29 juillet 2009

L'EFFET PLACEBO A BON DOS!

Réponse à l'article du Pr Neirynck, Le T 26.6.09. « Eloge de l'effet placebo »


 

Il est regrettable que des scientifiques honorables décrètent que les médecines alternatives ne peuvent agir que par effet placebo et qu'ils ne parviennent pas à concevoir qu'il existe des mécanismes subtils qu'eux-mêmes n'ont pas détectés.

Un vrai scientifique observe, expérimente, s'informe humblement auprès de praticiens qui n'ont peut-être pas de diplômes universitaires mais des apprentissages et des expériences dignes d'intérêt. Affirmer que l'homéopathie ne peut pas agir car il n'y a pas de molécules actives relève d'un refus de concevoir qu'à l'heure actuelle. la physique va vers l'infiniment petit, vers des énergies dont on ne capte plus de véhicule matériel. L'homme est fait d'un système vibratoire à plusieurs fréquences: il est donc nécessaire d'avoir à disposition des thérapies qui puissent les atteindre. Des expériences répétitives peuvent confirmer les correspondances entre certains niveaux et les thérapies concordantes. L'effet placebo travaille dans certaines « zones » de l'être humain qui se définissent aussi et n'ont, par conséquent, pas à être généralisées 

Dans la mesure où une thérapie est bien maîtrisée, il n'est pas nécessaire de la tester en double aveugle, d'autant plus que la déontologie ne permet pas de s'abstenir de traiter un patient quand le thérapeute a les moyens de le soigner plus efficacement qu'avec un placebo. A noter aussi que maintes thérapies alternatives sont connues depuis longtemps. ce qui est différent des nouvelles molécules de la médecine académique dont on a encore besoin de définir la portée et les effets secondaires à court et long terme.

A signaler aussi que le site des Médecines alternatives de la Faculté de Médecine de Genéve déploie 5000 articles issus de revues médicales sérieuses avec des expériences positives. http://medweb1.ungige.ch/alternmed/

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Même si l'effet placebo a su être démontré, il n'est pas adéquat de réduire toutes les médecines alternatives à ce seul effet et de nier toutes les expériences observationnelles d'un ordre distinct de l'ordre établi et qui ont été effectuées en bonne et due forme.

Commentaires

Qu'avez-vous contre l'effet placebo, puisqu'il est démontré qu'il peut guérir? Or, toutes les autres énergies et substances que vous mentionnez en invoquant des hypothèses scientifiques extrêmes (comme la théorie des cordes) n'ont simplement pas ou pas encore de valeur scientifique suffisante, selon les règles-mêmes de la discipline. On leur accorde donc la seule cause réellement établie pour l'instant, l'effet placebo. Affirmer que l'efficacité reconnue par l'expérience populaire (dont les pièges sont bien connus par les anthropologues) est en fait due à tel ou tel mécanisme ou substance non encore découverte ou validée n'a aucun sens du point de vue de la science et reviendrait à en violer les règles.
Vos nombreuses interventions sur ce sens relèvent, me semble-t-il de deux problèmes différents: le premier est que vous attribuez au terme "placebo" un sens péjoratif ou moins noble qu'à celui d'effet scientifique démontré, ce qui n'a pas lieu d'être, car ce qui guérit ou soulage est également digne; le second, que les méthodes qui s'appuient sur les résultats scientifiques reconnus jouissent d'un plus grand prestige pour la plupart des gens et que leurs pratiquants subissent ainsi ce que vous ressentez probablement comme une discrimination, ce d'autant plus que pour les mêmes raisons les assurances maladie ne les traitent pas sur le même plan.
On peut sympathiser ou non avec cette vision des choses, mais en imputer la responsabilité à la méthode scientifique me semble un faux combat et ne peut qu'ajouter à la méconnaissance que le grand public en a et qui risque à terme de nuire à notre civilisation et a sa culture, sans qu'il en ressorte aucun bénéfice pour votre cause.

Écrit par : Mère | 29 juillet 2009

L'ennui avec les médecines alternatives plutôt vilipendées par une (grande) partie de la communauté médicale, c'est qu'elles ne vaudraient que par leur effet placebo.
Mais au fond, comme le dit Mère, l'important est que les patients utilisant ces médecines dites alternatives (Au fait pourquoi "alternatives" ? l'adjectif a, qu'on le veuille ou non, un petit relent dépréciatif ; Il y a les médecines alternatives comme il y a la culture alternative...)s'en trouvent bien et que leur santé se rétablisse.

