12 octobre 2009

MEDICAMENTS CHIMIQUES: COMMENT DEPOLLUER LA TERRE

Où trouver les moyens de dépolluer la terre?

Mme Pr et Dr Yvette Parès nous suggère de regarder le problème en face.


 Depuis de nombreuses années, sans que l'on ait soupçonné le phénomène, les médicaments chimiques, silencieusement et sans discontinuer polluaient l'environnement, le sol et les eaux. La prise de conscience a été tardive, les nappes phréatiques étant déjà contaminées.

On évoque très souvent ces deux antagonismes: pollution et dépollution, mais ces termes gardent encore un caractère trop abstrait. Seul un regard lucide peut mesurer la tâche qui défie l'humanité.

Une interrogation s'impose avec force: la dépollution naturelle sera-t-elle possible? Les médicaments chimiques non issus de la vie représentent des inconnues pour les microorganismes chargés de la décomposition des matières organiques végétales et animales et qui participent aux grands cycles biologiques du carbone, de l'azote, du soufre, du phosphore et d'autres éléments.

Ces envahisseurs, nés de l'industrie humaine, vont-ils rencontrer des agents capables de les neutraliser, de les faire disparaître? La question demeure sans réponse.

D'autre part, quel est leur devenir lorsqu'ils sont abosorbés par les végétaux terrestres et aquatiques? Là encore, l'inconnu persiste.

 

Mais le problème est beaucoup plus vaste. A la pollution déjà existante s'ajoute une menace qui n'a pas encore retenu l'attention et qui a échappé à la réflexion.

Elle se révèle dans les faits suivants:

  • Combien de dizaines ou de centaines de milliers de tonnes de médicaments chimiques destinés aux médecines humaine et vétérinaire sont déposés dans l'ensemble des pharmacies à travers le monde?

  • Quelle est l'ampleur des stocks détenus par les laboratoires de l'industrie pharmaceutique?

 

Si, par une décision soudaine, on envisageait de stopper la pollution en décrétant l'arrêt de la prescription des médicaments chimiques, quelle attitude serait prise devant les masses gigantesques des molécules déjà synthétisées?

On ne pourrait se résoudre à les disperser dans les cours d'eau ou à les enfouir dans le sol. Si l'on projetait de les brûler, quelles fumées toxiques se répandraient dans l'atmosphère?

Par la science et la chimie, l'homme a voulu surpasser la nature mais, faux démiurge, ses oeuvres l'on dépassé!

Faut-il désespérer? La Nature est puissante. Peut-être apportera-t-elle les solutions que les humains découvriront avec soulagement.

Toutes les erreurs reçoivent un jour leur sanction, les égarements du 20e siècle ont conduit à de redoutables impasses, Quelles seront les options pour ouvrir des voies nouvelles permettant à la Terre de retrouver l'équilibre après les dangers encourus?

 

30.08.2009

Dr Yvette Parè, Professeur à l'Université de Dakar de 1960 à 1992

Commentaires

Le fleuve bourré d'hormones

Le constat est inquiétant: le Saint-Laurent est rempli de composés d'oestrogène.

Certains d'entre eux atteignent même 90 fois le seuil critique pour les poissons, a constaté Lisa Viglino, chercheuse au Département de chimie de l'École polytechnique de l'Université de Montréal.

Pour mettre les choses dans leur contexte, un seul nanogramme (ng) d'hormones stéroïdes dans un litre d'eau est suffisant pour modifier le fonctionnement du système endocrinien des poissons.

Résultat: une fertilité moindre et une féminisation des mâles.

L'eau que l'usine d'épuration de Montréal rejette dans le fleuve peut contenir jusqu'à 90 ng/l de certains composés d'oestrogène.

Résultat: une fertilité moindre et une féminisation des mâles. "

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2008/09/16/002-fleuve-hormones.shtml
Bonne journée

Écrit par : decembre | 13 octobre 2009

Merci, décembre pour votre apport fort intéressant.
Il souligne qu'il est plus que temps que nous soyons davantage conscients de ce que nous avalons, non seulement quant aux effets biologiques escomptés dans notre corps, mais aussi quant aux éliminations dans nos urines et nos selles, à longueur de journées et d'années.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 octobre 2009

je viens de lire un article canadien parlant de la pollution du chauffage au bois ,même pour le chauffage longue distance,on ne fait que déplacer les problèmes,ici les fameux déchets iront polluer le haut du canton et nous en échange on aura la pollution du chauffage au bois,on a quitté l'ére du charbon , quand on pense aux dégats pulmonaires de l'époque,c'est à se demander si les responsables des usines d'incinération arrivent encore à réfléchir

Écrit par : lovsmeralda | 30 août 2010

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