16 février 2009

La vaccination contre la rougeole obligatoire...

Aussi bien 24h que TdG ont fermé la discussion. Le peuple n'aurait-il pas droit au chapitre?

Heureusement qu'il me reste mon blog!


 Les directeurs cantonaux de la santé (CDS) sont entrés dans le jeu de l'OMS: il faut éradiquer la rougeole. Ils se disent prêts à s'engager conjointement avec l'OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique) pour remplir ces conditions.

Ces trois entités affirment dans leur nom qu'elles s'occupent de la Santé.

L'OMS elle-même a une merveilleuse définition de la santé: « un état de complet bien-être physique, mental et social, pas seulement l'absence de maladie ».

S'occuper de la santé signifie offrir à chacun le terrain nécessaire pour que la santé puisse s'y épanouir.

Ce n'est pas par injection de divers produits et d'extraits de substances toxiniques ou virales que l'on fertilise un terrain. Tout au plus, nous pouvons stimuler la création d'anticorps pour affronter une ou des maladies visées. Et ceci non sans risque ni dans l'immédiat, ni à la longue.

De plus, on ne respecte pas la nature car, en réalité, il n'est pas possible de faire 3 maladies à la fois comme il est injecté dans l'ampoule ROR.

D'autre part, il est étonnant que les personnes décideuses et responsables ne proposent jamais les coûts de leurs objectifs et les programmes qui seront refusés en lieu et place.

Quand on se désole des rougeoles en Afrique, chacun sait que la malnutrition et l'eau absente ou insalubre sont de loin la première cause de maladie. Alors pourquoi vouloir focaliser sur une maladie alors que l'origine de la pauvreté immunologique de ces peuples provient de causes bien plus fondamentales?

Quand on entend parler de l'OMS, on peut imaginer un dinosaure. En fait, ce sont quelques personnes qui prennent des décisions. Il serait utile de savoir qui les financent et qui dirigent les sujets d'études. Comment se fait-il que chaque pays suive leurs directives comme s'il s'agissait de grands prédicateurs?

Comment se fait-il qu'on n'entende pas davantage les vrais besoins en santé des différents peuples, très diversifiés selon la géographie, l'évolution financière et les instabilités politiques. En Suisse, nous avons des besoins bien plus importants qu'une maladie d'enfance connue et assumée depuis fort longtemps.

Si nos dirigeants veulent s'aligner sur ces grands prédicateurs, il vaudrait la peine qu'ils se souviennent qu'en Suisse, ils ne sont que les représentants du peuple et non les gouvernants.

En outre, si l'idée d'éradiquer une maladie est séduisante, la responsabilité de tout ce que la réalisation de cette idée implique n'en est pas mesurable.

Chasser le naturel, il revient au galop! Seulement avec les virus et les microbes, il reviennent modifiés et bien plus résistants

 

 

Commentaires

marie-France, nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais sur ce terrain nous nous rejoignons, vous le savez. Qui prend les décisions? Qui finance les recherches? Des questions primordiales auxquelles je crains que nulle réponses ne sera donnée. L'argent utilise la peur, et les "autorités" (de pâles fonctionnaires) sont à genoux.

Écrit par : hommelibre | 16 février 2009

Bonjour Marie-France,

Votre vision de l'équilibre du système immunitaire est sans aucun doute fondée. Je vous rejoins également sur l'opacité de l'OMS.

Par contre, il me semble irréaliste d'imaginer que l'on s'occupe en Afrique de renforcer le système immunitaire des enfants. Je crois que pour l'instant, on va à l'urgence et en l'occurrence, le vaccin contre la rougeole reste la meilleure solution.
C'est peut-être du court terme, mais personne n'obtiendra les fonds nécessaires pour faire autrement.

En refusant le vaccin dans les pays "nantis", on prend le risque d'exporter la maladie, qui atteindra plus gravement d'autre populations. Populations qui n'auront pas le loisir de renforcer leur système immunitaire.

Je trouve très difficile de trancher...

Écrit par : Pascale | 17 février 2009

Bonsoir Pascale,
Merci de venir réfléchir avec nous!
Nous ne sommes pas si nantis que ça! Sans doute au niveau que vous évoquez mais à force de vacciner toujours plus nos enfants et maintenant nos adolescentes, on en fait des jeunes pas si solides que ça. Si nous considérons le niveau général de la santé selon la déclaration de l'OMS et non pas selon le système biomédical d'absence de maladie, nous avons bien des interpellations non résolues.
Quant aux petits Africains, ils serons sans doute protégés contre la rougeole mais il n'est pas évident qu'ils seront indemnes après le vaccin ni que d'autres maladies ne prendront pas le relais.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18 février 2009

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