10 juillet 2009

84 MILLIONS POUR DES VACCINS ANTI-GRIPPE A

Alors que nos cherchons tout azimuth des moyens de limiter les coûts des soins, l'OFSP joue avec une somme importante, sans demander l'avis de la population.


 Ce n'est peut-être pas dans les règlements de l'Office Fédéral de la Santé de demander l'avis des citoyens mais la mode du sondage pourrait être utilisée dans de tels cas. Ce qui fait peur, c'est la naïveté de croire qu'une simple injection va nous éviter une pandémie effroyable. Les experts scientifiques eux-mêmes savent que les virus sont très changeants, par conséquent qu'un vaccin peut vite devenir inefficace. Nous avons aussi tous entendu parler des résistances, le fait que virus, bactéries ou parasites se défendent contre des agresseurs et deviennent de plus en plus virulents. Ainsi donc, le virus de la grippe A actuellement inoffensif - sauf pour les cas déjà bien malades pour d'autres causes – pourrait se modifier sous toutes sortes d'influences.

Certaines autorités avancent la peur que ce virus se recombine avec d'autres virus. Ce qui est étonnant, c'est qu'on ne parle pas de la recombinaison à l'intérieur du corps des produits injectés. Avec un vaccin, on sait ce que l'on introduit, on connaît la réaction que l'on désire mais on ignore tout de l'organisme dans lequel on l'introduit, de ses failles immunitaires, de ses luttes imperceptibles déjà présentes, de son état nutritionnel plus ou moins carencé, etc...

Alors que tant de personnes se désolent pour les coûts des soins, il est étrange qu'il n'y ait pas un élan généralisé contre des démarches aussi grossières de notre office fédéral. Grossière, en ce sens qu'elles manquent de nuances et qu'elles considèrent notre peuple comme un amas d'individus non différenciés. Or chaque être humain a sa dynamique, son système immunitaire distinct et sa créativité propre pour affronter les aléas de l'existence. De même que les écoles ont des sections et même des options dans les sections, ainsi devrions-nous recevoir un éventail de possibilités thérapeutiques pour nous aider à nous confronter aux agresseurs de notre organisme.

Commentaires

L'administration devrait prendre ses décisions par sondages ? C'est grotesque.

En outre, si sondage il y avait eu, nul doute qu'il aurait conduit au résultat qu'il fallait acheter plus de doses de vaccin.

Certains ne savent pas ce qu'est un vaccin. Ce n'est pas un moyen de santé privée, mais de santé publique.

Il vise à éradiquer une maladie. Et peu importe si certains ne le supportent pas. La vaccination générale se fait au bénéfice de la collectivité. C'est ainsi que la variole, qui tuait des millions de personnes par année, a ét toatalement éradiquée de notre planète, au prix peut-être de quelques centaines de morts qui n'avaient pas supporté le vaccin et de quelques milliers de personnes incommodées.

Écrit par : André Freymond | 10 juillet 2009

Monsieur Freymond,
Ce qui semble grotesque à vos yeux ne l'est pas forcément aux yeux de tous.
Nous sommes dans une démocratie et il est normal que le peuple ait un regard sur les sommes investies qui lui appartiennent avant d'appartenir à l'Office Fédéral de la Santé Publique. D'autre part, il est juste que les citoyens aient leurs mots à dire quand il s'agit d'injection dans leurs corps.
Votre affirmation péremptoire qu'un sondage aurait démontré une volonté d'achat de vaccin plus importante lève effectivement quelques doutes. Si le peuple suisse et les cantons ont voté pour la prise en compte des médecines complémentaires, c'est bien qu'il y a d'autres moyens de soigner. Libre à vous de les méconnaître mais ce n'est pas le cas pour tous les habitants de la Suisse.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juillet 2009

Monsieur Freymond (suite)
Certains n'ont sans doute pas votre définition de ce qu'est un vaccin ou plutôt de comment vous l'utiliser, en revanche, ils en connaissent bien une partie pour les avoir subis. Certains immunologistes en connaissent beaucooup plus les effets mais ne sont pas écoutés car leurs affirmations bouleverseraient trop ce que vous cherchez à établir: un collectif de patients beaucoup plus facile à manipuler qu'un ensemble d'individus conscients. Pour mieux les séduire, les campagnes de vaccination sont souvent gratuites ou subventionnées.
La société est en train de muter et nous devons suivre cette mutation. Nous ne sommes plus à l'ère du collectivisme mais à la recherche d'un équilibre dans la complexité de lêtre humain.
La santé publique devrait être conçue comme un ensemble de procédés interreliés et non pas d'une démarche isolée du tout et imposée par une oligarchie.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juillet 2009

