05 avril 2009

PLACE A LA PHARMACOPEE HELVETIQUE!

Dans la votation du 17 mai 2009 "pour la prise en compte des médecines complémentaires",

nous trouvons aussi une dimension relative à notre pharmacopeé helvétique


 

 

L'ordonnance sur les médicaments complémentaires et les phytomédicaments (OAMédcophy ) publiée par Swissmedic, institut des produits thérapeutiques, contient des exigences très élevées pour la délivrance de médicaments complémentaires. Cela va à l'encontre de l'article 14 de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh), qui prévoit une délivrance plus aisée pour les médecines complémentaires.


Swissmedic exige des taxes élevées et a augmenté la charge bureaucratique au cours des dernières années. Cela entraîne une augmentation des coûts de la délivrance des médicaments, sans que la sécurité des patients n'en soit améliorée. Comme la délivrance est tellement chère et compliquée à obtenir, toujours plus de médicaments traditionnels disparaissent du marché même si ces produits ont été utilisés depuis des années ou des décennies avec efficacité et sans effets secondaires. Chaque médicament qui disparaît réduit les possibilités de thérapie pour les médecins, thérapeutes, pharmaciens et droguistes.


La pratique exigeante et coûteuse de Swissmedic entraîne des suppressions d'emplois dans les PME ou la fermeture des entreprises concernées. De même, les innovations se voient limitées par des exigences si élevées qu'il n'est pas possible de les remplir lors de demandes de délivrance.


De cette manière, les médicaments complémentaires se retrouvent de plus en plus sur le marché noir et sont soustraits au contrôle de Swissmedic. La sécurité du médicament n'est plus assurée dans ces cas. La charge de travail exigée par l'institut pour les produits thérapeutiques favorise ainsi le marché noir qu'il devrait au contraire combattre. Nous sommes finalement tous perdants : patients, médecins, thérapeutes, producteurs, distributeurs et Swissmedic, puisque les taxes ne sont pas versées.

Et surtout, le choix des remèdes au marché noir ne peut pas se baser sur une information sûre ou approfondie et le patient risque ainsi de ne pas recevoir les bénéfices escomptés, tout en perdant du temps pour des produits plus efficaces. Par une telle démarche, il n'est pas non plus aidé à développer une vue d'ensemble de son état de santé, vision à laquelle peuvent participer des conseils personnalisés.

Commentaires

Des amis me font part de la même stupéfaction : des médicaments traditionnels disparaissent du marché alors même que ces produits ont été utilisés depuis longtemps avec efficacité et sans effets secondaires.

Le patient est obligé par conséquent de se rabattre sur un nouveau produit disponible sur le marché sans en connaître les effets.

D'accord avec vous, le système constitue une véritable torture pour la personne concernée dont le principe d'autonomie n'apparaît que comme un vain mot. Triste tropique!

Écrit par : Micheline | 05 avril 2009

merci pour cette article qui m'a bien aider et votre site est genial!!!

Écrit par : tueurs en séries | 05 avril 2009

Merci d'élargir notre réflexion non seulement aux différents praticiens, mais aussi aux médicaments que nous souhaitons utiliser !

Écrit par : Anne-Do Lapouille | 06 avril 2009

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