15 octobre 2009

PROTEGER LA SCIENCE OU LES ETRES HUMAINS?

 

Réflexions sur l'article TdG, Enjeux du 15.10.09, « Protéger la science ou les macaques? »


 En opposant science et macaques, on ne tient pas compte que l'enjeu est bien plus vaste.

On oppose ainsi un principe de connaissance approfondie avec la vie d'êtres animés, comme s'ils s'agissait de paramètres similaires.

On veut nous faire croire que seuls les moyens utilisés en laboratoire permettent des résultats en médecine.

On veut nous faire croire qu'un être humain fonctionne comme un singe. Les cellules prises séparément ont certainement des ressemblances mais l'organisme global ne l'est pas.

Ce qui fait l'essence d'un être humain, c'est surtout son développement psychique, affectif et spirituel.

Les neurosciences ont maintes fois démontré à quel point l'état affectif, spirituel ou mental influencent les mécanismes de l'organisme. Par conséquent, on ne peut pas obtenir des expériences similaires chez l'homme et l'animal. Ceci d'autant plus qu'un animal capturé et maintenu en cage dans l'ambiance très particulière des laboratoires présente déjà des réactions physiologiques qui modifient les résultats.

Les pouvoirs de la biologie ont prouvés leurs limitations depuis des décennies. Il est temps de s'occuper des méthodes thérapeutiques qui tiennent compte de la richesse et de la complexité d'un être humain.

En respectant les animaux, on respecte aussi la sensibilité naturelle de l'être humain pour d'autres créatures et tous les liens précieux qu'il peut nouer avec eux, plutôt que de les considérer commes des objets à notre service, corvéables à merci.

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