29 mars 2009

L'IMPORTANCE DE LA VOTATION DU 17 MAI

En réponse à l'article TdG du 28 mars:

http://archives.tdg.ch/TG/TG/-/article-2009-03-2807/votat....


 Je suis très surprise que TdG n'octroie qu'une partie de colonne pour le lancement de la votation du 17 mai « pour la prise en compte des médecines complémentaires » alors que nous avons droit à un grand article sur les minarets, votation qui n'aura lieu qu'en automne.

A noter aussi que « le Nouvelliste » offre un article digne de ce nom.

Décidément, la santé n'est pas un capital dont on se préoccupe dans notre canton, si ce n'est lorsqu'on est invalidé et que l'on met en route alors la grosse artillerie, tant scientifique que financière.                                                                                                                            Ou alors, on s'en occupe en périphérie, par des soins de beauté, des relaxations par-dessus les symptômes de stress, une musculature séduisante, etc..

Je regrette aussi que TdG emploie un langage journalistique courant alors qu'il s'agit d'une profonde mutation. On ne parle plus de médecine « douce » mais de médecines « complémentaires ». Elles sont très diversifiées et, de plus, les effets peuvent être puissants donc loin d'être seulement lénifiants.

D'autre part, le fait de remettre P. Couchepin en avant est à la mode, on ne risque pas d'être censuré. 

Or notre ministre est surtout le porte-parole d'une certaine fraction de la population ou, du moins, de groupes dirigeants. Dans l'argument « mettre le feu aux poudres », s'il est vrai que PC en 2005 a déçu beaucoup de citoyens en supprimant cinq méthodes alternatives du catalogue de base et suffoqué bien des gens honnêtes en interrompant vers son aboutissement le Programme d'Evaluation des Médecines Complémentaires « PEK », toutefois, l'initiative « OUI aux médecines complémentaires », avait déjà été lancée en automne 2004 devant tous les obstacles que rencontrent les médecines alternatives ou complémentaires pour leurs pratiques efficaces et économiques. A ce sujet, mentionnons l'exemple des remèdes à base de plantes qui ont donné pleine satisfaction depuis longtemps et qui sont menacés voire ont été déjà supprimées par les frais d'enregistrement exigés.

Le but premier de cette votation est bien d'offrir un éventail de thérapies qui permettent une adéquacité aux problèmes, une complémentarité à des traitements lourds, une éviction de certains effets secondaires, une prise en charge de symptômes avant qu'ils ne deviennent chroniques et invalidants, et bien d'autres dimensions encore.

Il est évident qu'un traitement précoce et adéquat est source d'économie.

La promotion de la santé y gagnerait aussi car ces thérapies amènent souvent le patient à prendre conscience de lui et, par conséquent, à corriger des habitudes néfastes.

Commentaires

Bonjour Marie-France !
Une "bonne" médecine est une médecine qui rapporte.
Or les médecines complémentaires - je pense notamment à la phytothérapie (médecine par les plantes) - ne rapporte pas grand-chose aux caisses et rien aux grands groupes pharmas.
En plus et bien souvent, elle guérissent, ce qui est quand même un comble !
D'où opposition de M. Couchepin et désintérêt de Madame LaPresse et LesMédias.
Tout malade bien portant est une catastrophe pour ceux qui en vivent.

:o)

Écrit par : Blondesen | 29 mars 2009

Bonjour Blondesen,
Votre réflexion n'est pas sans fondement. Toutefois,d'autres dimensions sont en jeu. Les personnes entièrement engagées dans la recherche seraient bien perdues si on leur retirait l'objet de leurs passions. De même, celles qui sont arrivées au sommet d'une hiérarchie s'identifient volontiers à leurs postes et se sentiraient tomber dans le néant si leurs fonctions disparaissaient.
Dans notre société de consommation où l'être humain a tant perdu de sa valeur et va la chercher à l'extérieur de lui, chacun s'accroche à ses gadgets. Plus on est instruit, plus les "hochets" peuvent être subtils. Nous l'avons bien constaté dans le jeu fou des financiers.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 mars 2009

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