19 septembre 2008

OUVERTURE AUX MEDECINES ALTERNATIVES

LE  CONSEIL NATIONAL ACCEPTE LE CONTRE-PROJET SUR LES THERAPIES ALTERNATIVES

  Avec un statut légal, nous pourrons passer maintenant à la deuxième dimension du processus: la reconnaissance de la valeur thérapeutique des médecines alternatives. Là réside leurs vraies puissances. Il est temps d'utiliser leurs pouvoirs, tant pour la qualité de la santé selon les critères de l'OMS - état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité - que pour une solution aux problèmes de l'assurance de base.

Une médecine appropriée à chaque individu au moment opportun est bien plus économique à long terme et fréquemment même à court terme.

L'autre impact important de ces médecines sur la santé est que très souvent elles permettent à chacun de mieux se connaître, par conséquent de mieux gérer sa santé et, en plus, d'intervenir rapidement et adéquatement quand le corps lance des signaux d'alerte.

Nous pouvons ressentir une vraie joie d'être en pleine santé, état intérieur qui va plus loin que de se contenter simplement de fonctionner suffisamment pour aller au travail, digérer et déféquer.

Commentaires

Je préfère dialoguer avec vous, plutôt qu'avec le docteur Buchs.
Chez vous, on ne risque pas l'effacement des commentaires.
Qu'en est-il du PEK ?

Personnellement j'ai + de confiance dans un droguiste, ou bien un pharmacien (bonjour à Jacques Follonier) que dans un médecin.
Cela vient probablement du parcours scolaire, qui fait bien + attention aux molécules employées dans la fabrication de la potion, que les simples, très simples explications données par les représentants des groupes pharmaceutiques, qui visitent régulièrement les docteurs, dans leurs cabinets, pour faire la promotion de leurs médicaments.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 19 septembre 2008

Bonjour !
Les médecines alternatives sont un vrai danger pour la médecine officielle inféodée aux grands groupes pharmaceutiques.
Imaginez...
Des patients qui s'interrogent sur leur état de santé, adoptent des comportements sensés et prennent des mesures aussi efficaces que nécessaires au lieu de patients qui se laissent gaver de médicaments imposés (et rentables)...
Mais que deviendraient les blouses blanches gardiennes du "Dogme" !?
C'est de la concurrence déloyale !

:o)

Écrit par : Blondesen | 19 septembre 2008

Je me demande si l'introspection n'est pas un meilleur remède que ces médicaments à base de produits et formules chimiques ...
Surtout pour des gens ... dépressifs.
Imaginez (grâce à l'hypnose, parfois), que vous revenez au moment alpha, qui déclenche le problème, le souci, celui qui vous fait glisser sur cette pante glissante ...
Bien ciblé, ce moment-là, peut être analysé, décortiqué et peut-être, cela permettras un jour, d'en rire ... à pleines dents et d'y goûter à nouveau à la vraie vie.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 19 septembre 2008

Bonjour Blondesen!
Merci de si bien décrire les patients qui s'interrogent!
J'aimerais apporter une précision quant aux blouses blanches. On peut quand même les différencier entre les médecins de premier recours, les spécialistes et les médecins-professeurs. Cette différentiation montre aussi le type de relation avec les patients, de plus en plus éloignée, de plus en plus académique. Le problème est que les praticiens les plus proches des malades n'ont pas de formation en médecine intégrative, celle qui intègre les différentes thérapies afin de correspondre à l'état de santé des individus.
Notre Grand Conseil a bien voté une loi en 1992 pour instaurer un groupe multidisciplinaire pour étudier et enseigner les médecines alternatives mais il s'en est suivi que les responsables de l'organisation ont refusé de faire les annonces nécessaires et, faute d'étudiants, les cours ont été interrompus.
Il y a toutefois un site (en anglais seulement) de la faculté de médecine qui répertorie les articles parus dans les magazines médicaux et qui mentionnent des expériences en médecine alternative. http://medweb1.unige.ch/alternmed. Ce site est très bien tenu et démontre bien qu'il y a un vaste champ méconnu qui est prêt à s'offrir aux praticiens curieux.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 septembre 2008

Pour moi, quoi qu'il en soit, le volet médecines alternatives doit être du domaine des assurances complémentaires. On paie son abonnement au fitness, je vois pas pourquoi on ne devrait pas payer les consultaions chez son radhiéstésiste, son homéopathe et son chromatothérapeute. Perso je ne crois pas du tout à ces médecines au-delà du simple effet placébo, tant qu'une thérapie n'est pas scientifiquement fondée, elle ne devrait pas entrer dans le paquet de l'assurance de base. Ceux qui y croient et veulent y recourir n'ont qu'à les inclures dans leur assurance complémentaires. Et notez que ceci n'empêche pas la collaboration avec la médecine traditionnelle. Je serais assez pour que les thérapies alternatives solicitées par un médecin dans des cas particuliers puisse être prise en charge, mais à cette seule condition: que le médecin traitant l'ai recommandé à son patient. Rembourser toutes les fantaisies de ceux qui passent leurs vie chez les rebouteux n'est pas raisonnable dans un modèle où les coût et les consultaions " de confort" doivent être réduites.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 19 septembre 2008

Une fois de plus, la discrimination s'exprime.
Dommage.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 19 septembre 2008

Les médecines alternatives n'ont pas d'effet therapeutique direct, mais elles sont tout de même efficaces. La foi sauve ;-)

Finalement, c'est le même débat que le financement des Eglises: l'Etat doit il s'en mêler ou faut-il que les coûts soient supporté uniquement par les fidèles ?

Si collectivement, on s'aperçoit qu'il revient moins cher de soigner les gens en les faisant manger du sucre, autant mettre l'homéopathie de le "package" de base: encore faut-il que les praticiens ne s'en mettent pas plein les poches au passage...

Écrit par : PtitSuisse | 19 septembre 2008

"Finalement, c'est le même débat que le financement des Eglises: l'Etat doit il s'en mêler ou faut-il que les coûts soient supporté uniquement par les fidèles ?"

Totalement d'accord.

"Si collectivement, on s'aperçoit qu'il revient moins cher de soigner les gens en les faisant manger du sucre, autant mettre l'homéopathie de le "package" de base: encore faut-il que les praticiens ne s'en mettent pas plein les poches au passage..."

Encore faut-il le prouver. Mais si le sucre est plus efficace: autant demander à des médecins généralistes de prescrire des placebos!

