18 août 2008

Je préfère les minarets aux bakchichs

 

 

4ooo francs pour être opéré plus vite et par un médecin-chef (Argovie)

tdg du 18.8.2008

 

A l'heure de la mondialisation, il est plausible que nous ayons des minarets, ces tours qui nous invitent à regarder vers le ciel et à nous charger des énergies sidérales. Oeuvres architecturales, elles peuvent être dotées d'un certain esthétisme.

En revanche, je ne m'attendais pas à trouver la présence des bakchichs jusque dans nos hôpitaux.

Là où les moyens techniques manquent, on croit pouvoir acheter sa place dans la salle d'opération.

En outre, ceux qui prennent les billets rejoignent la famille des spéculateurs : recevoir une somme copieuse sans fournir d'effort, juste bousculer de côté le patient qui avait attendu son tour.

Dans de telles situations, l'art du bakchich dépasse l'art de guérir.

Tant que le corps médical soignaient des patients, certains réflexes, sauf exceptions bien sûr, ne seraient pas venus à l'esprit. Maintenant que les médecins sont réduits à n'être plus que des prestataires de soins, à travailler au cas par cas, on en arrive à travailler au coup par coup.

On ne fait plus alors la différence entre un acte thérapeutique réduit à un acte technique d'avec un simple troc, un simple pourboire non pas généreux mais obligé.

Déjà que les primes d'assurances sont obligatoires nous voici maintenant confrontés à l'obligation des bakchichs pour obtenir certaines prestations.

Notre système médical dépendant de moult lois et réglements, j'en suis amenée à croire que le bakchich en devient son liant..

PS: Dans la tdg du 19.8, il y a une notre pour rectifier que les urgences ne sont pas touchées. Nous n'étions pas allés jusqu'à le penser.

Commentaires

Quel rapport avec les minarets?

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 18 août 2008

Si vous employez votre sens symbolique plutôt que votre intellect, vous trouverez la réponse.
Pour ma part, je désire rester sur le fond du sujet qui est d'accepter des bakchichs jusque au pied d'un lit d'hôpital

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 août 2008

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