13 août 2008

Une - non - des erreurs en une

 

UNE PATIENTE SUBIT UNE CHIMIOTHERAPIE PAR ERREUR

article tdg du 8.8.2008

 

 

Par empathie, je peux ressentir dans mon corps ce qu'a vécu et vit encore cette patiente emmenée dans un cercle vicieux d'erreurs, de fautes ou de manques. Je ne peux donc pas me taire.

Quand il se présente une faillite aussi déplorable, on peut se douter qu'il s'agit d'une accumulation d'éléments mal perçus qui s'enchaînent. Autant d'éléments focaux que globaux, autant de facteurs individuels que relevants de la société, autant de signaux perceptifs que techniques ou analytiques.

Prenons un exemple au niveau de la gestion de la santé actuelle où les prestations sont classifiées selon les pathologies et non selon les personnes. Dans le cas présent, le traitement médical conventionnel veut qu'on s'occupe de la partie malade du sein et non de la personne porteuse de ce mal. Pourtant, dans l'être humain, tout est relié; un organe ne peut pas exprimer un symptôme isolément. Dans les cas de cancers par exemple, c'est l'être tout entier qui est malade mais c'est l'organe le plus fragile qui manifeste le conflit du corps alors que, parallèlement, bien d'autres paramètres fonctionnels sont modifiés. Même au niveau psychique, il existe des symptômes qui correspondent à la dynamique cancéreuse.

Au niveau des médecins, il sévit une ambiance telle que tout est codifié et qu'ils sont drillés pour suivre les protocoles. Leurs réflexions sont limitées dans des cadres bien définis. Un élément caricatural fut exprimé par le grand patron des cliniques privées qui était très satisfait de forcer les médecins à vivre près de leurs cliniques; par conséquent même dans leurs vies privées, les médecins doivent se contortionner pour faire partie du système afin d'avoir le droit de pratiquer ce qui devrait être un art et ne devient plus qu'un métier.

Ce sytème de structure qui semble très sécurisant ne laisse plus place à l'intuition ni à la réflexion de bon sens. J'entends même des médecins dire: "nous avons utilisé le bon protocole mais le cas s'est aggravé"!!! Pour eux, le bon protocole est celui fixé par l'académie et non plus celui fixé par l'état de santé du patient. A la suite de quoi, le patient qui aurait encore une intuition se la voit étouffer par "ceux qui savent mieux",  en bref des ersatz de pères.

Avant de se lancer dans des traitements aussi mutilants ou handicapants que sont les opérations et les chimiothérapies, chacun et chacune devraient se demander si c'est vraiment un tel traitement qui leur correspond. Ceux ou celles qui surmontent le spectre de la peur, que tant la société que le corps médical fait surgir, peuvent trouver des chemins originaux et salutaires. Dans ces voies-là, il est bien sûr nécessaire d'avoir des garde-fous et de contrôler le cours de la maladie avec des moyens adéquats qui relèvent tant de la médecine conventionnelle que des médecines alternatives appropriées. L'avantage en est que le patient devient de plus en plus souverain de son cheminement, ce qui est exactement le contraire de ce qu'a vécu cette patiente fort malmenée.

Pour l'autre patiente restée en rade, je souhaite de tout coeur qu'elle ait su se donner le droit de trouver un chemin de mieux-être.

 

 

Commentaires

"Pourtant, dans l'être humain, tout est relié;"

Non seulement le corps humain est sujet aux liaisons; correlations, mais tout domaine...
C'est pourquoi, je me suis toujours demandé...si le peuple juif n'existait plus, sur qui les antisémites verserait leur haine ?

Je rigole toujours, quand je lis, des auteurs, des journalistes, pour lesquels, la loi de physique action-réaction, ne doit surtout pas être appliquée à quoi que ce soit d'autre...que la physique...plus que c'est une loi physique...

Pourtant, sur cette loi, d'autres ont pondu..."l'effet papillon"...et là encore...on rigole...
Pourtant, on le dit bien...sans le 11.09.2001, Bush & USA, n'aurait jamais attaqués ni l'Afghanistan, ni l'Irak...
Là...tout de suite...moins de rigolade...là...tout de suite...la réfléxion débute...

