09 juillet 2008

La Médecine Précoce


 Je vous propose de continuer à user de notre vision ternaire d'un sujet.

Quel intérêt à parler de médecine précoce?

Eh bien, l'enjeu en est énorme! Il s'agit de chercher à éviter de tomber dans le statut de malade chronique, asservi à se soutenir avec des traitements sans fin et à s'aggraver la plupart du temps très progressivement.

La vieillesse a bon dos. Les cellules de notre corps se renouvellent tous les 7 ans. Ce qui se stocke et se dégrade provient de différentes causes qui s'entremêlent, comme les modes de vie erronés ou immatures et les enfouissemenst de nos traumatismes affectifs, intrapsychiques ou physiques.Sur d'autres plans, nous pouvons détecter la méconnaissance de nos aspirations profondes, de nos désirs vitaux, de notre relation avec le cosmos. Il peut s'agir aussi d'un trop grand attachement à des choix de vie que nous maintenons en serrant les dents, les muscles et même les artères!

Ce peut être un manque d'audace à passer dans un nouvel espace existentiel ou dans une autre dimension de nous-mêmes.

Notre corps ou nos états d'âme et d'esprit nous donnent des messages pour indiquer des erreurs d'aiguillage, erreurs qui mènent à des divisions en nous-mêmes, sources de souffrance. De même qu'une lampe rouge s'allume dans notre voiture pour nous indiquer le manque d'huile et qu'il ne nous viendrait pas à l'idée d'aller l'éteindre, ainsi donc nous recevons des signaux à ne pas gommer. La différence d'avec l'auto c'est que le mode d'emploi de ces signaux très diversifiés est à découvrir tout au long de l'existence et que les lampes allumées peuvent être discrètes ou alors, nous sommes passer maîtres dans l'art de les faire taire avec des moyens plus ou moins subtils.

Se soigner en suivant les signaux, dont les symptômes désagréables ou répétitifs, avant qu'ils ne se fixent dans le corps et ne forment une maladie organisée relève de la médecine précoce. Il s'agit d'apprendre à "lire" ce que signifie un symptôme - ou un ensemble de symptômes - , d'en percevoir le contexte et de trouver la ou les thérapies qui répondent à l'origine de sa mise en action.

Par conséquent, on peut avancer que la médecine précoce a sa place entre la médecine préventive et la médecine des maladies chroniques..

 

 

 

Commentaires

Bonjour !
Très intéressant point de vue ; avez-vous des ouvrages/lectures sur ce sujet à conseiller ?

Écrit par : Blondesen | 09 juillet 2008

Bonjour Blondesen!
Je suis touchée par votre intérêt.
En fait, je m'appuie sur mon livre de 35 ans de pratique, de multiples observations et de formations diversifiées. Mon article est, par conséquent, une synthèse de mon cru.
Si vous me précisez quel(s) passage(s) de mon article vous aimeriez approfondir, je pourrais davantage vous citer des références y relatives.
Je vous souhaite une superbe journée.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 juillet 2008

Bonjour et merci de répondre aussi rapidement !
Ce que j'aimerais approfondir, je l'ai simplement copié/collé de votre billet:
"Il s'agit d'apprendre à "lire" ce que signifie un symptôme - ou un ensemble de symptômes - , d'en percevoir le contexte et de trouver la ou les thérapies qui répondent à l'origine de sa mise en action."
En fait, c'est ce qui concerne la reconnaissance (et le décryptage) de symptômes avant que ne commence un éventuel ou probable processus de somatisation.
Votre approche est vraiment très intéressante, j'apprécie tous ses aspects holistiques.
Très belle journée à vous aussi !

:o)

Écrit par : Blondesen | 10 juillet 2008

Puis-je oser une question...Croyez vous à la réincarnation ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10 juillet 2008

Monsieur Victor Dumitrescu,

Votre question est plutôt "crue"! Afin que je la digère, pouvez-vous me dire son lien avec la Médecine Précoce?

Quant au monde des croyances, je m'en détache progressivement au profit de mes perceptions et de mes expériences.

Agréable après-midi à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 juillet 2008

Grâce aux découvertes de la "médecine prédictive", notamment en référence à "La médecine du XXIe siècle - des gènes et des hommes" du bioéthicien Axel Kahn, l'homme sait qu'on peut séparer les bons des mauvais gènes. En ce sens, la thérapie génique constitue vraisemblablement une des plus grandes révolutions culturelles de l'histoire.

Si la médecine précoce a pour mission de soigner en suivant les signaux, dont les symptômes désagréables ou répétitifs, avant qu'ils ne se fixent dans le corps et ne forment une maladie organisée, ne faut-il pas considérer que la maladie est déjà déclarée?

Merci de nous éclairer sur ces sophistications, chère Docteur, à votre meilleure convenance (en n'oubliant pas de profiter des rayons de soleil).

