10 novembre 2008

MASCULINITE ET VIRILITE

 

Nous restons dans les éléments dont les femmes peuivent être démunies pour équilibrer la balance dans les assemblées politiques.

D'après les gènes, nous sommes peu différents entre nous, hommes et femmes. Nous sommes d'abord des êtres humains et agissons avec des forces dites yin et yang en chinois, qui indiquent mieux des polarités que nos masculin-féminin qui indiquent presque des oppositions!

Je rappelle que notre cerveau droit dirige notre côté gauche qui manifeste plus facilement la sensibilité et l'intuition. Le cerveau gauche anime le côté droit du corps et exprime plutôt la logique et la rationalité. Nous avons tous intérêt à garder ces deux tendances en équilibre. Pour ce faire, il est primordial que les informations circulent d'un cerveau à l'autre, ce qui est possible grâce aux commissures interhémisphériques.

Il est évident que, selon le bagage avec lequel nous naissons, le milieu dans lequel nous vivons, l'éducation que nous recevons, nous utilisons plus ou moins l'une ou l'autre structure et le passage entre les deux. Ainsi, les caractères féminins ou masculins s'affirmeront plus ou moins et de façon plus ou moins harmonieuse.

Il y a un élément qui anime toutes nos structures. C'est l'énergie vitale! En latin, vir-viris signifie l'homme (der Mann) mais aussi l'énergie vitale. Donc cette énergie appartient aussi aux dames!!! Il s'agit de cette force qui va droit au but et qui pénètre l'objectif. Si nous en faisons un juste usage, nous pouvons avoir un réel impact sur les éléments qui nous environnent..

Comment rencontrer cette énergie? Par la question: « que désires-tu? ». Le désir est cette force qui surgit de notre être tout entier, qui ne doit pas être confondu avec un souhait (conditionnel) ou une envie (partielle). Il est aussi distinct de l'aspiration qui vient de notre intimité la plus profonde.

Cette force virile est mise à mal actuellement autant chez les hommes que chez les femmes et , bien sûr, depuis l'enfance. Soit elle déborde, soit elle est contenue, soit elle est déviée.

Si nous nous mettons à l'écoute de cette force quand elle désire surgir en nous, nous prendrons conscience de la manière dont nous la considérons et la gérons, en en profitant, en la détournant de son objectif spontané (n'est pas égal à impulsif) ou en la castrant.

 

Commentaires

Bonjour Marie-France !
Quand on évoque le "vis" latin (non pas "vir" = "homme"), cela évoque la force physique et/ou mentale. Elle est tout naturellement répartie de façon inégale chez les individus des deux sexes.
Ce qui manque, à mon humble avis, c'est la volonté de mettre cette force au service du bien commun.
Ce sont peut-être des contraintes et de mauvaises habitudes sociales qui font que les femmes sont moins actives et donc moins représentées dans la vie politique.
Pourtant le matriarcat d'origine avait du bon, Mesdames et Messieurs... car les femmes ont cette qualité d'être plus prévoyantes et mesurées que les hommes.

:o)

Écrit par : Blondesen | 10 novembre 2008

Bonjour Blondesen,
Un grand merci pour votre précision. En fait, au pluriel "vires", nous retrouvons ce radical "vir". On peut comprendre ainsi une partie de cette confusion entre la force et l'homme, confusion qui fait que la femme se retient souvent de l'utiliser, d'où le sexe dit faible!
J'apprécie votre éloge pour les femmes. Finalement, nous pourrions rêver, puis concevoir et réaliser les épousailles entre matriarcat et patriarcat!
Je vous souhaite une toute belle journée.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 novembre 2008

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