05 octobre 2009

UNE LENTEUR DE LA SCIENCE

Selon l'article de ce jour de la TdG, une équipe de scientifiques ont identifié certains composants essentiels à la survie du bacille de Koch signature de la tuberculose.


 Le bacille de Koch est une mycobactérie, organisme entre champignons et bactéries. Il est du même genre que le bacille de la lèpre.

La découverte citée met en évidence qu'à l'éclatement du bacille atteint par des molécules médicamenteuses, il y a création d'un complexe des protéines endommagées, appelé protéasome, qui permet au bacille de survivre à l'état dormant.

Il est naturel alors que selon les situations existentielles, stress, fatigue, malnutrition, deuils, etc, les particules dormantes se réveillent et continuent leur cycle qui en refait des bacilles.

Il y a 30 ans déjà, Mme Pr et Dr Yvette Parès, alors directrice du centre de recherche sur la lèpre, avait mis en évidence dans son laboratoire universitaire de Dakar, un tel phénomène, qu'elle appela à l'époque les "substances filtrables". Elle expliqua ainsi pour quoi les produits chimiques antilépreux ne parvenaitent pas à guérir la lèpre, seulement à la « blanchir ». Raison pour laquelle, des missionnaires âgés redéveloppaient une lèpre après leur retour dans le monde occidental.

Elle expliqua aussi le pouvoir des différentes plantes utilisées traditionnellement au Sénégal contre la lèpre et qui avaient aussi un impact sur les particules filtrables, d'où des guérisons complètes. Le même processus était appliqué contre la tuberculose.

Comment se fait-il que les scientifiques aient attendu une trentaine d'années pour admettre que des bacilles ont des cycles avec des phases plus cachées?

Et, comme l'indique l'article, il va falloir encore attendre que les deux médicaments testés contre les protéasomes soient commercialisables, alors que des produits phytothérapeutiques existent et ont donné leurs preuves depuis des décennies!

 

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