29 août 2008

A V E N D R E : Le libre choix du médecin

 

NB: Pour avoir un aperçu global du sujet, vous pouvez consulter les liens de mon blog « Economie du système de santé suisse »

 

Santésuisse, organe faîtier des assurances maladie, et le Conseil Fédéral sont en train de nous concocter les primes pour 2009. Les medias nous abreuvent de différents chiffres depuis plusieurs jours..

A l'origine, les assurances maladie devaient nous assurer contre de très grosses dépenses de santé. Actuellement, les assurances semblent soigner davantage le coût des soins que la santé elle-même.

Toutefois, qu'est-ce que la santé? L'OMS en a une très belle définition:

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »(Wikipedia).

Il s'agit donc d'une fine alchimie entre plusieurs paramètres. Actuellement, le service des soins de l'assurance de base réduit les médecins à des « prestataires de soins » et enlève du catalogue de base toutes sortes de thérapies qui font partie de l'art de guérir. De telles réglementations visent davantage à supprimer les symptômes des pathologies plutôt qu' à équilibrer l'organisme, ce qui augmentent les risques de rechutes ou de chronicité.

Nour en arrivons au sujet du jour: Le libre choix du médecin est à vendre!! eh oui, vous l'avez bien lu! Cela signifie que nous devrons payer ce droit par un surcroît de primes. La relation médecin-patient est devenu monnayable!!! Les finances étant très précises, comment calculer tout ce qui circule dans la relation médecin-patient? Il s'agit de codifier quelque chose d'incodifiable, comme l'empathie et d'autres qualités qui font la spécificité d'un praticien.

A force de courir après tous ces chiffres, on en vient à oublier complètement que la santé est un bien précieux qui mérite tout notre respect et notre attention. C'est à elle de nous inspirer et non l'inverse.

 

 

Commentaires

Bonjour madame de Meuron,
Les statistiques, depuis 1993, montrent une augmentation de + de 400% des primes.
Uniquement, les primes.
Cela, bienentendu, sans regarder la diminution des prestations du catalogue de base.
En additionnant également les coûts occasionnés par la perte de ces prestations, à quel chiffre arriverait-on ?
500%, 600%, 700% ?
En 12 ans, les promesses avancées par Ruth Dreifuss, n'ont pas été tenues.

Pourtant, la solution existe. stoplamal.ch

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29 août 2008

Merci, Monsieur Dumitrescu, de nous rappeler ces chiffres exorbitants. Tout cela pour une assurance qui, en plus, IMPOSE son mode de fonctionner puisqu'elle est obligatoire. Les personnes qui se soignent avec d'autres moyens doivent tout débourser de leurs poches: ils sont malheureusement trop discrets ou sont dépourvus de moyens face aux dinosaures de l'économie et de la politique.
La seule volte-face qui puisse faire basculer ce système dans lequel nous sommes pour l'instant condamné, c'est de prendre beauooup plus conscience de ce qu'est la santé et de tous les moyens pour la maintenir voire l'améliorer. Nous aurions grand intérêt à découvrir les mécanismes de notre organisme afin de le respecter dans sa tâche énorme qui est de nous maintenir fonctionnels sur tous les plans. Avec une détermination farouche de nous dresser dans l'existence, nous retrouverions l'économie à notre service.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 août 2008

La bonne blague (enfin, pas bonne du tout, mais c'est le ton ironique...qui le veut), c'est que, pour éviter de faire son service militaire, il y a l'objection de conscience...

Allez donc invoquer, votre "objection de conscience"...pour refuser de vous assurer contre la maladie...

2 poids, 2 mesures ?

Oui, certainement, absolument ... et en plus, comparer la défense de son pays à la volonté du futur patient à se soigner ... "autrement" ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29 août 2008

Sur un autre point, madame de Meuron, que vous abordez dans votre commentaire, et c'est la raison, pour laquelle, je prends le "risque" d'en écrire un deuxième, séparément, c'est de raconter une expérience personnelle...

De 14 à 18 ans, je buvais, tous les matins, vers les 10 heures, à la pause, une bouteille d'un demi-litre de ... kéfir, (je ne suis pas sur de l'orthographe), un produit lacté, qui aide au transit intestinal, régule le poids (Marie-Ange Brélaz, si vous lisez ces lignes...), qui aide à réguler le suc gastrique également...enfin, il faut que je relise tout ses bienfaits.

