06 août 2008

L'ECONOMIE VERTICALE


L'article paru dans tdg du 6.8.2008 "Il faut soigner les malades du sida mais aussi les nourrir" me percute très fortement. Quels éléments permettent d'en arriver à un pareil déséquilibre? Comment peut-on distribuer autant de produits pharmaceutiques - distribution qui relève de l'économie que j'appelle horizontale par son côté distributif mondial - alors que l'individu est privé de son apport immédiat en aliments?

Un des sens de "économie" que j'utilise ici est : "Bon ordre dans la conduite et l'administration de tout établissement qui s'alimente par la production et la consommation" (Littré).

Dans le cas du malade du sida qui n'a plus la force de produire sa nourriture, on peut dire qu'il n'y a plus d'économie verticale en ce sens qu'une telle personne perd le contact avec la terre nourricière. Cela conduit alors à un terrible déséquilibre dans l'organisme, extrêmement réducteur de l'être humain.

Il ne faut pas croire que cette réduction touche uniquement les pauvres du tiers-monde.

Cette attitude de surdévelopper l'économie horizontale au détriment de l'économie verticale est aussi passablement pratiquée chez nous. Le qualité du contact avec les produits du sol, que ce soit des produits cultivés ou non, des fruits ou des produits de la mer est souvent dépréciée par rapport à des objets relevant du commerce horizontal. Je me souviens d'une mère qui donnait à son fils les 50 francs nécessaires à l'entrée d'un concert de rock alors qu'elle manquait d'argent pour nourrir ledit fils et le petit frère. Combien de personnes ne se nourrissent pas correctement car il reste à payer le leasing d'une belle voiture? Combien de terrains agricoles sont déclassés pour promouvoir des bâtiments aux riches revenus? Combien de francs épargnés sur la nourriture dont on veut ignorer le côté précieux et salutaire?

La terre a le mérite d'être silencieuse. Toutefois, à l'écoute de ce silence on peut percevoir une grande puissance qui peut être thérapeutique: cetains lieux spécifiques sont bien connus et d'autres à identifier. Cette puissance peut aussi s'introduire dans les produits issus du sol. Elle peut aussi être relayée par les arbres dont les vibrations sont perceptibles, dont le bois garde la chaleur du soleil et dont les racines assurent notre sol. Ils représentent cette verticalité qui nous relie entre terre et ciel.

Si nous rendions sa juste place à l'économie verticale, nous pourrions ramener davantage l'harmonie et l'équilibre dans notre existence sur terre.

Commentaires

Simple question de priorités dans la vie...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06 août 2008

Monsieur Dumitrescu,
Votre commentaire paraît simple si ce n'est simpliste. Je n'y trouve aucun élément pour aller de l'avant or le monde bouge beaucoup et a besoin de profondes mutations qui peuvent commencer par s'opérer dans nos esprits.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06 août 2008

Madame,
Il est vrai, j'ai pour habitude de faire court, précis, concis...et courtois, par la même occasion.
Mon commentaire était en rapport avec le leasing, le fait de péter plus haut que son cul, qui amène certains (heureusement pas nombreux) à la fin du mois, à manger mal, très mal...

Certains philosophes considèrent que la vie est une question de choix.

(ne me tentez pas à faire long, s.v.p.)

D'autres, philosophes, encore, veulent et tiennent à tout prix à introduire dans la réfléxion la notion de hasard...

Pour coller à la réalié, j'ai vu (pour la première fois) le film "Les rois mages", hier soir...
Les simples d'esprit ont été amusé...les autres en ont appris...ré-entendu des choses...

Absorber des médocs en grande quantité, sans pour autant y amener des aliments, ne mène nul part...


"Je me souviens d'une mère qui donnait à son fils les 50 francs nécessaires à l'entrée d'un concert de rock alors qu'elle manquait d'argent pour nourrir ledit fils et le petit frère. "

Des personnes aussi "altruistes" (?), je vous en trouve mille, voire plus, en un rien de temps...parce qu'ils veulent faire le bonheur de leurs enfants...et cela se comprends aisément...quand le frigo est plein...

Se serrer la ceinture n'est pas agréable, mais tout au contraire, un devoir...selon sa capacité financière...

Je ne vais pas développer le coté économie (selon Dji) je suis un nul et ma conception de la vie me faire dire qu'il vaut mieux pas s'aventurer sur des pistes inconnues (si seulement les adeptes du hors-pistes en faisait autant...).

Mais, pour un instant, je voudrais revenir sur votre commentaire (justifié) à mon égard.
Personellement, je n'ai pas besoin, ni de vous voire, ni de vous lire, pour vous comprendre...c'est...comment dire...télépathique ?
J'en prends pour exemple, le latin, la loi et une phrase.

Dura Lex, Sed Lex.

Arrivant en Suisse, à l'âge de 18 ans, je ne comprenais pas le concept de la dissertation.
Pourtant, j'en avais faite, des compositions, dans mes études, en Roumanie.
A partir de ces 4 mots, Dura Lex, Sed Lex, nous ( tous, mais aussi, vous et moi ) pouvons écrire des livres entiers.

Mais, mon amour pour les phrases courtes, concises, précises doit être bien plus grand que celui pour la dissertation...

Je reviendrais (si toutefois, vous m'autorisez...)