Jésus lui-même enseignait de tendre l'autre joue...

Bien à vous, Madame...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 13 août 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,
"Jésus enseignait de tendre l'autre jour". On peut prendre cet enseignement à un deuxième degré dans ce sens de proposer une autre démarche, une autre façon de voir les choses, passer par une voie inattendue.
Je vous souhaite une merveilleuse journée.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 août 2008

Bonjour Madame de Meuron,

Ce n'est pas pour rien que j'ai écris cette phrase, là, à la fin de mon commentaire...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 14 août 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,

Pour reprendre votre question :"Si le peuple juif n'existait plus, sur qui les anti-sémites déverseraient leur haine?"
Il serait temps alors que chacun regarde en lui ce qu'il a de juif et apprenne à harmoniser cette part avec les autres dimensions de son être.

Je vous souhaite un joyeux we.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 août 2008

Sachant que Jésus et les 12 apôtres étaient des juifs, regarder en soi ce que chacun à de juif en lui, revient à reconnaître l'enseignement judéo-chrétien.

A l'heure ou les églises sont désertées...il me semble difficile de retrouver ce "mirroir" magique...

D'ailleurs, c'est bien connu le juif est un peuple "déicide", assassin d'enfants chrétiens, pour faire avec leur sang, leur pain...pour Pâques...

Dans ces conditions...qui voudrait être juif ?
Pour finir à la chambre à gaz ? par porter une étoile jaune ?

Non, ce que vous écrivez ressemble plus à un suicide programmé, à de la schizophrenie, dans un monde luttant contre les sionistes, un monde de nouveau antisémite, néo-nazi...

Le 11.09.2001, le monde entier déclarait être américain...et 7 ans après ?
Bush est un criminel, Cheney pareil...Sharon je n'en parle même pas...

Les sauveurs de l'Europe, sont devenus des ennemis...l'anti-américanisme est en nette augmentation...

L'amour...n'est plus une valeur, mais une tare, un boulet...le monde est en crise, le monde veut du sang (juif, si possible), le monde veut la guerre et la destruction d'Israël (seule démocratie au Moyen-Orient, mais ça ON S'EN FOUT), la théocratie est en train de prendre la place de la démocratie...de toute façon elle n'a que trop duré...

Dieu (Allah) se venge sur ses enfants qui n'écoutent pas...mais en même temps...d'autres on parlé directement avec Dieu (Allah) qui leur a promis, qu'il va cesser toutes les catastrophes naturelles, plus de pluie, plus de neige, plus de tremblements de terre, plus de tsunami...tout ça c'est FINI...

Et...comme l'humain est coupable de ne pas avoir obéi aux ordres divins, il en a parlé avec Al Gore & co., pour leur insuffler la nouvelle culpabilité à la mode...la destruction de la planète...rien que ça...l'écologie, nouvelle direction choisie par Dieu (Allah), nouvelle religion d'état...


A part ça...tout va bien...le Soleil continue de se lever tous les matins...de nous réchauffer...de nous réjouir...de faire pousser les plantes...

Néanmoins, je vous remercie pour votre souhait...la joie doit primer sur les autres...sentiments...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16 août 2008

bonjour Monsieur Dumitrescu,
En vous lisant, j'ai l'impression d'avoir attisé votre volcan intérieur qui part dans toutes les directions.
Je vais reprendre ce que j'entends par "ce qu'il y a de juif en nous". Chaque ethnie a tendance à utiliser certaines qualités de ses individus, ce qui, souvent, laissent immatures d'autres dimensions humaines. A la base, nous sommes tous porteurs des mêmes potentialités que nous laissons dormir, que nous utilisons un peu ou que nous développons un maximum. Si nous distingons certains Juifs à leurs caractérisitiques, c'est qu'ils les manifestent clairement. Soit nous acceptons ces caractéristiques car elles nous intéressent ou nous séduisent, soit nous nous sentons inférieurs et nous les admirons ou leur en voulons, soit nous usons de notre complexe de supériorité et nous les méprisons.
Les Juifs ont subi des horreurs mais ils ne sont pas responsables des réactions des autres à leur égard.
L'important est de percevoir de quoi chaque être humain est composé avec le même regard que chacun peut avoir sur soi pour mieux se connaître.