Monsieur Freymond,(fin)
"le vaccin vise à éradiquer une maladie". Que voilà une affirmation bien présomptueuse! il serait temps que les scientifiques mettent un peu de sagesse dans leur vision: Que dire de la tuberculose qui sévit depuis des siècles et malgré des décennies de vaccination qui ont laissé de nettes cicatrices? Que dire des grippes qui mutent pour mieux vous faire des pieds-de-nez? Vous donnez l'exemple de la variole. Cette grande épidémie a laissé la place à celle du sida, je ne vois pas oû est le progrès!
Tant que cela arrangera les scientifiques de croire qu'une maladie n'est que le fait d'un virus ou d'une bactérie, on pourra courir après des vaccins mais on ne changera pas en profondeur l'état sanitaire des populations.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juillet 2009

Le Pr Freymond a raison. Et l'exemple que vous citez va à l'encontre de votre thèse : si le SIDA n'est pas éradiqué, c'est bien parce qu'on n'a pas encore trouvé le vaccin...

La tuberculose : notre pays fut pendant des siècles frappé de la tuberculose, et lourdement. Si c'est devenu un phénomène marginal sous nos latitudes, c'est bien grâce aux vaccins et non à l'homéopathie ou autres amuseries..

Écrit par : j.nizard | 11 juillet 2009

Monsieur Nizard,
Je n'ai pas parlé de l^éradication du sida, j'ai parlé de sa genèse. De tous temps, les épdiémies ont surgi et sont reparties comme de grandes vagues. Les vaccins n'ont souvent été que des phénomènes en parallèle ou arrivant dans la courbe décroissante de la maladie.
Vous atribuez au vaccin l'éloignement de la tuberculose de chez nous. Le processus est bien plus complexe que cela. L'hygiène, la nourriture et la qualité de vie y sont pour beaucoup. La preuve, c'est qu'on la retrouve parmi des populations carencées et stressées. Il faut cesser de croire que la science seule change le cours des choses. Trop souvent, elle le complique aussi!
Vous profitez de vous gausser de l'homéopathie et des amuseries. C'est vous qui vous amusez avec ces mots. A l'heure oû la médecine est confrontée à tant de difficultés, résistance des bactéries et des parasites, maladies dégénératives, maladies iatrogènes, effets secondaires parfois mortels des médicaments, pollution de l'eau par l'excrétion des produits de synthèse, coût déjà prohibitif pour beaucoup, il est heureux qu'il y ait des médecins, soucieux de ne pas nuire et de prodiguer l'art de soigner qui aillent à la recherche de thérapies qui font leurs preuves depuis des siècles.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 juillet 2009

En tant que néophyte médicale je suis effarée des réactions suscitées par l'avis exprimé dans cet article. J'ai l'impression d'assister à une guerre des religions où le seul Dieu valable est celui de la science pure et dure.

Remettre en question la science c'est carrément un sacrilège. Ce qui me frappe c'est qu'il n'y a qu'une seule vérité possible, celle de la médecine moderne. Que faisons-nous de la complexité incroyable de la vie? Pas plus tard que le 11 juillet, le journal le Temps a consacré sa page principale à l'utilisation de la méditation en médecine (aux HUG dans le traitement des dépressions, à l'hôpital cantonal de Bâle dans le traitement des fibromyalgies et des scléroses en plaque). Ces recherches ont été financées par le fonds national de la recherche.
Dans ce cas là s'agit-il d'une manière de faire grotesque ou amusant? Il me semble au contraire que la médecine s'ouvre un peu plus à des savoirs et des connaissances millénaires qui ont fait leurs preuves. Heureusement, il y a des personnes qui s'engagent et réfléchissent à d'autres approches plus globales sans renier les découvertes médicales des deux derniers siècles. Avec mes meilleures salutations.

Ursulinia

Écrit par : ursulinia | 12 juillet 2009

Que pensez-vous de la vaccination de la grippe A dans le cadre de la grossesse ?

Écrit par : schenker | 01 août 2009

Merci de poser une question si vitale!
Pour ma réponse, veuillez consulter mon article du 3 août.
Belle semaine à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 03 août 2009

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