25 octobre 2009

LA COLONISATION DE L'AFRIQUE PAR LES MEDICAMENTS OCCIDENTAUX

L'article « Les maladies tropicales, pôle de recherche lémanique », Le Temps du 24.9.09, en illustre bien le processus.


L'hybride d'une plante est sélectionné en Suisse, cultivé en Afrique, revient en Suisse pour être conditionné et repart pour soigner la malaria.

Par cette démarche basée sur des dogmes scientifiques, on ne tient pas compte des moyens africains ni des capacités des tradipraticiens à utiliser leurs plantes. De plus, on interrompt des projets autochtones par la prise du brevet sur leur propres plantes.

Un tradipraticien ne misera pas sur un seul principe thérapeutique pour soigner une maladie alors que les scientifiques essaient de capter un principe actif unique pour anéantir un parasite. Le tradipraticien sait bien que la maladie ne s'arrête pas au microbe ou au parasite, ce qui est confirmé par le fait qu'un bacille tué libère des toxines ou des particules qui peuvent devenir virulentes. Ainsi, faut-il connaître les différents cyles et les différentes plantes qui ont un impact sur eux. En outre, il est évident que l'état de nutrition et l'état de santé des différents organes jouent un rôle énorme pour le bon fontionnement du système immunitaire.

Depuis des décennies, la science constate que les microbes ou les parasites deviennent de plus en plus virulents et que les maladies frappent de plus en plus tôt. Alors pourquoi cet entêtement à procéder toujours de la même façon? Les Africains prennent vraiment conscience du non-sens de bien des attitudes médicales. Le problème est qu'ils se sont partiellement détachés de leurs savoirs ancestraux et qu'ils se sentent ainsi largués par tous les bords. De plus, on les a tellement traités de sous-développés qu'ils n'ont pas confiance dans leurs propres moyens.

Ce qui est frappant aussi, c'est le coût de production et de distribution des produits de laboratoire, alors que les plantes poussent dans l'environnement immédiat et sont gratuitement à disposition des autochtones.

Il semble que la vraie façon de leur permettre de prendre les rênes de leur santé est de leur redonner confiance dans leurs capacités et de mettre à leur disposition, si nécessaire, les moyens pratiques de les réaliser.

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