Que ce dimanche vous soit paisible.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17 août 2008

Nos civilisations se sont bornées à faire des distinctions, de classer les gens, de toutes les manières possibles et imaginables.
De cela, il en découle l'esclavage, le prosélytisme religieux, les classes sociales et ses luttes...
D'ailleurs, c'est quoi un juif ?
Un hébreux (tribu), un asiatique (région), un israélite [mosaïque] (religion) ?

Les livres "saints" se bornent à nous conter que d'abord Dieu existe (sous plusieurs noms, en fonction des religions), qu'il a crée la Terre (etc.), Adame et Eve...
En cela, comme légende, conte, vérité...nous serions tous frères, soeures, cousins...etc.
Pourtant, divers personnages à travers l'histoire se sont "révélés" et ont voulu devenir "caliphe à la place du caliphe"...l'envie...
Pourtant, divers personnages à travers l'histoire se sont "révélés" correcteurs de la parole divine (donc en la reconnaissant comme telle) et ont tenté d'imposer leurs "corrections"...

L'histoire nous dévoile, qu'à travers les époques, les sociétés, certains pensait être différents...avoir du sang bleu, être des fils des dieux (pharaons, rois, empereurs) qui ont été bénis, sacrés comme tels par les serviteurs (prêtres) de ces mêmes dieux...

Ainsi que je l'ai défini, "croire en autre chose que SOI, c'est abandonner la FOI", à la suite de bon nombre de lectures, toutes enrichissantes...les humains, naissant, sont des hommes libres...ensuite ils deviennent les esclaves de la société...de nos jours il y a même des camps d'endoctrinement...on appele cela, communément, des écoles...

Les humains, peu croyants en eux-mêmes, abandonnent leur liberté, inhérente à leur naissance, à des "maîtres"...en cela, ils se dechargent d'une responsabilité, ils s'en dégagent des risques...

Hier encore, je discutais des termes "civilisés" et "barbares"...
Il paraît que les romains était des gens civilisés, démocrates...etc.

Les daces (ancêtres des roumains) venait au monde en hommes libres et mouraient aussi, en hommes libres, tout en vivant leurs vies, également, en hommes libres.

Le roi Burebista, fut le seul roi capable d'unir toutes les tribus daces (thraces, gètes, daces, comans...la liste est très longue, je m'arrête là)...mais dans le seul et unique but...de se défendre ensemble contre les envahisseurs...romains...

Au moment de la venue au monde d'un enfant, on pleurait, parce que les adultes savait que le monde était cruel, à sa mort, on rigolait, on faisait la fête...parce qu'il allait réjoindre leur dieu, Zalmoxis.

Une toute autre philosophie de la vie, de la mort et des dieux.

L'hospitalité, comme attitude, démontre pourtant, cette égalité, qui fut décrite par Hillel..."ce qui t'est haïssable, ne le fait pas à autrui"...
Se mettre à la place de son interlocuteur, c'est le comprendre et par là, adopter l'attitude à son égard, que l'on voudrait que nos hôtes adoptent à notre égard...

Ceci, pour répondre, un peu, à votre phrase :
"A la base, nous sommes tous porteurs des mêmes potentialités que nous laissons dormir,"

Ces potentialités, nous ne les laissons pas dormir, nous sommes submérgés par les désirs, lois et morale de la société qui nous a vu naître...
L'évolution nous emêche aussi de les développer...

1 exemple...les téléphones, nous empêchent de développer la télépatie, une potentialité existante (prouvée aussi chez les plantes) ...
De plus, la télépatie est gratuite, ne demande pas de ressources matérielles, naturelles...pas d'abonnements, pas de satellites...

Non, les humains, sont encore des animaux, qui, comme les chiens, sont territoriaux...ils pissent pour marquer leur territoire...au nom de la différence...

