30 avril 2009

ECONOMIE ET PAIX, ECONOMIE ET SANTE

 

Une profonde mutation est indispensable pour l'avenir de la planète, tant des peuples que de l'environnement : passer de la priorité de jeux économiques à la qualité de vie.


 

Lorsque nous tergiversions, notre professeure de latin nous citait l'Apocalypse (dernier livre de la Bible): « Plût au Ciel que tu fusses froid ou bouillant mais si tu es tiède je te vomirai de ma bouche dit l'Eternel! ». Voilà qui est clair!

Que voyons-nous en Suisse?

Beaucoup de mouvements humanitaires et écologiques et une économie qui livre du matériel de guerre à l'étranger.

Nous pouvons constater un parallèle avec la santé. Notre gouvernement politco-économique donne la priorité à des lobbies plutôt que de porter un regard objectif sur les autres médecines bénéfiques pour une franche partie de la population.

Et pourtant, bien pratiquées, les médecines alternatives offrent une qualité de santé supérieure à la médecine conventionnelle seule.

Il est triste alors que l'on mette en avant le problème des coûts que cela pourrait amener selon les adversaires alors qu'un traitement adéquat est toujours plus économique. De même, au lieu de nous faire sentir les enjeux profonds de la votation du 17 mai, on nous présente déjà en début d'année!!! les chiffres de l'augmentation des primes pour 2010. Qu'est-ce qui se cache dessous ces arguments qui ne se donnent pas la peine de considérer la valeur en soi de ces médecines?

Même économiquement parlant, permettre à chacun de découvrir et de ressentir la médecine qui lui convient est le meilleur moyen de le rendre responsable de sa santé et de ne pas tomber dans la bobologie, ce qui s'avère coûteux.

En mettant en avant l'économie plutôt que l'adéquacité des thérapies, nous nous soumettons à la dictature des entreprises pharmaceutiques qui voient d'un mauvais oeil d'autres produits prendre leur envol – elles dont les produits génèrent des effets secondaires qui peuvent revenir très chers aux caisses - aux assureurs qui préfèrent les assurances complémentaires qui rapportent plus que les mutuelles – en fermant les yeux sur toutes les personnes dont ils en refusent l'accès ou sur toutes celles qui ne peuvent pas s'en payer une – et à la médecine scientifique qui voit d'un mauvais oeil qu'on puisse s'intéresser à autre chose qu'à ses recherches et qui se distance, par là,  de l'art de soigner.

Ainsi donc, comme pour le système économique qui exporte du matériel de guerre, un certain courant politique joue sur les finances au profit de lobbies pour éjecter des moyens fort efficaces de conserver ou de récupérer sa santé.

 

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