Il y a dans le corps médical trois catégories : les opposants farouches à tout ce que la science médicale ne démontre pas ; les praticiens portant un regard bienveillant et amusé sur ces pratiques "de bonnes femmes" et enfin ceux qui s'y adonnent persuadés de leur utilité et de leur efficacité.

Le chemin sera encore long pour réconcilier tout le monde - si tant il est reéllement nécessaire de réconcilier tout le monde ! Mais il est en tous les cas une discussion de l'on ne peut et qu'on ne doit pas occulter, ce sont les coûts engendrés. Il est malheureusement indéniable que beaucoup de patients - pour ne pas dire tous - commencent par la médecine allopathique, n'obtiennent pas les résultats souhaités, passent à une médecine dite alternative, puis à une autre etc. Ca renchérit les coût de la santé.

Quand on pourra démontrer que ce n'est pas dessert et fromage, mais dessert ou fromage, les médecines alternatives pourraient retrouver une certaine aura.
N'oublions pas que l'argent demeure le nerf de la guerre...

Écrit par : Michel Sommer | 29 juillet 2009

Merci, Messieurs, de venir contribuer à la dynamique de ce blog.
Comme vous le dites, Mère, la science est une discipline avec sa méthodologie.
Le problème, c'est que dans bien des cas elle en devient quasi une religion, avec ses chapelles et ses cathédrales.
La médecine n'est pas qu'une science; elle est aussi un art de soigner. Or, notre médecine conventionnelle dépend beaucoup trop de la dimension scientifique et ne fait pas l'équilibre avec la dimension sensible, comme si elle requérait surtout les services du cerveau gauche. Cela peut participer au déséquilibre de notre système de santé: il y a trop de maladies chroniques, trop d'effets secondaires des molécules de synthèse, trop de pollution de l'eau par les médicaments.
Evidemment, on ne peut pas donner de responsabilité à une méthode mais bien à ceux qui la brandissent comme un système unique et supérieur, avec condescendance voire arrogance, mépris ou déni pour toutes les autres.
En ce qui concerne mon propre problème, il est vrai que je suis profondément blessée quand je constate depuis 35 ans de pratique quotidienne les bienfaits possibles des médecines alternatives et que tant de personnes souffrent par méconnaissance ou dénigrement de ses moyens thérapeutiques.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31 juillet 2009

Vous exposez très bien la situation générale, Monsieur Sommer.
Je peux ajouter un élément qui est très important dans maintes autres thérapies, c'est la dimension de la prise de conscience que font les patients du fonctionnement de leur corps, de l'observation des mécanismes de leur organisme, de l'impact de leurs mouvements affectifs sur leurs symptômes, de l'importance de leurs forces psychiques, rationnelles et vitales, sur leur état de santé, etc
Ils découvrent ainsi qu'ils ont bien plus de pouvoir sur leur santé que lorsqu'ils reçoivent la pose d'un diagnostic et d'une prescription, assorties parfois de quelques conseils, comme c'est très souvent le cas en médecine conventionnelle.
Ils peuvent également prendre conscience de l'entité vivante qu'il forme et de toutes ses relationa avec autrui et l'environnement, ce qui influe aussi sur leur santé.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31 juillet 2009

Mère,
Je reviens sur une phrase de votre commentaire qui évoque la discrimination des remboursements des caisses maladie. Pour moi, le remboursement relève de beaucoup de facteurs plus ou moins aléatoires qui touchent aussi la médecine conventionnelle et je regrette beaucoup que les revendications de la votation du 17 mai aient porté aussisur le remboursement des 5 médecines exclues précédemment. Effectivement, une telle attitude dilue les arguments et les efforts alors qu'il s'agit de reconnaître la valeur thérapeutique des médecines alternatives.
Vous parlez aussi de civilisation et de culture. La culture scientifique détient un intérêt certain mais il est absolument partial, même si elle a pris énormément de place, de croire qu'elle est prioritaire sur tout. Elle est aussi en train de se heurter à ses limites tant au niveau planétaire que sanitaire et il est temps qu'elle découvre d'autre dimensions du monde et des êtres humains.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 août 2009

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