27 août 2009

DES SUISSES PLUS « FIT »?

Réflexions sur l'ariticle tdg du 26.8.09:

« Lüscher veut un Suisse plus « fit » pour faire maigrir les primes »


 et de focaliser sur l'alcool, le tabac et le surpoids pour parler de la responsabilité individuelle.

Ces trois facteurs peuvent être des résultantes et non des causes premières de troubles de l'état de santé.

S'ils restent autant d'alcooliques et de fumeurs malgré les milliards de francs investis, c'est bien que le problème est abordé d'une façon trop limitée.

D'autre part, avancer le principe de la responsabilité personnelle fait croire qu'elle est naturelle à chacun et automatique. Il vaut la peine de concevoir qu'un individu (dans le sens d'« être non divisé ») puisse être malade aussi au niveau de son principe de responsabilité.

Ou encore, qu'il ne se trouve pas dans le cadre requis pour assumer sa responsabilité. Si, par exemple, il travaille comme une machine durant 8 heures par jour, il perd beaucoup de son autonomie et aura donc des gestes compensatoires rapides et automatiques. Ayant perdu son pouvoir de créativité, il ne sera pas en mesure de penser et mettre en pratique des attitutudes de vie saine.

Des surcharges de travail étouffent aussi les besoins profonds des individus qui se soulageront rapidement par ce dont on peut disposer facilement et qui ne demande aucun effort.

Cette société de compétitivité où l'on baisse les prix sans conscience du vrai prix des objets ou denrées quant au travail des humains concernés dans la chaîne desdits produits, crée aussi des déséquilibres sur plusieurs plans qui conduisent à des déséquilibres d'hygiène de vie.

On peut aussi souligner que notre société où tout est réglementé étouffe bien des personnes qui n'ont plus le ressort de créer leurs propres existences et se laissent séduire par ce que la pub ou le voisin proposent.

Il ne s'agit pas seulement de connaître les régles d'hygiène de vie pour les appliquer. Il faut aussi en avoir les moyens tant matériels qu'affectifs et psychiques et conserver le désir profond de vouloir se sentir bien.

 

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