21 décembre 2009

JEU DU FOULARD OU JEU DE LA TOMATE

Je reprends un excellent article d'Anna Lietti paru dans Le Temps du 9 novembre 2009, intitulé « Jeux de mort dans la cour des petits ».


 Le sujet est tant d'actualité qu'il a suscité une rencontre internationale à Paris les 3 et 4 décembre, au Ministère de la Santé:

Pour définir le sujet, je vous renvoie à l'interview fort bien fait d'une psychiatre: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/02/01016-...

L'analyse à un niveau psychopathologique peut êtrre cherchée sous:http://www.unaf.fr/IMG/pdf/jeux_dangeureux__2_.pdf

L'article propose aussi des mesures découlant de cette analyse:                                    Ces mesures sont en relation avec le vécu corporel de l'enfant dans des activités qui étaient davantage pratiquées il y a quelques ou plusieurs années. Actuellement, les parents doivent plutôt aller les chercher en dehors de l'école. Par exemple:

 o Les jeux collectifs de « défoulement » sont à favoriser dans les cours de récréation.

 o Des activités à risque mesuré et encadré sont à développer (sports, accro branches, camps..).

 

Je n'ai pas trouvé d'explications de la motivation ontologique des enfants à ressentir l'élan pressant de vivre de telles expériences avec leur corps allant jusqu'à se blesser dangereusement (séquelles cérébrales) voire en décéder.

Les enfants connaissent mal leur corps, d'où leur besoin d'expériences. Comment les accompagnons-nous dans ces expériences?

Très souvent, nous voulons leur épargner un accident et nous les couvrons alors d'interdictions: « Ne fais pas ceci, ne va pas par là » ou encore « c'est dangereux, tu vas te faire mal » alors qu'il y aurait moyen de les accompagner attentivement ou de mettre des garde-fous.

Je me souviendrai toujours, lors d'un trajet en bateau aux Galapagos, d'une mère indienne dont le petit marchait à côté du bord du pont, alors que la barrière était plus haute que lui. La mère était hyperattentive et l'enfant confiant.

En plus des exercices physiques, l'enfant découvre les sensations de son corps à travers les symptômes que celui-ci manifeste d'abord physiologiquement puis sous l'effet d'une pathologie. Actuellement, la mode est de couper les symtômes plutôt que de les accompagner. Nous privons ainsi l'enfant d'expérimenter ses organes et leurs fonctionnements avec des remèdes « antifièvre, antidouleur, antiinflammation ».

De plus, nous allons jusqu'à les empêcher de vivre leurs maladies avec des vaccins toujours plus nombreux. Ainsi, le corps travaillera en sourdine sous l'effet des injections vaccinales et l'enfant ne pourra pas avoir conscience de ce qui se passe dans son organisme.

Un exemple: nous avons beaucoup débattu sur l'obligation du vaccin contre la rougeole.                                 Tous ceux qui l'ont traversée ont pu prendre conscience de la puissance des réactions du corps. Ainsi donc ont-il appris à le respecter, voire le craindre.

Avec les jeux de strangulation, il n'y a plus cette relation au corps qui n'en impose pas puisqu'il n'est qu'un instrument peu remarqué ou peu sollicité en tant que véhicule dont nous sommes responsables. Or, pour pouvoir répondre de lui, il faut le connaître à travers ce que la vie nous propose quotidiennement.

 

 

 .

 

Commentaires

ce jeu e bien

Écrit par : delacroix | 20 janvier 2010

ce jeu e bien

Écrit par : delacroix | 20 janvier 2010

le e bien

Écrit par : mumu | 20 janvier 2010

Delacroix et Mumu,
Veuillez nous expliquer pourquoi ce jeu est bien.
Veuillez nous dire pourquoi c'est bien que des enfants puissent en mourir.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 janvier 2010

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