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 19 septembre 2008

Bonsoir Monsieur Dumitrescu,
Veuillez préciser votre question par rapport au PEK, svp, car le sujet est très large.
J'apprécie votre description très joliment décrite d'une séance d'hypnose.
Il est vrai qu'il faut revenir à un choix beaucoup plus large de thérapies pour soigner, par exemple, les maladies psychiques. Bien des patients se rendent compte que cela ne leur suffit pas ou ne leur convient pas.
L'introspection peut mener loin d'autant plus si nous sommes bien guidés.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 septembre 2008

Ptit Suisse,
Votre définition des médecines alternatives paraît bien arrêtée à la foi et celle de l'homéopathie à des granules de sucre.
Vos yeux et vos oreilles semblent bien fermés aux expériences et aux praticiens de plus de 150 démarches thérapeutiques dont certaines existent depuis plusieurs siècles.
Pour les lecteurs qui désirent en savoir davantage, je les informe que les granules de lactose sont imbibés d'un liquide actif et que des appareils issus de la physique (science très actuelle!) peuvent en mesurer les émanations vibratoires.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 septembre 2008

PEK. Ou en sommes nous (enfin ... eux) dans la recherche et l'évaluation ?
Souvent, (vu dans de nombreux films), le psychiatre se contente de dire de temps à autre un p'tit oui; mais encore; ah; ... sur son fauteuil.
Celui qui se donne la peine d'analyser une séance chez le psychiatre, se rend compte qu'en fait, c'est lui, le patient, qui fait 98% du boulot ...
Quand on a une bonne mémoire c'est encore mieux.
Le problème dans la psychiatrie, c'est que souvent le patient n'a plus toute sa mémoire, il a donc besoin d'avoir quelqu'un qui le lui rappelle.

Pour une bonne introspection, l'hypnose c'est pas mal, elle est d'ailleurs conseillée pour arrêter de fumer aussi, donc ...

La croyance en un être supérieur ne guérit pas. Elle ne sauve pas non plus, plus que le croyant attend, ... , au lieu de s'activer.
Depuis le début, les croyants ont cru en tellement de dieux, divinités, qu'il est impossible de faire un choix. (enfin, pour ceux qui en veulent).
L'athée, lui, n'a jamais cru en qui que ce soit d'autre que lui.
Il s'est toujours fait confiance à lui-même.

C'est ce qui lui a permis d'avancer, mieux que les autres, plus qu'il n'attend pas.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 20 septembre 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,
Merci d'avoir précisé votre réponse.
Pour ceux qui ne se souviendraient pas, le PEK, Programme d'Evaluation des médecines Complémentaires (K en allemand) a été instauré sous le règne de Ruth Dreifuss et confié au Fonds National de la Recherche Scientifique pour une durée de 5 ans. Il a donc coûté quelques millions de francs à la communauté.
En 2005, presque au terme des travaux et au moment de l'évaluation globale, P. Couchepin l'a interrompu en renvoyant les experts scientifiques étrangers et en licenciant un responsable qui a dû détruire des documents forcément importants. Juste avant cela, notre ministre retirait les 5 médecines alternatives accordées à l'essai par R.D. de l'assurance de base.
Il faut savoir aussi qu'en décembre 2004, à l'OFSP, on est surpris par les résultats obtenus. Peu après, lors d'une séance de l'Académie Suisse des Sciences Médicales, certains professeurs ont signifié ouvertement : "Il faut barrer le chemin à la médecine complémentaire."
Des rapports rapides ont été établis, en allemand, certains même pas traduits.
Différents scientifiques et différentes associations de praticiens se sont dressés face à l'attitude de Couchepin, en vain.
D'autre part, on peut réagir aussi au niveau de la dépense inutile réalisée par les deniers publics. C'est à ce niveau-là qu'une enquête est en cours.
C'est clair que le sujet ressort du fait de la prochaine votation de l'initiative concernant les médecines complémentaires.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 septembre 2008

"Encore faut-il le prouver. Mais si le sucre est plus efficace: autant demander à des médecins généralistes de prescrire des placebos!"

Mais c'est bien ce que les homéopathe font ! Simplement, un placebo ne marche que bien emballé et bien amené: il faut que le patient y croit.

"Pour les lecteurs qui désirent en savoir davantage, je les informe que les granules de lactose sont imbibés d'un liquide actif et que des appareils issus de la physique (science très actuelle!) peuvent en mesurer les émanations vibratoires."

Eh bien fait en profiter réellement les lecteurs: où est cet article scientifique ?

Sinon je suis personellement prêt à me suicider à l'homéopathie (Arsenicum album, ou stychnine xxxch) quand vous voulez ;-).

http://www.sceptiques.qc.ca/ressources/revue/articles/qs31p13

sinon, il m'arrive de soigner efficacement mes enfants à "l'homéopathie", sauf que je me ruine pas en consultation et en médicaments ;-)

Écrit par : PtitSuisse | 20 septembre 2008

Merci, Ptit Suisse, de venir animer le débat!
A lire votre dernière ligne, on dirait que vous aimeriez croire en l'homéopathie mais que vous avez peur qu'on se moque de vous. Ainsi allez-vous tenir les coudes aux sceptiques québécois qui ont peut-être changé d'avis depuis lors puisque l'article date de 1994!

Ce genre de soirée m'attriste profondément: Prendre autant de temps pour assister à une démonstration qui prouve l'ignorance autant des organisateurs que des participants.
En effet, si vous voulez vraiment connaître l'homéopathie, vous vous adressez à ceux qui l'ont réellement étudiée et pratiquée. La base de la Science est quand même l'expérience et le renouvellement possible des résultats. Ainsi donc, tant la pharmacienne que le biochimiste cités n'utilisent pas les vrais critères scientifiques: approfondir et expérimenter un sujet le plus consciencieusement possible. Ce fut le cas au début de l'homéopathie en Allemagne oû l'Etat a mandaté un brillant médecin pour étudier cette nouvelle thérapie. Lequel le fit si sérieusement qu'il devint un excellent homéopathe....
Quand je me trouve devant une pareille fatuité, j'ai l'impression de me trouver comme Galilée qui prouvait que la terre tourne et en fut condamné à mort ou comme ceux qui ont construit une automobile et se sont fait raillés
Les erreurs de cette démonstration sont manifestes: confondre la matière avec des phénomènes vibratoires. C'est comme si on vous apportait une voiture et qu'on vous montre qu'en mettant des rayons laser directement dans le cylindre, le piston ne fonctionne pas la même chose qu'avec de l'essence, donc les rayons laser n'ont pas de réalité
Tout le monde sait qu'à partir d'une certaine dilution il n'y a plus de molécules, cela ne signifie nullement qu'il ne reste rien sur les granules de lactose. Or, la description de l'intoxication à l'arsenic et à la strychnine concernent bien les matières donc les cobayes ne prenaient aucun risque..
L'effet des émanations vibratoires des granules doivent correspondre à des carences de la même longueur d'onde chez le patient, Ainsi donc en est-il d'un poste de radio: on ne va pas trouver RSR sur n'importe quelle fréquence.
Dans l'expérience des sceptiques, il y aurait pu avoir une réaction si l'un des cobayes était concerné par l'arsenic ou la strychnine, mais seulement sur un plan sensible comme les intestins mais nullement sur le plan global, d'où aucun risque de mort.

