13 avril 2009

LES COUTS DES MEDECINES

La médecine intégrative permet des coûts réduits.


 Tout d'abord, cessons de parler du coût de la santé lorsque l'on parle de médecine!

En effet, la santé dépend de facteurs hygiéniques (air, eau, chaleur, nutrition, mouvements), de facteurs affectifs (couple, famille, travail, société) et d'un esprit sain. De son côté, la maladie dépend des soins et des traitements.

Dans la votation du 17 mai, nous parlons bien de médecines et cherchons à les réunir en une seule médecine qui intègre les différentes possibilités, méthodes et traitements, ce que nous nommons la médecine intégrative.

A l'heure de la globalisation, il est normal que nous cherchions une vue globale de l'être humain!

Il est important de souligner que l'objectif de la votation est d'abord d'optimiser les traitements donc de permettre une meilleure connaissance d'en quoi ils consistent, de les prescrire à bon escient et de développer les recherches dans ce vaste domaine.

Actuellement, les coûts sont divisés en trois secteurs: l'assurance de base, les assurances complémentaires et le porte-monnaie du soigné.

Il est évident que le soigné mettra toujours une partie de son avoir dans ses soins car une certaine souplesse restera de rigueur.

En revanche, il y a un franc déséquilibre entre l'assurance de base et les assurances complémentaires. La première, obligatoire, obligent les gens à faible revenu de se faire soigner d'une façon uniforme et limitée. D'un autre côté, ceux qui peuvent se payer les soins qui leur conviennent doivent payer deux fois: les primes en plus de leurs traitements.

Quant aux assurances complémentaires, non obligatoires et qui laissent d'abord la liberté aux assureurs de les gérer et d'en faire des bénéfices, l'accès en est fort limité: bien des citoyens n'ont pas de quoi se les offrir; beaucoup de personnes ne sont pas admises (à partir d'un certain âge, si une maladie est en cours, selon leur histoire médicale) et les remboursements vont jusqu'à un certain montant, par conséquent, impossibité de couvrir les frais d'un traitement complet.

Quand Pascal Couchepin parle des coûts engendrés par l'ensemble des médecines complémentaires, il ne tient pas compte que si elles étaient intégrées dans la vue d'ensemble d'un traitement, elles éviteraient bien des frais. Actuellement, beaucoup trop d'argent part dans un surdosage tant de produits ingurgités que de démarches et de méthodes car prescrits sur une appréciation fragmentaire de l'état de santé des personnes qui consultent.

Commentaires

Vous avez raison, Madame. Mais je vais essayer de vous montrer que je n'ai pas tort !
Il est évident que l'on doit bannir absolument la médecine "à deux vitesses" et que l'assurance de base doit être pour tous quel que soit son statut social. Or nous devons réfléchir sur le contenu de cette médecine. Aussi bien, que l'assurance de base ne prenne en charge que la médecine dite classique, qu'elle prenne également en charge l'homéopathie et autres ne change pas grand chose du moment que chacun est en mesure d'en bénéficier. Il y aura de toute façon des gens qui pourront s'offrir ce que l'assurance de base ne remboursera pas ! Non, la vraie question est celle-ci : est-ce que l'adjonction de nouvelles prestations dans l'assurance de base coûtera plus cher ? Vous pensez que non puisque les patients ont le choix de la thérapie. Je crains que cela ne soit pas le cas ! Comme ancien secrétaire général d'une fédération de caisses-maladie - il y a plus de trente ans le problème était déjà à l'ordre du jour - je puis malheuresement vous assurer que plus les prestations sont nombreuses et plus les patients en font usage. Parce que pour le patient ce n'est pas "médecine traditionnelle" ou "acupuncture, "médecine raditionnelle" ou homéopathie", la plupart de temps, les patients commencent avec une des possibilités offertes, puis n'obtenant pas les résultats attendus, passe à une deuxième puis une troisième possibilité. Les coûts s'additionnent ! Il ne s'agit donc pas de savoir ce que l'assurance doit ou ne doit pas rembourser, il faut simplement savoir ce que nous sommes prêts à payer pour notre santé. La santé il est vrai n'a pas de prix, mais elle a un budget.

Écrit par : Michel Sommer | 13 avril 2009

En ce qui concerne la votation du 17 mai, ma décision penche entre le coeur et la raison : oui pour le coeur parce que chacun devrait être libre de choisir son traitement et non pour la raison parce que les coûts vont encore augmenter. Et entre les deux je suis vraiment mal pris !

Écrit par : Michel Sommer | 13 avril 2009

Un vif merci, Michel Sommer, de venir témoigner de votre expérience.
Actuellement, la situation sanitaire amorce un virage : la médecine de pointe devient trop coûteuse et les effets secondaires des médicaments trop fréquents. D'autre part, la mentalité générale de la société a aussi changé. Beaucoup d'expériences ont été faites avec les médecines complémentaires et nous pouvons donc mieux déterminer leurs places.
Dans notre système de base, le patient croit souvent qu'il choisit mais je constate qu'en pratique il est souvent dépendant de la médecine conventionnelle ou des assureurs. Quand il s'aventure en médecine complémentaire, c'est souvent par ouï-dire ou pour une idée préconçue d'une thérapie.
Ce qu'il manque trop souvent, c'est un vrai bilan de l'état des santé afin de procurer le geste adéquat.
Si nos médecins connaissaient mieux les médecines complémentaires (ce que demande la votation du 17 mai), ils sauraient les prescrire au moment opportun.
Un autre avantage aussi des autres médecines est que le patient prend davantage conscience de lui et de sa relation avec organisme. Cette connaissance a beaucoup diminué avec le fait que le patient – et souvent son médecin – veuille effacer la présence des symptômes plutôt que de résoudre le problème sous-jacent.
Je me souviens d'un gastro-entérologue plein de bon-sens qui travaillait à Genève et à Morges.
Quand il diagnostiquait un ulcère d'estomac à Genève, le patient lui demandait: « pour combien de temps en ai-je? ». A Morges: « Docteur, qu'est-ce que que j'ai fait pour attraper ça? ».
Il est donc temps que le patient reprenne un tant-soit-peu les rênes de son organisme. L'approche des problèmes de sa santé peuvent l'y inciter au mieux. (à froid, on n'est pas motivé à le faire).
Ainsi, ce n'est pas tant son libre-arbitre qui déterminerait vers quelle médecine se tourner mais bien les nécessités du bilan de son état de santé le plus global possible et l'appréciation des thérapies adéquates. On gagnerait beaucoup en temps donc en finance!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 avril 2009

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