27 septembre 2008

LA PREUVE SCIENTIFIQUE

 

La preuve scientifique est le golden standard des médecins académiciens.

Certains la brandissent comme le témoin de leur suprématie.

D'autres la visent comme un but absolu, sûrs de leur idée de perfection.

Seulement voilà, les expériences qui conduisent à une preuve parfaite nécessitent des moyens énormes, beaucoup de temps, de personnel, une cohorte de patients importante, une cohorte de témoins tout aussi importante et des paramètres très rigoureux.

La vie étant fluide, mouvante et diversifiée, il est rare d'obtenir tous les paramètres nécessaires.

Bien sûr, on peut les restreindre mais le risque est de perdre le contact avec le tout: Prenons l'exemple d'une cohorte de femmes, d'un certain âge, d'une certaine région. Si on obtient une preuve de l'effet d'un médicament, celui-ci peut avoir d'autres effets dans une cohorte similaire mais d'une autre race qui aurait des gènes différents pour le métabolisme de ce produit.

Le bon sens montre les limites d'une expérience : Chaque être humain étant un microcosme, il réagira selon ses particularités à toute expérience, De même, tout professionnel qui participe à l'expérience apporte une contribution humaine. Celle-ci peut être disctincte d'un patient à l'autre ou bien être reçue différemment par chacun des patients.

L'éthique apporte aussi des limites: Lorsqu'un produit est nettement efficace pour le groupe qui le reçoit, et que le groupe témoin montre une franche différence de résultat, il est évident qu'il ne faut pas continuer plus longtemps l'expérience afin d'en faire profiter à tous .

Au niveau biologique, nous avons des horloges intérieures. Ainsi donc, le même produit reçu à la même heure peut agir différemment selon l'horaire biologique du patient, D'un ordre similaire, les saisons peuvent être vécues différemment selon les sujets.

Et puis, lors d'une expérience, il faudrait aussi paramétrer les systèmes physiologiques qui ne sont apparemment pas concernés par le protocole. Si un produit agit bien au détriment d'un tout autre système, nous aurons sans doute la preuve scientifique souhaitée mais nullement l'effet thérapeutique optimal.

Un autre facteur important est l'effet à long terme: Dure-t-il suffisamment pour valoir la peine d'être prescrit? D'autre part, produit-il, à la longue un déplacement des symtômes, voire une intoxication?

Tous les éléments mentionnés ci-dessus et qui ne sont sans doute qu'une partie des restrictions montrent que le golden standard ne convient pas à un grand nombre de situations, que ce soit en relation avec le produit, avec le patient ou avec le contexte économique.

Ainsi donc, il vaut la peine de s'intéresser au « silver standard ».... que nous développerons dans une prochaine note!

 

Commentaires

Ha, ma Chère !
Prenez le champagne, par exemple.
C'est fou l'effet différent qu'il peut avoir d'une individue à l'autre !
;o)

Écrit par : Blondesen | 27 septembre 2008

J'aurais tant aimé que vous en soyez la seule à subir les foudres de ceux qui aiment ... la "rigueur scientifique" et rien d'autre.
Mais ... je suis solidaire, l'ayant subi moi-même.

Allez madame de Meuron, courage, continuez !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 27 septembre 2008

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