Je n'ai pas parlé d'articles scientifiques mais seulement des méthodes de physique pour mesurer des granules. Je ne suis pas disponible actuellement pour faire des recherches mais je peux vous indiquer les pistes à suivre. Merci à ceux qui trouveraient les liens de nous les communiquer.
- Les photos Kirlian: les photos montrent les différentes « auras » des différentes dilutions.
Elles montrent aussi l'intensité de ces auras, ce qui peut nous permettre de différencier un remède bien fait d'un autre. De même, avec ce moyen, on peut tester les granules neutres, ceux que sont capables de distribuer des pharmaciens peu scrupuleux.
- Les granules traversés par des rayons laser montrent leurs vibrations (Expérience du Laboratoire Boiron)
- La physique quantique nous permet aussi de capter les radiations biphotoniques émises par les solutions homéopathiques.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 septembre 2008

Mme de Meuron, vous vous discréditez complètement avec votre pseudo-science.

Vous suivez la mauvaise voie, car en cherchant des chimères physiques, vous sous estimez la complexité du corps et du cerveau humain. Le vrai défi c'est de comprendre l'effet placebo, pas de trouver des vibrations imaginaires. Quand vous vous sentez guéri par l'homéopathie, c'est VOTRE succès, pas celui des granules... Mais ma position (et celle de tout bon médecin homéopathe) est délicate, car vous faire doutez ne fera que diminuer les chances de succès d'une guérsion, car la conviction d'aller mieux en est le moteur le plus efficace.

C'est pourquoi mettre le débat sur la scène politique est très difficile: à force d'être trop objectif sur la question, on nuit à l'efficacité d'une mesure qui pourrait s'avérer économiquement rentable...

Sinon, n'essayez pas de me convaince avec des on-dits, des références bizarres ou des publicités (une étude financée par Boiron !!!!). Je suis moi même chercheur, et on me la fait pas si facilement ;-)

Écrit par : PtitSuisse | 21 septembre 2008

D'abord, le suisse petit, c'est pas vrai !

Venir cherchez la dame, lui faire schmir ... c'est pas bien ... attention.

Vous allez voir ce que vous allez voir !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 21 septembre 2008

PtitSuisse,
Pour un chercheur, vous n'allez pas chercher bien loin! Vous vous contentez de mépriser les pistes que je vous ai données. C'est plus facile de philosopher que d'aller à la recherche des expériences des autres.
Si vous doutez de la fiabilité du Laboratoire Boiron, vous pouvez douter de tous les médicaments sur le marché puisque les recherches sont toutes financées par des laboratoires pharmaceutiques.
Vous vous obstinez à tout expliquer par l'effet placebo. Libre à vous! Ce n'est toutefois pas une raison suffisante pour dénier les expériences des autres.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 21 septembre 2008

"Si vous doutez de la fiabilité du Laboratoire Boiron, vous pouvez douter de tous les médicaments sur le marché puisque les recherches sont toutes financées par des laboratoires pharmaceutiques. Vous vous obstinez à tout expliquer par l'effet placebo. Libre à vous!"

Faux et archi-faux, aucunes preuves similaires à celles pratiquées dans la pharma n'a été mise en place pour l'homépopathie. Voir plus bas ce qu'en pense un spécialiste de l'Académie française de médecine. PtitSuisse a derrière lui la vaste majorité de la communauté scientifique.

"Ce n'est toutefois pas une raison suffisante pour dénier les expériences des autres."

Vous mélangez empathie personnelle et Science. Mais celà ne m'étonne guère, puisque c'est justement sur le principe de l'empathie que se fonde la large majorité des thérapies "naturelles" ou "alternative". Vous êts largement incompétente pour parler de Science, désolé. Vous manquez cruellement d'humilité et vos dire ne se basent que sur les rumeurs que les "thérapeuthes" dont nous parlons ici disséminent. Comme avec les fleurs de Bach, une pure arnaque foementée par une secte française sans aucune base scientifique! Et vendu à prix d'or à une large majorité de... femmes... les plus rétives à accepter la science, sa réalité et ses exigences...

Petit CHAT sur le monde avec un spécialiste

L'homéopathie en question
LEMONDE.FR | 21.09.04 | 15h00

Après la recommandation de l'Académie française de médecine de dérembourser les médicaments homéopathiques, son secrétaire permanent, Jacques-Louis Binet, justifie cette préconisation et conteste le fait que l'homéopathie soit une "médecine véritable".

Annie : L'homéopathie est-elle, selon vous, une médecine véritable ?

Jacques-Louis Binet : Non, puisque si elle est pratiquée par des médecins, elle ne suit pas la méthode vraiment médicale, c'est-à-dire, pour une préparation thérapeutique, apprécier son efficacité comme pour tous les autres médicaments. L'Agence des médicaments n'exige pas, à l'inverse de toutes les autres thérapeutiques, la preuve de l'efficacité pour les préparations homéopathiques.

Jean : Quelle est la position de l'Académie de médecine ?

Jacques-Louis Binet : L'Académie a posé une question sans disposer, heureusement, d'aucun pouvoir exécutif. Elle se demande si la population française, par ses impôts, doit rembourser ces préparations qui ne suivent pas les règles de tous les autres médicaments, c'est-à-dire la preuve de leur efficacité. Cette preuve doit être trouvée dans la littérature médicale ; jusqu'ici aucune publication n'a sérieusement démontré cette efficacité.

Claire : Quelle est la raison pour laquelle l'Agence des médicaments n'exige pas les mêmes procédures que pour les autres médicaments ? Cela ne résoudrait-il pas la question ?

Jacques-Louis Binet : Je l'ignore totalement et l'Agence se le demande. Encore une fois, pour obtenir la mise sur le marché d'une préparation homéopathique, il faut prouver qu'elle ne comporte aucun produit toxique, mais non démontrer son efficacité.

Beaujolais : Les laboratoires Boiron indiquent que des études existent. Seraient-elles fiables ?

