29 juillet 2008

A quoi ça sert d'aller vers soi?


A la suite de ma dernière note, vous vous serez peut-être demandé à quoi sert le schéma proposé.

 

Dans notre quotidien, il est aisé d'être conscients de ce que nous faisons: c'est visible, tangible et les conséquences sont en général assez évidentes.

Ce qui est moins clair, c'est ce qui nous pousse à faire tel choix et de telle manière.

Au troisième degré, on peut se poser la question: Qui suis-je moi faisant cela? Quel sens cela a-t-il pour moi?

 

Evidemment, nous n'allons pas nous poser de telles questions à longueur de journée. En fait, certaines questions viennent directement, soit des autres soit de nous-mêmes.

On peut y répondre très mentalement avec une réponse logique. On peut aussi se rendre compte qu'il y a d'autres dimensions derrière cette logique, des dimensions émotionnelles, affectives, impulsives, intuitives , stéréotypées etc.

 

Il vaut la peine d'être attentif à ce que nous éprouvons lorsque nous ressentons une division en nous, lorsque ce que nous recevons ou attirons de l'existence ne correspond pas à nos désirs profonds voire à notre aspiration fondamentale. La souffrance est un signal d'alarme pour nous informer d'une division en nous. Quand elle se fixe, elle correspond à une fixité de notre comportement, soit par des concepts auxquels nous nous accrochons, soit par des sentiments qui nous labourent et que nous scotomisons. Rechercher les différents éléments en jeu permet une recirculation des énergies.

 

Notre société actuelle est soumise à de grandes forces mutatrices. L'être humain a tendance à se raccrocher à ce qu'il connaît déjà alors que son intuition lui signifie qu'il faut accompagner la mutation d'où, par exemple, les tiraillements politiques. On le constate entre autres avec notre économie où les multinationales essaient d'obtenir des bénéfices toujours en croissance alors que le monde montre bien que cette croissance appauvrit une majorité et déleste la terre de ses richesses.

 

Il en va de même pour l'être humain qui s'aggripe à des processus qui fonctionnent et ne prends pas conscience que d'autres systèmes en lui partent en déliquescence. Pour un temps, des produits ou des démarches mentales peuvent camoufler les signaux de décrépitude mais, un jour, quelque chose explose dans le corps ou dans l'âme ou alors, à la longue, les symptômes de dégénèrescence deviennent handicapants.

Une médecine intégrale cherche à repérer les signaux et à rectifier les erreurs d'aiguillage.

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