Écrit par : Micheline Pace | 10 juillet 2008

Bonsoir Blondesen,
Votre réponse appelle des réponses sur plusieurs plans.Je ne crois pas judicieux de vous les donner toutes en même temps!
Je vais vous apporter quelques schémas et des illustrations qui, j'espère, susciteront en vous des pistes de recherches.
Cela n'exclut pas que nous reprenions le dialogue en plusieurs épisodes.
La première étape consiste à repérer les symptômes de dysharmonies, qu'ils se manifestent au niveau sensoriel, moteur ou affectif ou sur d'autres plans encore.
Il n'est pas question de juger si tel symptôme est important ou pas mais bien de capter la sensation le plus précisément possible: une douleur brûlante n'a pas du tout la même signification qu'une douleur pressante
Il est évident qu'on ne va pas retenir, du moins dans un premier temps des sensations passagères mais bien celles qui se fixent ou qui se répètent car cela signifie qu'un circuit "patine". Les modalités du symptôme sont intéressantes car elles permettent de le relier avec un vécu plus général (par exemple, au coucher, après le repas, quand le temps est humide, lors d'une colère etc)
Le lieu du symptôme n'est pas anodin non plus car chaque organe, comme chaque zone du corps, représente une partie de nous. Par exemple, une douleur de hanche se situe à l'origine du mouvement, ce qui nous amène à prendre conscience de notre dynamique à entrer en mouvement. les plantes des pieds et les paumes des mains nous permettent le contact avec la matière. La peau est le lieu de contact avec l'extérieur : comment est-ce que j'entre en contact avec autrui ou avec l'environnement?
Le contexte existentiel montre à quoi le patient est confronté : un déménagement, un deuil, un échec scolaire car automatiquement, il y a participation du "corps affectif": un sentiment profond est souvent ravalé et les émotions consécutives à ce ravalement se manifesteront sous forme psychique ou somatique. Aider quelqu'un à accueillir son sentiment de l'instant apporte une immense libération. Toutefois, ce n'est pas évident car l'on
confond très fréquemment impression, émotion et sentiment. On camoufle aussi souvent les sentiments derière des discours ou des reproches à autrui,etc.

Vous demandez des références mais il y en a à profusion car il s'agit d'un univers complexe approché par des abords très distincts selon les bagages des thérapeutes ou les techniques utilisées.

Je peux vous donner quelques références mais ce ne sont que des suggestions car je ne vous connais pas et je ne sais pas comment vous fonctionnez! Dans ce monde-là, on avance pas à pas, on va mettre son nez dans les librairies spécialisées, on va à l'aventure chez l'un ou l'autre thérapeute alternatif dont on cueille une expérience plus ou moins importante. Petit à petit le brouillard se dissipe, on se connaît mieux et l'on se dirige plus directement vers le praticien qui nous correspond le mieux à cette période-là.

Par exemple, vous apprendrez la relation entre les symtômes et les organes dans des livres de médecine chimoise.
Vous trouverez une démarche de "Symbolique du Corps Humain" chez Annick de Souzenelle qui reprend la signification des organes selon les textes
bibliques mais aussi chez une thérapeute canadienne qui a écrit : "Ecoute ton corps" et d'autres livres de relation entre soi, son psychisme et son corps.
En homéopathie, vous trouverez des définitions très méticuleuses des signes du corps et aussi, ce qui s'avère très précieux, comment les hiérarchiser.

Une telle démarche est passionnante mais demande un réel investissement de soi...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 juillet 2008

Bonsoir !
Merci infiniment de cette réponse très complète.
Je ne connais pas Annick de Souzenelle, je vais chercher.
Les autres pistes que vous indiquez ne me sont pas tout à fait étrangères, mais la démarche/la recherche dure en effet toute une vie quand on s'intéresse à ces sujets.
Merci encore et bonne soirée,

:o)

Écrit par : Blondesen | 10 juillet 2008

Merci, Madame Pace, de soulever cette question et de me permettre d'illustrer comment une réflexion ternaire peut aller au-delà d'une situation qui semble figée quand on la considére de façon binaire : bon - mauvais.
Tout dans le corps est constamment mobile.Imaginez des électrons qui bougent sans cesse et toutes les autres particules qui en font de même. Les molécules se transforment constamment et s'interchangnet des éléments.
Un corps n'est pas un véhicule dont les pièces sont posées et restent stables (hormis l'usure).
Si nous considérons les gènes, ils présentent certaines particularités mais leurs expressions sont soumises à bien des variables. Ils subissent des influences qui les bloquent ou, au contraire, qui les activent. Par l'hérédité, ils peuvent être affublés de radicaux qui modifient leurs actions. Ils subissent aussi des mutations qui relèvent de la physique quantique.
Ainsi donc, dans l'être humain, univers en mouvement perpétuel, tout peut se remodeler indéfiniment.
Le niveau de conscience d'un individu (dans le sens profond de "ètre non divisé") qui s'enrichit constamment permet aussi de transformer une situation.
Si des miracles ont été observés, ce n'est pas par coup de baguette magique mais bien par des actions très subtiles et très précises.