Jacques-Louis Binet : Sur le site de la société Boiron, on peut retrouver presque 100 références, mais presque la moitié concerne le problème de la "mémoire" de l'eau, sujet débattu il y a plusieurs années et où la communauté scientifique a démontré qu'elle n'existait pas. Pour les essais cliniques, il s'agit de "méta-analyses" dont la signification reste discutée. L'efficacité y semble plus importante que celle du placebo, mais à peine. Et après ces publications, les mêmes journaux ont reçu des lettres de bon nombre de lecteurs qui en discutaient et les résultats et la méthodologie. Cette preuve, donc, reste à apporter. Je ne vois pas pourquoi, avec 10 millions de Français qui se serviraient de l'homéopathie et 25 000 praticiens qui l'utilisent, un travail sérieux ne pourrait pas être réalisé dans un temps très rapide. Sans oublier l'art vétérinaire, où l'homéopathie est très souvent utilisée : il suffit, comme dans tous les essais thérapeutiques, de "randomiser" la solution homéopathique et le placebo.

Hermes94 : Acceptez-vous de parler des expériences sur la "mémoire de l'eau" ?

Jacques-Louis Binet : Il y a une dizaine d'années, un très bon chercheur, immunologiste, avait cru voir qu'une solution diluée à des doses infinitésimales restait active ou même voyait son efficacité augmentée. Ce fait a été très discuté car il reposait sur les études de cellules sanguines très rares dont le nombre restait difficile à apprécier. L'expérience n'a finalement pas pu être reproduite, bien qu'elle ait été publiée la première fois dans une très bonne revue, et la plupart des scientifiques s'accordent pour dire qu'il s'agissait d'une erreur technique.

Phoenix : L'Académie de médecine est-elle aussi interpellée par les dangers que peuvent courir les patients qui font confiance à l'homéopathie pour des affections qui nécessiteraient une médication ou un traitement plus classique ?

Jacques-Louis Binet : L'Académie de médecine est tout à fait interpellée par ce problème, puisque (même les médecins homéopathiques le reconnaissent) l'homéopathie ne doit jamais remplacer un traitement dont l'efficacité a été prouvée.

Ahab : Qui peut mener une enquête recevable sur les effets de l'homéopathie ?

Jacques-Louis Binet : Les homéopathes. Et ils doivent la publier dans des revues scientifiquement indiscutables.

Coltrane : Pourquoi ne pas faire état également des études plus récentes démontrant l'activité - vérifiée par la résonance magnétique nucléaire - des solutions homéopathiques ?

Jacques-Louis Binet : La résonance magnétique nucléaire est un des nouveaux moyens pour explorer l'état des organes à l'intérieur du corps. Je demande à cet internaute où il a vu publier des résultats de l'homéopathie contrôlés par des examens successifs de résonance magnétique nucléaire (RMN) ?

"L'EFFET PLACEBO"

Lukas : Beaucoup de médecines parallèles ne sont pas remboursées et pourtant font preuve de leur efficacité. Pourquoi ne pas supprimer le remboursement des médicaments homéopathiques ?

Jacques-Louis Binet : Je partage tout à fait l'avis de cet internaute, d'autant que, dans ces médecines parallèles, "l'effet placebo" joue un rôle considérable et le fait de débourser de l'argent pour un traitement (comme pour la psychanalyse) doit augmenter l'effet placebo.

Ahab : Bien que la décision ne soit pas de votre ressort et que vous ne soyez pas le seul analyste consulté, pensez-vous que dérembourser l'homéopathie soit réellement une mesure qui peut nous faire faire des économies ?

Jacques-Louis Binet : Contrairement à l'avis de l'Académie, je n'en suis pas sûr du tout, car il n'est pas certain que le nouveau médicament qui serait institué soit meilleur marché. Les médicaments homéopathiques restent peu coûteux.

Claire : Pensez-vous qu'un déremboursement de l'homéopathie pourrait pousser à ce travail scientifique d'établissement de la preuve de son efficacité ?

Jacques-Louis Binet : Je l'espère, et c'est dans ce but que l'Académie a publié ce communiqué. Il y a maintenant seize ans, l'Académie avait déjà mis en évidence l'absence de preuves d'efficacité de ces préparations homéopathiques. Mais depuis, rien n'a été modifié. J'espère que d'avoir soulevé ce problème poussera les médecins homéopathes et les médecins qui pratiquent ces méthodes à réaliser des protocoles vraiment scientifiques.

L'HOMÉOPATHIE EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE

Hermes94 : Y a-t-il eu des expérimentations concluantes d'utilisation de préparations homéopathiques en médecine vétérinaire ?

Jacques-Louis Binet : La réponse reste discutée. Il était admis que pour les animaux de compagnie, l'homéopathie pouvait être utilisée seule, alors que pour les animaux de consommation, les solutions homéopathiques devaient "accompagner" le traitement classique. Là encore, les directeurs successifs de Maisons-Alfort (où sont formés les vétérinaires) réclament depuis des années la mise au point de protocoles sérieux. Il faut cependant signaler que, par définition, ces produits, dans la médecine vétérinaire, ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Ces protocoles seraient importants, car ils permettraient d'apporter un complément à la thérapeutique humaine.




Ahab : L'intérêt de l'expérimentation animale est que l'on peut exclure un éventuel effet placebo, non ?

Jacques-Louis Binet : Non. Dans le début des premiers essais réalisés et non continués, l'effet placebo est observé chez 30 % des animaux.

Hermes94 : Comment peut s'expliquer un effet placebo chez un animal ?

Jacques-Louis Binet : Je n'explique rien. C'est un fait d'expérience et, peut-être, le fait de faire une injection avec du sérum physiologique "apporte" cet effet placebo.

LES MÉDECINS HOMÉOPATHES

Ahab : Quelle est la qualification des médecins homéopathes ?

Jacques-Louis Binet : Je suis peu compétent dans ce domaine, qui relève plus de l'ordre des médecins que de l'Académie. Il faut cependant signaler que dans certaines facultés ont été créés des enseignements de l'homéopathie. Il faut aussi remarquer que les médecins homéopathes sont souvent très attachés à leurs patients et les examinent longuement.

Phoenix : La qualité d'écoute des médecins homéopathes est souvent évoquée. N'y a-t-il pas là aussi une source de questionnement pour la médecine conventionnelle ?

Jacques-Louis Binet : La qualité d'écoute joue sûrement un grand rôle dans l'efficacité d'un traitement, quel qu'il soit. Tous les médecins s'accordent pour reconnaître qu'ils n'expliquent pas assez la nature, les modalités d'action et ce que l'on peut espérer d'un traitement. Malheureusement, les durées de consultation restent limitées, même à l'hôpital, et souvent aux dépens de cette qualité d'écoute ou de ces explications médicales.