Adam et Eve, nos "ancêtres"...devraient se retourner dans leurs tombes respectives...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17 août 2008

Monsieur Dumitrescu, J'ai de nouveau l'impression d'être confrontée à une éruption volcanique de votre personne. Vous vous exprimez sur bien des plans, en vous propulsant rapidement de l'un à l'autre. A travers autant d'éléments historiques, philosophiques, ethnologiques, je retiens ce qui rebondit sur ma note: "ces potentialités, nous ne les laissons pas dormir, nous sommes submergés par ...." C'est sans doute votre sentiment mais il n'est pas juste d'associer tout le monde avec votre "nous". Il y a heureusement des gens qui oeuvrent pour faire croître leurs potentialités afin de se dresser dans la société et d'être créatifs malgré le cadre inhérent à toute communauté. En fait, tout cadre humain est restrictif puisque nous sommes dans la matière. Ce qui compte pour moi c'est de développer ce qui est possible dans l'immédiat. En Suisse, nous avons beaucoup de possibilités et je suis triste de voir que relativement peu les utilisent.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17 août 2008

Développons, développons...puis-je vous aider ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17 août 2008

Chère Madame,

J'avais à l'esprit, depuis un moment, la rédaction de mon article d'aujourd'hui, qui est devenu soudain encore plus nécessaire, après votre réponse...

"En vous lisant, j'ai l'impression d'avoir attisé votre volcan intérieur qui part dans toutes les directions."

Ceci, juste pour vous prouver, mon cap, ma destination, ma direction...toujours la même...

http://victordumitrescu.blog.tdg.ch/archive/2008/08/17/foi-religion-guerre.html

Depuis que je sais lire (merci papa), je me suis toujours posé la même question...pourquoi m'abandonner à autrui qui est prêt à me vendre au plus offrant...(adhésion de la Roumanie, en 2007, à l'UE)...pourquoi abandonner ma liberté...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 18 août 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,
Je reviens un peu tardivement sur votre message, après avoir lu votre article fort bien fait en soi.
Ce qui me frappe avec vous, c'est ce besoin intense de toujours faire référence aux faits passés.
Par ce texte, vous voulez "prouver vote cap toujours le même". C'est vrai que je sens chez vous une grande détermination mais je ne perçois pas ce qui vous anime vraiment si ce n'est de tenter de régler (ou de fuir?) des problèmes douloureux du passé.
Toutefois, vous décrivez des contextes extérieurs et globaux mais cela ne dit rien de ce qui se trame à l'intérieur des êtres humains. Quand je parle de qualité juive, je veux dire par là que ce sont des qualités qui appartiennent à tout individu mais que les Juifs ont développés davantage que les autres, comme le monde occidental a développé des qualités qui nous ont conduits dans notre dynamique de société actuelle. Je suis surprise chaque fois que vous extrapoliez à une généralité; pour ma part, dans le cas des Juifs on ne peut pas les grouper tous dans les mêmes événements et sévices suivis.
Me suis-je bien fait comprendre?
Quand vous dites "développons!" et que d'un autres côté vous prétendez ne pas croire à l'évolution, je dois préciser que pour moi, le sens premier de développer et d'enlever les enveloppes qui cachent l'essentiel, ce qui signifie autre chose que de développer un sujet en partant dans les détails.
Que ce we vous permette de ne pas trop vous casser la tête et de profiter des belles douches préautomnales que nous offre la pluie!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 août 2008

Bonjour madame,

Le temps n'a de valeur que pour ceux qui s'y attardent, ne vous en faites pas...
Oui, je ne crois pas à l'évolution, telle que l'on la connait...
Si vous regardez l'histoire, on peut se dire que l'on a pas évolué tant que cela.
Notamment en ce qui concerne le droit des femmes...j'en ai encore lu la législation dans l'Égypte antique...3 à 4'000 ans avant nous...et bien, c'est quand même stupéfiant de constater que des pays ont accordé le droit de vote aux femmes vers les années 1970, après Jésus...
Cela pour dire, que je ne crois pas en l'évolution, selon la société et les régimes...le droit de cuissage dans le féodalisme...ne m'enchantait guère...

Par contre, lorsque l'on parle de développement personnel, cela rélève d'une toute autre histoire, madame.