A Genève, je connais une droguerie, comme on en fait plus, qui prépare un "élixir suédois", un excellent produit, à base de plantes...à essayer absolument (consulter d'abord le droguiste)...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29 août 2008

J'apprécie beaucoup, Monsieur Dumitrescu, que vous nous ameniez votre expérience de Kéfir et que vous nous montriez qu'un adolescent peut avoir une telle discipline pour prendre soin de lui.
Il vaut la peine que nous reprenions ce sujet dans un espace plus large, lors d'une autre note.(de même pour l'elixir suédois)

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 août 2008

Comment m'exprimer sans heurter les esprits des membres du GSsA...voyez vous, dans ma famille, il y a une tradition et une espèce de pacte, pour la sauvegarde des frontières, du trône de sa majesté (du temps du Royaume) et donc, j'ai eu 2 oncles (il en reste 1 maintenant), les 2, des officiers supérieurs dans l'armée.

La discipline fut un des éléments de base de ma "nourriture" spirituelle, selon le concept romain...mente sana in corpore sano...ce qui implique aussi la maîtrise de plusieurs sports, tant de combat, que de défense, mais également ceux de l'esprit...comme les échecs, les mots croisés, les jeux télévisés (question pour un champion, par exemple, sur france3)...

Mais, évidemment, c'est une chose, à titre de parent, d'avoir comme devoir, l'enseignement de quelques règles de vie et c'en est une toute autre, à titre d'enfant, de les assimiler, à leur juste valeur.

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29 août 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,
Ce matin, j'aimerais aborder votre excellente réflexion:
" ... et en plus, comparer la défense de son pays à la volonté du futur patient à se soigner ... "autrement" ..."
Je trouve très important de comparer notre environnement extérieur à notre terrain intérieur. Il s'agit juste de changer la direction de notre regard.
Or, autant il y a de de débats, de projets et de démarches pour améliorer ou protéger notre environnement, autant la prise de conscience de son organisme est peut suscitée ou soutenue. Il y a des masses de soins pour la périphérie du corps, son esthétique mais vraiment trop peu de perceptions de son intérieur dans ses fonctionnements et ses besoins, afin de le maintenir non seulement en état de fonctionner mais aussi en une forme harmonieuse et joyeuse. Le problème actuel est qu'on s'en occupe uniquement lorsqu'il fait mal ou dysfonctionne et alors, c'est pour le faire taire au plus vite. Toute la démarche de perception est confiée ou plutôt déléguée au corps médical, aux analyses et aux différents appareils d'investigation. Une telle délégation nous prive d'un grand développement de nos sens et de notre autonomie.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 août 2008

Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquer, ce n'est pas juste un simple adage, mais bien au contraire, une réflexion mûrie pendant longtemps, qui nous est parvenue à travers la filiation, traversant ainsi les époques.

Le moi, soi...que de termes psychologiques...
Cela m'a toujours étonné, m'étonne et m'étonneras encore pendant toute ma vie (c'est que le monde n'est pas prêt de changer) de voir toute l'énergie des humains, canalisée vers une divinité hypothétique, inventée comme moyen de mind control.

Pourtant, il suffirait d'inverser le chemin de cette énergie, lui faire changer de sens, au lieu de la laisser sortir, la concentrer en soi, je sais que c'est difficile, lorsque l'on est "possédé", mais on peut s'en sortir...

Toute l'énergie que l'on met dans une prière, devrait rester en soi, qu'elle révèle et réveille toutes les capacités, forces et dons de chacun...

Le plus difficile, c'est faire franchir la barrière du mystique, du divin et de la peur de tomber dans un autre puits...
Certains se demandent si ceux, qui pourrait leur expliquer ce cheminement, ne veulent pas les faire entrer dans une secte...

Le but ici, n'est pas de garder le concept de divinité et changer de l'un pour un autre, une conversion de la foi, mais bien au contraire, celle d'abandonner la foi en une chose autre que soi...

Croire en autre chose que SOI, c'est abandonner la FOI...il y a copyright, c'est moi qui ait pondu, rédigé cette phrase...après l'avoir mûrement réfléchie, pendant suffisamment longtemps...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30 août 2008

En me cantonnant à votre affirmation, je dirais plutôt : Croire en autre chose que soi ou Soi, c'est abandonner la croyance, non pas la Confiance.(le mot latin fides véhiculant ces deux sens: "foi" et "confiance".

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 août 2008

Bonjour madame de Meuron,

Effectivement, des versions autre que la mienne sont possibles, pour autant le sens essentiel y soit.
Quelque soit la version choisies, l'essentiel, ainsi que vous le décrivez vous-même, à travers vos articles, c'est d'aller une bonne fois pour toutes, faire une visite ... interne.

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30 août 2008

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