John : Quelles sont les raisons pour lesquelles les homéopathes s'opposent au test en double aveugle ?

Jacques-Louis Binet : Je ne connais pas leurs vraies raisons, mais il faut dire que cette méthode du "double aveugle" signifie, d'une part, qu'un malade sur deux reçoit le traitement et l'autre le placebo, et, d'autre part, que le médecin ne sait pas s'il donne le traitement ou le placebo. Cette méthode exige beaucoup de temps, demande beaucoup de travail, et doit souvent être contrôlée par un spécialiste de ces méthodes. Malheureusement, c'est seulement par ces méthodes que la thérapeutique moderne a progressé.

Ahab : Une partie de la communauté scientifique ne limite-t-elle pas les études de peur, en cas de résultats positifs, de ne pouvoir expliquer de façon rationnelle les observations ?

Jacques-Louis Binet : Très souvent, en médecine, on dispose de traitements dont on connaît mal le mécanisme. A l'opposé, on connaît souvent la cause d'une maladie sans disposer de traitement. Il n'y a donc pas toujours de relation, malheureusement, entre la connaissance de la cause et la manière de traiter.

Coltrane : Je ne comprends toujours pas pourquoi il faudrait dérembourser.

Jacques-Louis Binet : Peu importe que l'on rembourse ou pas. Ce qu'il faut, c'est faire sortir l'homéopathie du cercle fermé, non scientifique, où elle est restée. Et de la rembourser si son efficacité est prouvée.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 21 septembre 2008

Monsieur Carlitos de Unamuno,

Je suis surprise par l'énergie que vous mettez à affirmer votre position.
J'ai l'impression que plus je vous donnerai d'éléments plus vous m'affublerez de noms très dépréciatifs du haut de votre chaire. On dirait que vous défendez un enjeu vital. En tous cas, vous êtes très ancré sur certaines défininitions de la Science et très certain qû'il n'y a qu'elles qui sont justes, ce qui en fait finalement quelque chose de ressemblant à des dogmes.
Quand vous faites allusion aux femmes en disant qu'elles sont les plus rétives à accepter la science, vous oubliez aussi qu'elles sont les plus influençables aussi par cette science: il n'y a qu'à voir toutes celles qui se soumettent au vaccin Gardasil desservi avec une bonne dose de scientisme alors que bien des scientifiques reconnaissent les imperfections de la campagne de vaccination.
Votre regard est partiel: Si vous parlez de la moitié des travaux mentionnées dans le site de Boiron, pourquoi ne parlez-vous pas des autres? C'est ainsi que les "scientifiques" escamotent des éléments intéressants, de même que Couchepin a escamoté les résultats fort intéresssants du PEK (Programme d'Evaluation des Médecines Complémentaires).
Il en va de même de JL Binet dont vous relatez les déclarations. Il parle en long et en large sur la nécessité de preuves "scientifiques" de l'homéopathie mais il n'a pas retenu "les vraies raisons de l'opposition du test en double aveugle". Cela fait des décennies que les homéopathes les clament et pourtant JLB ne peut pas les entendre.
La science que vous défendez croit qu'elle détient seule les paramètres des expériences qui prouvent l'efficacité d'une thérapie. Elle n'imagine pas qu'il puisse y en avoir d'autres et c'est bien là qu'il y a une impossibilité de rencontre.
Heureusement, les patients ne vont pas chercher des preuves dans des articles de magazines médicaux mais bien dans leurs expériences et celles de leur entourage.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 21 septembre 2008

Mme de Meuron, vous n'avez visiblement aucune idée du fonctionnement de la recherche médicale, et c'est bien dommage. Ce d'autant plus que nous sommes d'accord pour reconnaître l'efficacité des médecine alternatives, nos avis divergent en ce qui concerne les mécanismes sous-jacent mis en oeuvre.

"Heureusement, les patients ne vont pas chercher des preuves dans des articles de magazines médicaux mais bien dans leurs expériences et celles de leur entourage."

Celà n'est pas forcément mauvais, sauf si les gens paient exagérément pour les services "para-médicaux" qu'ils consomment. Vendre le sucre au prix de l'or ou un rémunérer un rebouteux comme un chirugien-chef, là on glisse gentiment vers l'arnaque. Et c'est pourquoi je ne suis plutôt pour le remboursement de quelques médecines alternatives par l'assurance de base, car celà permettra un bon contrôle des prix et empêchera bon nombre de personne de se faire plumer par des escrocs.

Écrit par : PtitSuisse | 22 septembre 2008

PtitSuisse,

Votre façon hautaine de me considérer montre bien à quel point vous êtes éloigné de la réalité. Je connais suffisamment le monde médical "du dedans" pour savoir ce qui s'y passe.
Vous avez besoin de rester sur l'autoroute des principes de la recherche académique. Toutefois vous vous camouflez derrière un pseudonyme...
Effectivement, si nous restons au niveau des "avis", ils ne peuvent que diverger car nos cultures sont très distinctes. Si nous partagions les mêmes expériences, nous pourrions constater des similitudes.
Votre attitude de dénigrer Boiron au lieu de chercher ce qui se trouve dans les granules homéopathiques dénote bien de ce côté arrogant de l'académie de médecine.
En revanche, si nous regardons du côté des praticiens, eux se rendent compte de toutes les pathologies dont votre Science ne sait encore rien ou alors pour lesquelles il n'y a pas de traitement connu. Dans ces cas-là, par respect pour les malades qui souffrent, il vaudrait la peine d'être humble et de chercher sur les petites voies plus discrètes que les vôtres, les thérapies qui peuvent améliorer franchement voire guérir ces malades-là. Ces thérapies qui savent aussi proposer des traitements moins mutilants et moins intoxiquants.
C'est évident que la médecine académique a sa place mais qu'elle ne refoule pas les autres médecines dans le ravin!
Quant aux escrocs, il y en a mais pas plus que dans tous les corps de métier.
Croyez-vous vraiment qu'il n'y ait aucun escroc parmi le corps médical et parmi vos chercheurs?
Dans votre discours, vous ne tenez pas du tout compte de tous les thérapeutes alternatifs qui ont suivi des formations en bonne et due forme et qui se soumettent aussi à des formations continues. Il est temps de leur donner leurs justes places.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 septembre 2008

"Votre façon hautaine de me considérer montre bien à quel point vous êtes éloigné de la réalité. Je connais suffisamment le monde médical "du dedans" pour savoir ce qui s'y passe."

Je le connais également "du dedans". Je fais de la recherche clinique on ne peu plus appliquée.

"Vous avez besoin de rester sur l'autoroute des principes de la recherche académique. Toutefois vous vous camouflez derrière un pseudonyme..."