Nous savons que les juifs ont une religion.
Pourtant, leur religion leur permet une élévation.
Jeudi, j'ai fait la connaissance (en présence de témoins qui ont leur propre blog, ici à la TdG) d'une dame juive d'une septantaine d'années.
Cette dame, remerciait son mari, un type formidable, juif aussi, qui, contrairement à sa propre famille, lui disait, tu es capable, ma chèrie...
Cela lui a permis de développer tant de qualités chez elle.

Il est vrai que dire à un enfant, depuis son enfance..."qu'est-ce que t'es nul, bête, incapable"...ça n'aide pas...


"Toutefois, vous décrivez des contextes extérieurs et globaux mais cela ne dit rien de ce qui se trame à l'intérieur des êtres humains."

Il est vrai que je ne me focalise pas sur un élément, plus que tout est rélié.
Dans mon premier commentire sur cet article, j'écrivais :
"Pourtant, dans l'être humain, tout est relié;"

Non seulement le corps humain est sujet aux liaisons; correlations, mais tout domaine...
"

Tout humain vit dans une société, c'est pourquoi je pense qu'il n'est pas inutile de rappeler la teneur de la dite société, pour s'expliquer le fait que l'on arrive pas à développer certaines qualités...


"Quand je parle de qualité juive, je veux dire par là que ce sont des qualités qui appartiennent à tout individu mais que les Juifs ont développés davantage que les autres, comme le monde occidental a développé des qualités qui nous ont conduits dans notre dynamique de société actuelle. Je suis surprise chaque fois que vous extrapoliez à une généralité; pour ma part, dans le cas des Juifs on ne peut pas les grouper tous dans les mêmes événements et sévices suivis."

Vous savez reconnaître chez les juifs, une espèce d'avance, en la matière, c'est bien...connaissant le contexte historique, on peut en déduire d'autres choses...

Je m'arrête ici, je dois répondre à d'autres impératifs, mais je ne manquerais pas de revenir.

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 23 août 2008

Bonjour Madame de Meuron,

Je vous remercie infiniment pour votre mot chaleureux et encourageant.

Attachée à l'éthique médicale, je salue votre article qui souligne combien la technique peut asservir l'être humain, combien les décisions s'apparentent plus à des processus, paradoxalement.

Cordialement!

Écrit par : Micheline | 23 août 2008

Bonjour Mme Pace,
Merci de votre visite et de souligner à quel point "la technique peut asservir l'être humain". Dans ma recherche, j'essaie toujours de remonter au plus profond des individus et de comprendre quelle dynamque intérieure les pousse à agir comme cela.
Si nous reformulons ce que vous soulignez, nous pouvons aussi dire : "à quel point l'être humain s'asservit à la technique".
Au niveau mental, nous obéissons à de nombreux concepts qui déterminent notre façon de penser. Vous avez vu que j'insiste sur le mode de rélexion que j'appelle binaire. Effectivement, nous ne pouvons rien asseoir sur une chaise à 2 pieds!Il faut donc un troisième pilier sur quoi s'appuyer. Actuellement, avec le système binaire des ordinateurs mais aussi notre système matérialiste qui fonctionne à l'horizontale, nous avons perdu la notion du plan vertical qui nous connecte à l'impalpable, l'indicible, l'inaudible. En perdant le contact avec cette dimension, nous perdons aussi le contact avec notre confiance dans l'inconnu. Ainsi donc, tout doit être maîtrisé ou, sinon, assuré. Le manque de confiance dans la vie et notre corps conduit ainsi à se sécuriser un maximum avec des analyses, des appareils ultrasophistiqués, des protocoles vérifiés etc.
De cette façon, une personne chez qui on découvre un cancer préfère le protocole connu des médecins de la faculté plutôt que d'aller à la recherce des sources de son état cancéreux. Il y a bien sûr des urgences à contrôler grâce à des techniques bien mises au point mais il est toujours profitable, dans la mesure du possible, de remonter à la source; cette remontée s'effectue vers l'inconnu d'aujourd'hui qui, par le travail de conscience, deviendra le connu de demain (connaître = naître avec).

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25 août 2008

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