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06 août 2008

Bonjour Monsieur Dumitrescu,
Vous restez le bienvenu sur mon site. Je suis touchée par votre réponse très engagée personnellement à mon commentaire.
Ce qui me surprend avec vous, et que vous confirmez dans votre texte, c'est votre concept de ne pas vous aventurer sur des pistes inconnues. Je me demande si ce concept vient vraiment de votre liberté profonde ou s'il s'est construit à la suite du vécu de votre jeunesse.Tant les causes que le circonstances de votre transfert en Suisse n'ont certainement pas été toutes très harmonieuses et ont sans doute laissé des blessures mal refermées.
Toutefois, je sens à travers l'intensité de vos réflexions sur les différents blogs que vous avez beaucoup d'énergie, de culture et de capacités et que votre être profond aurait peut-être besoin que vous les utilisiez hors du cadre protecteur et délimité qu'est l'internet, quitte à faire plein de faux pas. A voir le temps que vous mettez certainement à écrire tous vos commentaires, il ne doit pas vous en rester beaucoup pour fréquenter le monde non virtuel et vous frotter à d'autres expériences!
Avec mes très cordiales pensées.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07 août 2008

Oh...vous savez chère Madame, j'accorde vraiment beaucoup d'importance aux relations humaines, je sort beaucoup, mais il y a des jours avec et d'autres sans.
Juste...allez que 2 exemple...Blondesen et Micheline PACE sont 2 nouveaux amis, que j'ai rencontré grâce au blog de la Tribune, que j'apprécie et je côtoie regulièrement.
Sans parler de mon voisin, Stéphane Valente, un politicien comme Thierry Cerutti, tien, encore un politicien, Philippe Joye (dit Babar)...
Non, je crois que le monde virtuel, permet, entre adultes consentants, des rencontres pleins d'enseignements, dans le monde réel.
Bon, mon mariage, suite à une rencontre sur internet, fut cataastrophique, durât 3 années, pas toujours agréable, au jour le jour, mais enfin, il faut savoir tirer profit et des leçons, par la même occasion, de tout événement de notre parcours sur Terre.

Le bref passage, sur les pistes inconnues, s'était un salut à mon detracteur préféré, Dji...mais j'aime beaucoup, en vérité, la découverte, l'aventure...
Par exemple, fin octobre 1990, j'ai parcouru, à pied, la Suisse, depuis le Tessin (Ponte Tressa), passant par Brigue, pour finalement, arriver à Versoix, chez le Roi Michel Ier de Roumanie.

J'ai également parcouru l'Allemagne, de long en large, pendant 8 mois, encore à pied (ou en voiture, auto-stop)...

Vous, qui semblez bien me connaître et me comprendre, je peut bien plus aisément, vous transmettre (de façon virtuelle, mais qui sait) des fragments de ma vie...
[ce passage est rédigé, pas à titre de réponse, mais d'explication du contexte]

J'aime beaucoup communiquer, mais également apprendre, soit dans des livres, soit des expériences des autres (plus facile, que de passer soit-même par des expériences, parfois tragiques)...
Je dois dire également, que je ne privilégie aucune des 2 possibilités, je fais simplement avec ce que j'ai...virtuel, réel...

Sur ce, je voudrais revenir au sujet de votre article, pour parler aussi, un peu, de ce contentement de soi...
Sur la question des rroms, mendiants, je m'étais fais la réfléxion suivante...un voleur, un dealer, une prostituée, même, méritent plus notre respect, notre admiration, qu'un mendiant.
Pourquoi...le voleur, s'expose à des peines, selon son crime, plus ou moins longues, le dealer fourni un produit illégal, activité pour laquelle il risque également des peines de prison, la prostituée, fait don de son corps (évidemment, contre rémuneration) pour apporter un zeste de bonheur dans la vie des humains (et oui, il existe des prostitués hommes, pour homme, ou pour femme)...
Tandis que le mendiant (à mon seul et humble avis) insulte carréement notre intelligence et l'instinct de survie de l'humain...il reste là, la main tendue, fais des fois un sourire...attends...l'aumône...touche les bons sentiments chrétiens de ceux, qu'il espère, lui donneront une petite pièce...

Et bien, le sidéen, comme toute autre personne handicapée est atteinte dans sa dignité, de gagner (comme on dit) sa croûte, son pain...
Bon, c'est vrai, la société a crée l'AI, l'AVS...mais là, n'est pas le fond de ma pensée...il faut bien subvenir aux besoins des plus faibles...tout comme le chômage, l'aide sociale, nous parlons bel et bien de "bouées de sauvetage" en cas de coup dur...dans un monde, société civilisé(e)...

Dignité et fierté, un beau couple, pour le mental du malade invalide, couple nécessaire à sa survie intelectuelle, philosophique...

J'ai horreur de faire long et je m'en excuse...je reviendrais...

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07 août 2008

Un vif merci, Monsieur Dumitrescu, de me confier des dimensions de vous aussi riches de vitalité et d'expériences. J'apprécie beaucoup cet élan avec lequel vous appréhendez l'existence et n'avez jamais fini de recommencer, de redécouvrir, de rechercher des parcelles de ce cosmos dans lequel nous baignons.

Ca a sans doute sa place d'écrire court, précis et concis, le tout aromatisé par la courtoisie. Toutefois, la vie nécessite parfois des promenades plus longues, plus serpentantes! Alors là, il faut bien s'étaler avec des mots, pourvu qu'ils proviennent de l'âme!
A bientôt sans doute!
Bien cordialement

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08 août 2008

sympa ce blog

Écrit par : restaurant paris | 05 septembre 2008

Grand merci pour la visite et le commentaire qui en dit long!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06 septembre 2008

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