Anonymat nécessaire pour garder une indépendance d'expression.

"En revanche, si nous regardons du côté des praticiens, eux se rendent compte de toutes les pathologies dont votre Science ne sait encore rien ou alors pour lesquelles il n'y a pas de traitement connu. Dans ces cas-là, par respect pour les malades qui souffrent, il vaudrait la peine d'être humble et de chercher sur les petites voies plus discrètes que les vôtres, les thérapies qui peuvent améliorer franchement voire guérir ces malades-là. Ces thérapies qui savent aussi proposer des traitements moins mutilants et moins intoxiquants.
C'est évident que la médecine académique a sa place mais qu'elle ne refoule pas les autres médecines dans le ravin!"

Mais je suis tout à fait d'accord avec vous ! Je le redis, je suis convaincu que les médecines alternatives fonctionnent: je vois tous les jours des patients "requinqué" par une séance d'acupuncture ou qui se sentent bien mieux avec un peu d'homéopathie. Simplement je regrette que vous cherchiez les explications de cette efficacité dans un pseudo-science physico-chimico-esotérique.

C'est cependant peu étonnant, vu la pauvereté de l'enseignement des sciences dures dans le cursus médical: pas de math. (!!!), un tout petit peu de physique, et pas assez de chimie.

Écrit par : PtitSuisse | 22 septembre 2008

AU SECOURS, P'titSuisse et Carlitos de Unamuno, je pensais, en lisant vos propos au ras des pâquerettes, que vous ne connaissiez rien ou pas grand-chose au sujet. Or, il s'avère que le sujet vous intéresse de bien plus près et que vous avez accès à des informations "de première main".

C'est encore pire. En tant que "scientifiques", vous êtes supposés avoir cette curiosité qui permet d'explorer les chemins encore peu connus et de les juger d'une façon objective et sans à priori.

Vous vous permettez de juger des méthodes séculaires, voire millénaires qui ont largement fait leurs preuves. Peut-être pas selon les critères des laboratoires modernes il est vrai, mais a-t-on vraiment besoin de prouver scientifiquement que la pluie tombe du ciel pour voir qu'elle le fait ?

En tant que "scientifiques" toujours, cela ne vous frappe-t-il pas que vous dépensiez autant d'énergie à défendre un point de vue ? Pour être justes, ne devriez-vous pas placer la même quantité d'énergie à démontrer le bien-fondé (ou le contraire) des médecines alternatives ? Alors et alors seulement, vous pourriez en parler avec objectivité.

P'titSuisse, à lire votre description : "des on-dits, des références bizarres ou des publicités", il est clair que vous n'avez pas cherché bien loin, ce qui est le comble pour un chercheur "...à qui ont ne la fait pas si facilement". (Ah bon ?)

Carlitos de Unamuno, les fleurs de Bach n'ont rien à voir avec une secte (mais où allez-vous donc chercher tout ça ?) et vos propos sur les femmes ne méritent même pas un commentaire.

Einstein disait que la plus grande difficulté des esprits éclairés est qu'ils se heurtent aux esprits médiocres.

Courage Marie-France de Meuron ! Comme vous le dites, Galilée a été brûlé pour avoir découvert une réalité qui ne convenait pas aux "scientifiques" de son époque.

Quant à moi, j'apprécie le niveau auquel vous restez dans vos propos. Vous offrez des pistes claires ... pour ceux qui veulent bien se donner la peine d'aller voir.

Écrit par : corinne | 22 septembre 2008

"C'est encore pire. En tant que "scientifiques", vous êtes supposés avoir cette curiosité qui permet d'explorer les chemins encore peu connus et de les juger d'une façon objective et sans à priori."

Eh oui, c'est en épluchant quotidiennement la littérature scientifique que je forme mon opinion...


"Vous vous permettez de juger des méthodes séculaires, voire millénaires qui ont largement fait leurs preuves."

Il existe des faculté de théologie, et d'excellents docteur en théologie, qui savent faire de la recherche parce qu'ils ont bossé 5ans sur leur thèse de doctorat, pas comme les médecins qui bâcle une mini-étude clinique de 6mois pour "mériter" leur titre de docteur ;-).

"P'titSuisse, à lire votre description : "des on-dits, des références bizarres ou des publicités", il est clair que vous n'avez pas cherché bien loin, ce qui est le comble pour un chercheur "...à qui ont ne la fait pas si facilement". (Ah bon ?)"

Oh, on a beau chercher loin, on ne trouve pas grand'chose de concrêt sur l'efficacité de l'homéopathie.

Mais je suis prêt à lire les articles SCIENTIFIQUES que vous pouvez me proposer, à savoir publier dans un journal à comité de lecture reconnu pour son serieux. (

Écrit par : PtitSuisse | 22 septembre 2008

Un vif merci, Corinne, pour vos encouragements.
Merci de nous rappeler aussi qu'il n'y a pas besoin de prouver scientifiquement que la pluie tombe du ciel - ou que le soleil apporte de la lumière - pour que cela se passe.
A force de vouloir analyser (décomposer, disséquer) dans le plus petit détail, les scientifiques concernés par une telle approche en perdent la notion du tout.
Ils deviennent aussi de plus en plus dépendants d'un mode de fonctionner et d'appareils toujours plus sophistiqués et plus coûteux qui les éloigent de la réalité tangible.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 septembre 2008

PtitSuisse, je souhaite sincèrement que vous puissiez voir, entendre et sentir l'étendue de tout ce qui ne porte pas l'étiquette "scientifique".

Écrit par : corinne | 22 septembre 2008

Ce qui frappe, PtitSuisse, c'est votre côté impérial! "Qu'on m'apporte des journaux scientifiques!" et de vouloir faire croire qu'en dehors de vos critères, rien n'a de substrat: "les granules homéopathiques ne sont que des grains de sucre". Tout le reste n'est qu'une "pseudoscience physico-chimico-ésotérique". A vos yeux, les médecines alternatives ne peuvent que "requinquer" ou que "soulager" quelqu'un. Même si je vous présentais le cas d'un cancer guéri, avec les preuves de la biopsie et des échographies, vous ne sauriez que dire que c'est une guérison spontanée ou que c'est anecdotique. Toutefois, la personne qui a évité l'opération, la chimiothérapie et la radiothérapie données d'office, ne dira pas que ce ne fut qu'une anecdote dans sa vie.

