09 juin 2009

UNE MANIERE D'ABORDER LA DEPRESSION DITE NERVEUSE

Quels sont les mécanismes sous-jacents à une dépression?


 Considérons tout d'abord, le terme lui-même: nous lisons: dé-pression, à savoir « manque de pression ». D'où provient ce manque? Evidemment, il est perceptible par les facultés sensibles de l'individu mais est-il vraiment d'origine nerveuse?

Si nous observons les manifestations de cette dépression, nous en voyons différents types d'expression:

le manque d'allant, avec la lassitude voire l'épuisement, la tristesse, les symptômes somatoformes, l'insomnie, la perte de l'appétit, le dégoût de la vie et bien d'autres symptômes encore.

L'épuisement n'est pas toujours facile à détecter parce qu'il peut ne concerner qu'une dimension de la personne qui, par ailleurs, fonctionne « normalement ». Dans ce cas, il vaut la peine de diagnostiquer à quel niveau se situe cet épuisement afin que, « un problème bien posé étant à moitié résolu », on puisse corriger l'erreur d'aiguillage.

Nous pouvons rechercher d'abord si la faiblesse de fonctionnement est ressentie au niveau plutôt affectif, mental, intellectuel ou corporel

Une lassitude peut provenir d'un mauvais état de nos organes « princiers », ceux dont le corps ne peut pas se passer, à savoir le foie, les reins, les poumons, le coeur, la rate couplée au pancréas. La médecine traditionnelle chinoise définit bien l'impact de chacun de ces organes sur l'état général.

Au printemps, pour ceux qui sont encore plus las que d'habitude, il peut s'agir d'une faiblesse du foie. Cet organe peut aussi s'épuiser avec des colères, qu'elles soient contenues ou non. Une diététique appropriée (par exemple avec des produits amers, comme le pissenlit, les asperges ou les artichauts), de l'acupuncture et/ou de la phytothérapie redonneront du tonus. Bien évidemment, les blessures occasionnant des colères sont à considérer.

Les préoccupations chroniques se porteront davantage sur le couple rate/pancréas, avec des gerçures des muqueuses par exemple. Là aussi, une diététique adéquate – fruits et légumes rouge foncé par exemple pourront soutenir ces organes – et, bien sûr, découvrir des ressources personnelles pour mieux gérer ses préoccupations.

La tristesse se loge au niveau des poumons qui sont reliés au système immunitaire. Elle est une émotion qui correspond à une blessure plus intime. Oser reconnaître cette blessure, quitte à se faire aider car seuls, nous avons justement tendance à la scotomiser, redonnera des forces à l'organe concerné.

Les reins en perdant de leur énergie vitale procurent un certain type de fatigue à la suite d'un coup de froid, d'un surmenage mais aussi d'une peur. Là aussi, un traitement approprié nous revigorera.

L'énergie du coeur, en relation avec les nerfs montrera un autre type de fatigue.

Tout étant relié dans l'organisme, il est clair qu'une faille va retentir sur différents organes. De même un traitement bien conduit va avoir un impact sur plusieurs systèmes. En affinant nos observations, les symptômes les plus marquants vont nous conduire vers le traitement, quitte à le modifier au fur et à mesure que les signaux du corps se transforment.

Commentaires

Bravo pour votre article très détaillé, Marie-France ! Tout au long de la lecture m'est apparue une nécessité : celle de la reconnaissance par le patient des différents symptômes, et sa volonté à demander de l'aide ... afin qu'une prise en charge puisse s'avérer positive !

Écrit par : Anne-Do Lapouille | 10 juin 2009

Merci, Anne-Do, pour vos encouragements!
Avec les médicaments très précis de la médecine académique et les opérations relativement confortables, les individus ont perdus le sens de leurs potentiels à se prendre en main, à comprendre ce qui leur arrive, à détecter les mouvements organiques et leurs corrélations avec les symptômes.
Ils se cachent les signes du corps en se disant "ça va passer". Ils ont perdu le concept de l'autoguérison.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juin 2009

En tous les cas, l'utilisation des antidépresseurs est une aberration dans 99% des cas.

Un antidépresseur, c'est quoi? C'est un médicament contre un symptôme! Peu importe la cause de votre dépression! un antidépresseur, et tout ira mieux!

C'est un peu comme un "antidouleur"... Peu importe la cause de la douleur, nous allons vous donner un antidouleur, et tout ira mieux!

L'antidépresseur masque le problème. On a donc l'impression qu'il n'y a plus de problème. Mais le problème est toujours là, et il s'aggrave...

A+

Écrit par : Denis | 07 mars 2010

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