26 janvier 2009

LE SENEGAL ET LA SUISSE: MEME EVOLUTION!

Le Président du Sénégal vient de déclarer qu'il faut prendre en compte les Médecines Traditionnelles. Le bilan est clair: la médecine moderne coûte trop cher et les malades ont besoin d'être considérés dans leurs globalités et dans leurs étapes de vie en cours.

Seule différence entre la Suisse et le Sénégal: notre ministre de la santé, pourtant valaisan donc bien terrien, n'est pas le capitaine de proue. Chez nous, c'est le peuple qui réclame cette prise en compte de nos médecines non universitaires.

Je reviens de la visite du village de Malango du CEMETRA (Centre Expérimental des Médecines Traditionnelles) à Fatik au Sénégal.

Il se compose de différentes huttes qui ont toutes en annexe un espace fermé pour des bains purificateurs. Les tradipraticiens proviennent des villages de la région et séjournent par période dans le Centre pour appliquer leurs soins. Les thérapies sont variées: de l'écoute, des plantes, des impositions ou des manipulations des mains, des bains ou des rituels. Leurs diagnostics sont basés sur l'interrogatoire, l'observation ou la voyance. Ils prennent aussi en compte la relation avec la communauté et l'environnement.

Le village possède aussi un quartier de pavillons à l'écart où des patients peuvent être hospitalisés. C'est là qu'eut lieu une étude très approfondie avec des sidéens pendant 6 ans. Les malades séjournaient environ 6 mois. Les résultats furent excellents, avec de franches guérisons. Lors d'un traitement global, ils recevaient un mélange de 5 plantes connues en Afrique contre le VIH. Aujourd'hui; ce mélange attend d'être conditionné mais les responsables se refusent d'en confier la mission à des entreprises pharmaceutiques voraces [là aussi, le Sénégal et la Suisse rencontrent la même avidité des Pharmas...]

Des malades viennent même des autres continents pour se faire soigner; souvent après des échecs avec la médecine moderne.

A l'accueil, ils sont reçus par des collaborateurs de Prometra qui ouvrent un dossier, effectuent des analyses si nécessaires puis qui dirigent les malades vers tel guérisseur selon le problème perçu. Si les soins d'un seul guérisseur ne suffisent pas, ils se mettent à plusieurs autour du patient.

Toutes les couches de la société viennent bénéficier de ces soins. les résultats sont stupéfiants et les statistiques le confirment.

Le Centre vient de fêter ses 20 ans d'existence. Il sert, entre autres, de modèle à ceux qui désirent installer un quartier de guérisseurs dans un hôpital.

En Suisse; nous avons déjà des praticiens de médecine alternative qui sont requis dans certains services hospitaliers mais discrètement et leurs impacts ne peuvent donc pas être notifiés "scientifiquement".

 

Commentaires

Ouais, on a vu ce que ça donnais en Afrique du Sud pour le traitement du SIDA...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 26 janvier 2009

Les déclarations du Président sénégalais WADE n'engage que lui, en effet. A voir ce qu'il a fait du Fonds Solidarité Numérique dont le siège est à GE!

Et dire qu'il y a encore des gens pour croire qu'il faut que notre Etat donne l'argent aux Etats africains plutôt qu'aux ONG qui leur viennent en aide...

Écrit par : juliette de c. | 26 janvier 2009

Monsieur C. de U. Ce genre de commentaire n'est pas digne du vrai Carlitos de Unamuno: Généralisé à souhait, il est vite lâché et ne vous a demandé aucun effort contrairement aux Sénégalais dont le travail très consciencieux sur une longue période a été reconnu au niveau international.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 26 janvier 2009

Madame Juliette de C. Merci pour votre information. Je comprends que vous soyez écoeurée par certains aspects de l'aide en Afrique.
Votre affirmation que la déclaration n'engage que le Président Wade est vite posée alors qu'elle correspond à tout un courant sénégalais qui touche d'autres pays d'Afrique.
Quant à l'argent distribué par notre Etat, c'est plutôt le genre et le mode de décision qui mènent à du gaspillage mais pas spécialement le fait que les sommes soient allouées à l'Afrique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 26 janvier 2009

Ben moi je trouve très bien que l'on parle et expérimente ce qui se fait ailleurs que "chez nous". Soyons un peu humble, s'il vous plaît !

Écrit par : Anne-Do Lapouille | 26 janvier 2009

Merci, Anne-Do, de reconnaître que des expériences loin de chez nous peuvent nous enrichir. De plus, des expériences à échelle humaine sont souvent bien plus maîtrisables et gérables que des expériences gigantesques à but statistique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 janvier 2009

Bonjour Marie-France,
Vous citez : "Les résultats furent excellents, avec de franches guérisons." Pour moi, cela signifie que l'on peut se délivrer du sida, ce qui n'est malheureusement pas le cas ici. Est-ce vraiment la disparition du mal physique que vous évoquez ? Cela serait une excellente nouvelle.
Que les investigations que vous menez sur le terrain trouvent accueil, permettent débats et prises de conscience individuelles et collectives. Merci de vos messages emplis de coeur et d'espoir. Que chacun puisse vivre en pleines santé et liberté !

Écrit par : Anita Casal | 29 janvier 2009

Quelle joie de lire votre enthousiasme pour des découvertes libératrices!
Notez que l'on peut se délivrer du Sida même sous nos latitudes. Un livre publié par les Editions Soleil "Je me suis guérie du Sida" témoigne d'une démarche très cohérente.
La médecine conventionnelle a une telle hégémonie que les malades ne se doutent pas qu'il existe d'autres voies, comme pour le cancer du reste. Il s'agit toutefois de traitements très individualisés qui nécessitent une très grande collaboration du patient et une grande maturité des thérapeutes.
Il est difficile d'en parler parce que différentes personnalités accusent vite de donner de faux espoirs aux malades.
Actuellement, le corps médical et les patients sont déjà heureux d'avoir transformé une maladie mortelle en maladie chronique. Toutefois, certains thérapeutes autant que des malades visent plus haut, avec un complexe de moyens, et y parviennent.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 janvier 2009

C EST UNE HONTE POUR LE SENEGALE DE COMPTER PARMIS LEUR MEMBRE UN PERE ET SA MERE QUI PARTICIPE A CETTE ACTE BARBAR.LE 31/10/09/J AI COMMENCER MA GREVE DE LA FAIN ALLEZ SUR LE BLOG http://Djemila-Yamina.skyrock.com J ADRESSE UNE LETTRE OUVERTE AU CHEF D ETAT DE ACTE BARBAR QUE JE VIE DEPUIS LE 6 MARS ON MA ARRACHER MON BEBE DE MON SEIN MIS UN IMPLAN A MON INSSU JETER DE LA MATER.JE JOIND DOC COM PREUV .REAGISSEZ

Écrit par : ZEGHOUDI FATIMA | 01 novembre 2009

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