Cette attitude impériale des académiciens ne passe plus aux yeux du grand public, PtitSuisse. La médecine académique montre trop ses limites pour que la population y croie les yeux fermés. Nous savons reconnaître la valeur quand elle se montre et cette reconnaissance ne se limite pas aux seuls journaux.
Du reste, il est plus facile de lire un journal que d'expérimenter une pratique thérapeutique lors d'une formation.
Et puis, ce qui ne passera plus, c'est l'attitude des académiciens qui ont fait décapiter le PEK au moment de l'évalutaiton des réaultats. C'est le signe d' un dernier sursaut pour l'usage d'un pouvoir que vous êtes en train de perdre. Le plus grave, c'est que vous avez cherché à annihiler le travail de préparation + les 5 ans de travaux et d'expériences de plusieurs groupes qui s'étaient appliqués à entrer dans l'étude du Fonds National de la Recherche Scientique.
Un tel déni mène toujours à une rébellion parmi ceux qui le subissent.

C'est vrai qu'il y a de l'ordre à apporter dans cette profusion de médecines alternatives ou complémentaires, mais elles méritent un regard plus scientifique - au sens universel du terme - et plus humble que celui que vous lui portez.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 septembre 2008

Je remarque une certaine contradiction dans les dernières interventions: d'un côté on me reproche d'être trop scientifique ("la vérité est ailleurs"), d'un ature côté on tente désespérement de faire reconnaître les médecines alternatives par la science.

Je suis au contraire entièrement d'accord avec vous que l'être humain c'est vien plus que le tas de cellule qui le compose, que la spiritualité, la philosophie, la foi sont essentiels ! Alors pourquoi s'acharner à ratacher celà au wagon de la science ?

"Même si je vous présentais le cas d'un cancer guéri, avec les preuves de la biopsie et des échographies, vous ne sauriez que dire que c'est une guérison spontanée ou que c'est anecdotique. "

Et si je vous présente un miraculé de Lourdes ? L'eau y est "dynamisée" ? ;-)

http://www.centreaigle.org/article.php3?id_article=20

"C'est vrai qu'il y a de l'ordre à apporter dans cette profusion de médecines alternatives ou complémentaires, mais elles méritent un regard plus scientifique - au sens universel du terme - et plus humble que celui que vous lui portez."

Mais c'est bien parce que j'y porte un regard humble que je trouve que la voie que vous suivez pour faire reconnaitre les médecines alternatives n'est pas la bonne: plutôt que de s'acharner à "prouver" une efficacité au sens classique du terme, il serait plus judicieux de démontrer qu'elles répondent à une demande et permettre de soigner pour moins cher. Parce que les médecins "classique" exploitent aussi l'effet placebo, sauf que les médicaments qu'ils prescrivent sont beaucoup plus coûteux ;-).

Écrit par : PtitSuisse | 23 septembre 2008

@Marie-France

"La science que vous défendez croit qu'elle détient seule les paramètres des expériences qui prouvent l'efficacité d'une thérapie. Elle n'imagine pas qu'il puisse y en avoir d'autres et c'est bien là qu'il y a une impossibilité de rencontre."

C'est déjà mieux que de n'avoir pas de paramètres du tout, autre que des contes et légendes ésotériques... sur des principes non-observés et non-validés qui arrangent les boutiquiers des médecines "alternatives".

"Quand vous faites allusion aux femmes en disant qu'elles sont les plus rétives à accepter la science, vous oubliez aussi qu'elles sont les plus influençables aussi par cette science: il n'y a qu'à voir toutes celles qui se soumettent au vaccin Gardasil desservi avec une bonne dose de scientisme alors que bien des scientifiques reconnaissent les imperfections de la campagne de vaccination."

Ben, vous voyez que la Science est plus fiable. Le jour où des oméopathes sérieux remettront leur discipline en question, les poules auront des dents...

"Cela fait des décennies que les homéopathes les clament et pourtant JLB ne peut pas les entendre."

Ah, et quelles sont-elles?

"Dans votre discours, vous ne tenez pas du tout compte de tous les thérapeutes alternatifs qui ont suivi des formations en bonne et due forme et qui se soumettent aussi à des formations continues. Il est temps de leur donner leurs justes places."

Vous n'allez quand même pas comparer ces "cursus" avec des études de médecine en bonne et due forme j'espère...

"C'est évident que la médecine académique a sa place mais qu'elle ne refoule pas les autres médecines dans le ravin!"

Encore heureux! On voit où vous la placez par rapport à vos thérapies de confort... C'est plutôt le contraire qu'il faudrait dire: les thérapies alternatives ont leur place dans la Médecine officielle, tant qu'elles se limitent à ne pas démolir la science et à pousser des patients gravement malades à prendre des thérapies inneficaces...

"Même si je vous présentais le cas d'un cancer guéri, avec les preuves de la biopsie et des échographies, vous ne sauriez que dire que c'est une guérison spontanée ou que c'est anecdotique. Toutefois, la personne qui a évité l'opération, la chimiothérapie et la radiothérapie données d'office, ne dira pas que ce ne fut qu'une anecdote dans sa vie."

Je pourrais aussi vous citer le cas d'une femme proche qui, à la suite de manipulations faites par un ostéopathe pour un torticoli a fait un accident vasculaire cérébral qui l'a laissée, heureusement, sans séquelles. Je connais aussi un type qui a guéri du cancer en choisissant de se retirer dans un monastère thibétain et il a guéri alors que les médecins le croyaient perdu. Mais ce sopnt là des cas très particuliers d'individus avec un mental hors norme, et ils démontrent la capacité du corps à l'autoguérison. Reste que en tant que naturopathe, encourager vos patients à ne pas recourir à la chimio est parfaitement irresponsable.

@corinne

"AU SECOURS, P'titSuisse et Carlitos de Unamuno, je pensais, en lisant vos propos au ras des pâquerettes, que vous ne connaissiez rien ou pas grand-chose au sujet."

Pour ce qui est de la science et des étapes demandées à l'industrie pour valider un médicament, ça va, je travaille un peu dans le secteur, donc je connais les exigences. C'est vous qui semblez ignorante des méthodes scientifiques. Toutes les thérapies doivent être vaidées de manière équivalente.

"Vous vous permettez de juger des méthodes séculaires, voire millénaires qui ont largement fait leurs preuves."

Les sud-africains disent la même chose. Le gouvernement refuse d'importer les trithérapies et livrent leurs malades à tout ce que le pays compte de gens pratiquant "des médecines millénaires". Résultat: des millions de morts dans la décennies à venir. La seule garantie de ces produits: ne pas être toxiques. Pour le reste ils n'ont aucun effet... De plus les méthodes séculaires n'ont jamais permi de mettre au point un équivalent d'antibiotiques. Or si il ne fauit en abuser, les antibiotiques sauvent des milleirs de gens d'infections létales. Aucune médecine naturelle ne peut proposer d'agents anti-infectieux aussi efficaces. alors si je suis contre les prescriptions d'antibios abusives, et si je pense que parfois il vaut mieux prendre des placébos que des médicaments trop forts, laissant le corps se défendre tout seul, je suis reconnaissant aux antibiotiques quand elles sauvent vraiment des vies.