Mes remarques sont aussi valables pour les thèmes astrologiques qui donnent un cadre de départ mais où un développement de la conscience peut amener des connexions avec d'autres astres.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juillet 2008

Madame, j'entendais rester sur Terre...

"Sur d'autres plans, nous pouvons détecter la méconnaissance de nos aspirations profondes, de nos désirs vitaux, de notre relation avec le cosmos."

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11 juillet 2008

Bonjour Monsieur Victor Dumitrescu,
Merci pour la précision.
On peut percevoir l'être humain animé de nombreux niveaux vibratoires.
La conscience peut être présente sur plusieurs ou sur peu de ces niveaux, sauter facilement d'un niveau à un autre ou alors s'installer dans un noyau stable.
Ceux qui revivent consciemment des scènes de vies antérieures, tout en étant dans l'ici et maintenant, se connectent peut-être à des complexes énergétiques qui sont traduits par leurs cerveaux comme des scènes d'autrefois.
En médecine énergétique, vous avez des thérapeutes qui vous diront que tel conflit remonte à quelques générations. On peut aussi comprendre cette perception comme des énergies très profondément enfouies qui remontent à la surface à la faveur du traitement. Peu importe les explications que l'on en fait.
Il est vrai aussi que tout est tellement relié que d'aucuns en ont conclu que "tout est dans tout".

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juillet 2008

6 Juifs ont changé la manière de voir le monde :
Moise a dit : "Tout est loi."
Jésus a dit : "Tout est amour."
Marx a dit : "Tout est argent."
Rockefeller a dit : "Tout est à vendre."
Freud a dit : "Tout est sexe"
Einstein a dit : "Tout est relatif."

Nous vivons actuellement le "Tout est cannabis" (relatif aux prochaines votations).
J'avoue ne pas avoir connu l'époque du "Tout est dans tout"...mea culpa...mais, mais, ... , je pense que les liaisons, comme on en fait sur internet ( ils appellent cela des liens)...existent...cela s'appelle corrélation (juste ?)...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11 juillet 2008

Bonjour Madame de Meuron, je n'ai toujours pas saisi la différence entre médecine prédictive et médecine précoce. Soyez assurée qu'il ne s'agit pas d'une demande de consultation gratuite... Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | 13 juillet 2008

Mme Pace, J'apprécie votre persévérance!
La médecine prédictive s'est définie à l'apparition du séquençage des gènes.
C'est donc une démarche de diagnostic. Elle peut définir les prédispostions d'une personne et proposer ainsi certaines démarches préventives.
La médecine précoce relève de la thérapie. Elle soigne des dysfontionnements du corps, de l'affect ou du psychisme avant que ce dysfonctionnement ne devienne une lésion organique ou un handicap psychique.
Est-ce plus clair ainsi?
Bien cordialement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 juillet 2008

Bonjour,
Moi je veux savoir si vous croyez au miracle, car la médecine préventive n'est même pas certaine.

Écrit par : mutuelle dermatologue | 15 mai 2013

Bonjour Mutuelle dermatologue!
Merci de me permettre de revenir sur ma note concernant la médecine précoce.
Vous soulevez deux thèmes : 1) les miracles 2) la médecine préventive.
Concernant les miracles, il est intéressant de revenir à sa racine latine qui est la même que admirable. En médecine, il n'est pas question de croire mais de constater ou d'expérimenter. Oui, j'ai constaté des guérisons admirables chez des gens qui n'attendaient plus rien. La plupart des processus qui ont déclanché des réactions admirables proviennent de thérapies énergétiques, par exemple électromagnétiques ou psychiques.
Prenons l'exemple de Lourdes qui tient un registre très précis des guérisons: certaines guérisons surgissent à à un moment précis de la messe, quand une foule entière chante les mêmes notes dont les vibrations viennent "nourrir" un organe déficitaire qui, alors, peut refonctionner.
J'ai pu constater aussi des guérisons remarquables sous l'effet de doses homéopathiques dont la valeur énergétique peut être prouvée par les effets Kirlian ou des mesures relevant de la physique quantique.

Pour le sujet de la médecine préventive, tout dépend avec quelle intention elle est appliquée, à savoir si on veut soutenir le terrain d'une personne ou si on veut seulement lui éviter une maladie. Si on veut la soutenir, il s'agit de diagnostiquer les points faibles et appliquer les mesures qui leur correspondent.
Ai-je répondu à votre question?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 mai 2013

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