05 décembre 2009

QUE DEVIENT LA MEDECINE AUJOURD'HUI?

Jean-Noêl Cuénod nous relate ce jour des épisodes de la vaccination contre la grippe A en France.


 Des apprentis-infirmiers sont réquisitionnés pour vacciner sans gant, des policiers dispersent les trop grandes queues, les médecins sont mis à l'écart.

Or, la vaccination nécessite un acte très proche du patient de part le fait de l'injection et, en plus, qu'il s'agit d'une substance pas anodine. Il serait donc justifié que ce soit son médecin qui puisse surveiller si le moment de vacciner est adéquat ou non et être attentif aux éventuelles suites du vaccin.

Que non! Nous assistons à des actions de masse, à se croire au supermarché ou à l'armée. Et pire, à la guerre puisque l'on réquisitionne du personnel en voie de formation.

En Suisse, évidemment, cela se passe un peu plus propre en ordre. Il n'empêche que les décideurs ne sont pas ceux qui sont proches des malades et que le personnel des centres ne sont pas ceux qui suivent les vaccinés.

Le patient n'a pas de choix si ce n'est un oui ou un non. C'est acte est réduit à sa plus simple impression – je devrais dire injection – et aucune autre mesure ne lui est transmise pour prendre en main sa santé plutôt que de chercher à court-circuiter un seul agent de maladie.

L'Afrique est soi-disant sous-développée. Et bien, j'ai assisté à une consultation ophtalmologique par un médecin avec un soixantenaire qui avait une baisse de vision.

Le médecin, qui avait pourtant déjà opéré de 8h à 14h et qui avait faim, n'a pas lésiné sur tous les conseils à donner tout en pratiquant un bilan complet: lavage des yeux pour éviter les inflammations, anamnèse générale pour mettre en évidence des maladies en relation avec la vue, hygiène alimentaire, prescription d'analyses pour un homme de cet âge. Bref, la consultation était faite pour pouvoir remettre un homme sur des rails de santé globale, tout en lui prescrivant des lunettes.

J'aurais souhaite pouvoir filmé cette consultation, tant elle était riche d'enseignement.

 

Il est vraiment triste de constater qu'actuellement, la médecine appartient de moins en moins aux médecins. Les biologistes décident des vaccins, les pharmas décident des produits à développer et sont davantage au service de la Bourse et les politiciens essaient d'arranger les plus influents.

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