14 août 2009

QUE DEVIENT L'ART DE SOIGNER?

Profession libérale à l'origine, alliant science et art, que devient la médecine chez nous?


 Le médecin n'est plus placé face à un patient riche de son histoire et de son expérience de vie.

Il ne peut pratiquement plus créer le traitement adéquat à l'etre humain qui vient le consulter.

Il est pris dans l'étau d'un système de lignes directrices, qui deviennent même souvent des références juridiques, voulues par des statistiques faites dans des cadres bien structurés ou échafaudés. Il est soumis aux résultats d'expériences effectuées sur des malades qui peuvent être très différents de son patient, excepté le diagnostic très délimité.

Il doit suivre les résultats scientifiques de chercheurs qui n'ont pas le contact global avec les patients.

Dans le cadre de la société, il se doit de répondre à une loi votée, il y a quelques années, par le peuple sous diverses pressions. De même qu'actuellement, c'est l'économie qui dicte les prestations à fournir et non pas celles justifiées par l'état de santé. C'est également l'économie qui dicte le mode de procéder quand elle veut imposer les forfaits par cas de maladie et non par heures de travail nécessaires à l'ensemble des soins d'un être humain dont on sait qu'il n'est pas fait de pièces détachées mais bien d'un organisme où tout est interrelié et qu'une âme et un esprit animent..

L'exemple actuel de la Grippe A en est caricatural: on en vient à un collectivisme froid et calculé: vaccin et Tamiflu. Le médecin n'use de son intelligence que pour apprendre les mots d'ordre et pour détecter des signes de grippe bien définis par le gouvernement.

Les malades ne sont ainsi plus des individus dans une dynamique globale mais des robots porteurs d'un diagnostic pour lesquels il suffit de prescrire ce que l'état dicte par l'intermédiaire de l'Office Fédéral de la Santé Publique.

La prise en charge de la santé publique se réduit ainsi à limiter l'une ou l'autre maladie aiguë qui sévissent par vague au lieu de chercher à utiliser les qualités propres à chaque médecin pour aider, soutenir et enseigner chacun à développer un état de santé optimal. De cette manière, la somme de chaque état individuel hisserait l'état de santé général à un état bien supérieur à celui que nous vivons actuellement. De plus, une grippe ne serait plus sujette à faire frémir autant la Confédération Helvétique ni à dépenser pareillement les deniers publiques.

 

Publié dans mon blog tdg le 14 août 2009

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