas lu beaucoup de réflexions à la suite de cet article, alors que lorsque le chalet du pdg de Novartis est incendié, tout le monde y va de ses commentaires.

Avec des chiffres comme celui indiqué, nous perdons la notion de la réalité.

Nous rendons-nous compte de ce que réprésentent 28 milliards de francs? En heures de travail, en matières, en énergie? Et ces directeurs qui, en quelques séances bien au chaud, en disposent comme d'une simple marchandise.

Nous rendons-nous compte du nombre de médicaments que les gens d'ici et d'ailleurs devront absorber pour rentabiliser cette somme? Alors que depuis quelques temps déjà nous connaissons les effets secondaires des médicaments chimiques et depuis moins de temps le problème énorme de la pollution de l'eau par les-dits médicaments?

Alors que la médecine alternative prend toujours plus de place dans la population, Novartis n'a qu'une idée, c'est d'amplifier son commerce au lieu de s'adapter à la mutation de la médecine. Il s'agit bien d'un commerce à des lieues de distance de l'art médical.

De plus, ce commerce se développe dans des pays où règnent la pauvreté, la malnutrition et le manque d'hygiène qui sont à la source de beaucoup de maladies.

On prétend soigner ces maladies à coup de médicaments? Où est le bon sens?

Perdu dans les transactions financières.

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