"Carlitos de Unamuno, les fleurs de Bach n'ont rien à voir avec une secte (mais où allez-vous donc chercher tout ça ?) et vos propos sur les femmes ne méritent même pas un commentaire."

Vraiment: http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=125

Aurez-vous au moins l'amabilité de lire attentivement? J'en doute... Vous préférez sans doute croire...

Et vous avez largement confirmé mes propos sur les femmes: vous adhérez à une médecine frelatée qui prétend utiliser le soleil pour trouver des propriétés fantaisistes à n'importe quelle plante et vous rejetez les méthodes scientifiques... CQFD.

Il est clair que bien des plantes ont des propriétés identifiées, et pas seulement par des scientifiques, mais dans bien des cas par des guérisseurs "primitifs" et même des chimpanzés (qui ont leur propre pharmacopée). Seulement bien souvent ces propriétés doivent être "boostées" par l'industrie pour prendre pleinement effet. Et dans ces cas là c'est une molécule identifiée qui a des propriétés identifiées. Pas de vagues théories esotériques sur des soi-disant énergies inexistantes...

Enfn, vous savez, à l'époque de Galilée les débats sur l'astrologie étaient déjà vif. Pourtant, quelques centaines d'années après, l'atrologie n'a toujours rien démontré alors que l'astronomie, une vraie science, a considérablement fait évoluer notre conception de l'univers et de l'homme...

Vos propos sur la science tendent vers le révisionnisme. Vous refusez de voir tout ce qu'elle a accompli et tout ce qui lui reste à accomplir. Si on s'était contenté des médecines "alternatives", on en serait encore à risquer de crever pour une infection dentaire... Et je ne vous parle même pas de la stérilisation. Sans celà les femmes mourrient encore bien plus en couche. Je trouve que vos discours respsctifs sur la science sont d'une grand ingratitude. Si il sagit de découreger la surconsommaton de médicaments en optant, pour des maux légers, pour des produits même inefficaces, soit. Si vous commencez à vendre les médecines alternatives pour guérir du cancer, vous devenez presque "criminels".

Écrit par : Carlitos de Unmauno | 23 septembre 2008

"criminelles"

Écrit par : Carlitos de Unmauno | 23 septembre 2008

Réponse à PtitSuisse et Carlitos

Ce qui m'attriste le plus, PtitSuisse et Carlitos, c'est qu'au lieu de nous unir tous pour prodiguer les soins les plus adéquats au moment opportun, vous fassiez tout ce qu'il faut pour maintenir la médecine académique dans quelque chose qui finit par être très fermé. Votre Science ressemble plus à un système que vous défendez bec et ongles plutôt qu'à un instrument universel, interrelié avec d'autres instruments. Cela devient un autel où vous déposez vos recherches, quitte à donner la priorité à des statistiques plutôt qu'à des traitements optimaux, adaptés à chaque patient. Vous y consacrez aussi des cobayes humains (cf google). Vous y avez sacrifié le PEK et la loi genevoise de 1992 qui instaurait la création d'un groupe multidisciplinaire d'étude et d'enseignement des médecines alternatives, création confiée à la faculté de médecine de Genève.

Votre façon de répondre au coup par coup vous permet d'escamoter souvent l'idée essentielle que j'avance. Ainsi, vous vous gardez bien de parler du PEK.
Votre rélexion quant à mon cas de cancer en proposant une guérison de Lourdes veut comparer deux résultats. Avez-vous vraiment vu et suivi une femme guérie à Lourdes? Je pense que non car sinon vous ne m'auriez pas mentionné l'article des guérisons de Lourdes.
De plus, ce qui importe en médecine c'est la démarche qui permet la guérison, ce qui la rend reproductible. Or , on ne peut pas comparer une guérison soudaine avec un travail rigoureux (mais je ne pense pas que vous tolériez ce terme pour les praticiens alternatifs car vous avez sans doute décidé qu'il ne doit appartenir qu'à votre système) qui a duré deux ans.
De même, Carlitos, votre exemple de femme avec AVC à la suite d'une manipulation ostéopathique ne joue pas dans la mesure où ce n'est jamais un geste ostéopathique qui crée un vaisseau déficient au point de se boucher. N'importe quoi aurait pu provoquer l'AVC.
L'autoguérison existe mais obéit à des paramètres très précis que des thérapeutes bien formés savent accompagner et encourager. Mais pouvez-vous imaginer la réalité d'un tel concept?

Pour Carlitos qui jette l'accusation de criminels et s'en gargarise tant qu'il a besoin d'un 2e commentaire pour l'écrire au féminin, c'est très facile de juger de derrière votre ordinateur. Toutefois, vous refusez ainsi de voir qu'il y a aussi des criminels en médecine académique.
Il serait bon de mettre en parallèle ce qui se déroule de part et d'autre.
Il serait aussi judicieux que, quand les médecins conventionnelles n'ont rien à proposer et qu'ils le reconnaissent, qu'ils aient à disposition d'autres thérapies qui puissent soutenir voire améliorer les patients. Une telle organisation se prépare bien à l'avance, tant pour faire la connaissance des thérapeutes adéquats que pour connaître les caractéristiques et propriétés des techniques thérapeutiques.

Ce qui fait peur, c'est que vous vouliez encore durcir les études de médecine avec des maths durs!
Comme si l'être humain était d'abord un être construit de mathématiques. Les étudiants sont déà gavés de génétique comme si les gènes étaitent à l'origine de notre humanité. Evidemment vous mettez ces études en avant car c'est dans ce domaine que d'effectuent beaucoup de recherches mais ce n'est pas ce qui soigne le plus efficacement le plus grand nombre de maladies actuelles.

Carlitos, que savez-vous du cursus de certains thérapeutes? C'est vraiment facile de lancer des arguments au coup par coup vu de l'extérieur alors que la santé se vit dans des êtres qui sont de véritables microcosmes. De plus on peut juger d'une thérapie à ceux qui la pratiquent correctement. Alors ne mélangez pas tout! Quand vous demandez quelles sont les raisons de ne pas faire des études en double aveugle, je doute vraiment de votre désir profond d'aider les patients. Je subodore plutôt que vous vous précipiterez sur l'un ou l'autre terme pour continuer votre discours dénigrant.
Alors si vous avez de réelles motivations, merci de me les signaler.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 septembre 2008

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